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Frais d'inscription: les flux d'�tudiants �trangers en Grande-Bretagne vont-ils se tarir ?Les universit�s de Grande-Bretagne ont �t� autoris�es � la rentr�e 2006 � augmenter les frais de scolarit� des premiers cycles. Depuis, ce ne sont pas seulement ces frais qui ont augment�, mais �galement ceux appliqu�s aux �tudiants �trangers hors accords d'�change, selon une �tude men�e pour le quotidien The Guardian en cette rentr�e. Ce qui risque de handicaper le recrutement de ces pr�cieux �l�ments.
Le Royal Veterinary College, l'Imperial College London et Oxford figurent en tête du classement (1) des établissements les plus chers au niveau undergraduate (bac+4) pour les étudiants étrangers, avec des droits d'inscription supérieurs à 17 000 livres (24 990 euros) à l'année. Côté postraduate, ce sont la London Business School (28 000 livres, 41 160 euros), le Royal College of Art (21 800 livres, 32 046 euros) et le Royal College of music (19 365 livres, 28 467 euros) qui tiennent la corde.
Proportionnellement, les tarifs sont encore plus élevés pour les étudiants étrangers visitants, ne restant qu'un trimestre ou un semestre. Ces chiffres sont à comparer à la moyenne de 3 070 livres (4 513 euros) demandées aux étudiants anglais et de l'Union européenne (2), et au maximum de 9 500 livres (13 965 euros) pour un postgraduate, à Manchester University. Pour rappel, les étudiants payent en France les mêmes droits d'inscription à l'université, quelle que soit leur nationalité. Ce qui fait dire à Campus France, l'organe chargé de renforcer l'attractivité nationale dans ce domaine, que "dans les universités (françaises), le coût des formations est extrêmement compétitif". Rapport qualit�-prix
Ces sommets atteints en Grande-Bretagne pour les étudiants dits "overseas" inquiètent l'Institut national pour la politique de l'enseignement supérieur, qui a souligné cet été le risque que l'enseignement supérieur devienne moins attractif. La part des étudiants en mobilité à l'échelle mondiale qui choisissent le pays est passée de 16% en 1998 à 11% en 2004. Selon un sondage effectué en 2006, jusqu'à plus de 25% des étudiants étrangers estiment que le rapport qualité-prix des études sur le sol anglais n'est pas très intéressant. D'après le directeur de l'Institut pour la politique de l'enseignement supérieur, Bahram Bekhradnia, "cela pourrait être de l'intérêt national de réduire les frais d'inscription pour les étudiants étrangers, afin de maximiser leur nombre". Il suggère que l'Etat subventionne les établissements, et que l'accueil des étudiants de l'UE soit plus massif.
Le nombre absolu d'étudiants accueillis est toujours en augmentation, mais la situation pourrait ne pas durer. En effet, de nombreux pays proposent désormais des programmes en anglais, et en font une vigoureuse promotion, a averti l'institut. En 2004-2005, la Grande-Bretagne comptait 218 395 étudiants hors UE, qui ont réglé une moyenne de 6 868 livres (10 096 euros) de droits d'inscription et ont dépensé 187,57 livres (275,7 euros) chaque semaine pour vivre. L'institut estime que ces étudiants ont injecté 2,35 milliards de livres (3,45 milliards d'euros) dans l'économie du pays cette année-là. Les bénéfices qu'apportent les étudiants étrangers (européens compris) ne sont pas seulement financiers: ils entretiennent un climat multiculturel et font valoir l'esprit britannique une fois revenus au pays, souligne l'institut. Cependant, le ministre de l'Enseignement supérieur, Bill Rammell, ne voit aucune difficulté pour le moment concernant leur accueil: "Nous avons un enseignement supérieur de rang mondial qui attire les étudiants étrangers (...) Ce système fonctionne et nous n'avons pas l'intention de lui apporter des modifications". NB :
(1) 175 établissements, publics comme privés, ont été sondés
(2) En vertu du droit communautaire, les étudiants d'un Etat membre de l'Union européenne sont placés dans la même situation que les nationaux 06/09/2007
Alison Cartier
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