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Les classements des universités et grandes écoles: pour qui, pourquoi ?
Ils sont une référence pour les familles en quête d’orientation et une préoccupation permanente pour les responsables d’universités et de grandes écoles. L’attention croissante portée aux classements est liée à l’intensification de la concurrence internationale dans le secteur éducatif. Ils font l’objet de critiques récurrentes, notamment par les dirigeants d’établissements. Ceux-ci les trouvent néanmoins fort utiles pour se jauger les uns vis-à-vis des autres.
Les classements connaissent une popularité croissante : ils s’internationalisent et se multiplient. Ce phénomène semble aller de pair avec l’internationalisation du marché de l’éducation et l’idée que le capital humain, c’est-à-dire le niveau de connaissance des individus, est l’élément clé de la croissance économique et technologique des pays développés.
Edités par la presse nationale et internationale, mais aussi par des centres de recherche publics et privés, ils sont devenus des outils qui servent à la prise de décision des étudiants (dans quel établissement postuler ?), des employeurs (dans quelle université recruter ?), mais aussi des professeurs et des chercheurs (où travailler ?), de l’Etat (quelle université ou école soutenir et financer ?), des universités (avec quel partenaire s’allier ?), des fondations et sponsors (quel établissement financer ?) ou encore des organisations internationales (à quelle université confier tel projet de recherche dans tel pays). Tous se réfèrent aux classements, largement répercutés par les médias.
Basés sur des déclarations ou des données publiques
En France, la presse (1) compare généralement des établissements (les meilleures écoles d’ingénieurs par exemple), plus que des programmes, et se concentre sur la difficulté du concours ou de l’examen d’entrée, la réputation de l’établissement (la force de son réseau d’anciens) et les débouchés offerts aux diplômés. De leur côté, les classements d’inspiration anglo-saxonne (2) accordent beaucoup d’importance au niveau d’entrée des étudiants (mesuré par le score aux SAT, GRE, LSAT, MCAT, GMAT dans le cas des universités américaines), mais aussi à la recherche et à la qualité du corps professoral.
Les éditeurs de classements se basent le plus souvent sur des données publiques ou collectées par un organisme public (les données SIGEM pour les écoles de commerce en France, par exemple) ou sur des données recueillies auprès de l’établissement, des anciens élèves ou des recruteurs potentiels, généralement sur la base de données déclaratives, par essence difficiles à contrôler.
Des effets pervers
Si toutes les parties prenantes reconnaissent l’utilité de ces exercices de comparaison sur les plans qualitatif et quantitatif, les universités et grandes écoles (en France), leur reprochent notamment d’inciter à l’uniformisation des méthodes pédagogiques et de pénaliser les stratégies de différenciation. C’est probablement ainsi qu’il faut lire le refus de certains établissements de se prêter à l’exercice. Par exemple, en novembre dernier, l’Ecole supérieure de commerce de Pau n’a pas voulu apparaître dans un classement publié par le magazine L’Etudiant. Ses dirigeants ont notamment fait valoir que «plusieurs écoles affectent des ressources à des activités qui leur permettent d'améliorer leur place dans les classements (…)» ce qui pousse à « une certaine homogénéisation ». De fait, les établissements, s’ils veulent être bien classés, doivent répondre à une liste de critères qui varient peu d’une année sur l’autre : certains pourraient donc prendre leurs décisions d’investissement ou définir leur stratégie institutionnelle ou de recrutement en fonction de ces critères. C’est justement ce que cherche à mesurer Ellen Hazelkorn, directrice et doyenne de la faculté d’arts appliqués du Dublin Institute of Technology (3). Il ressort de son étude (en cours), menée auprès de quelque 200 représentants d’établissements à travers le monde, que près de la moitié des établissements adaptent leur offre académique ou leur organisation en réaction à la publication de ces classements. Ainsi, dans certains pays, les universités ont augmenté leur offre de cours en anglais, ce qui leur permet d’accroître leur visibilité internationale.
Elle relève par ailleurs que 58% des représentants d’établissements interrogés ne sont pas satisfaits de leur classement (4) et que 83% pensent que les « rankings » favorisent les établissements les plus anciens, étant donné le poids de critères tel que la recherche. Enfin, 82% estiment que ces classements déforment la réalité, que l’interprétation des données collectées est biaisée.
Cruciaux pour la signature des partenariats internationaux
Dans un monde idéal, les représentants d’universités interrogés par Ellen Hazelkorn souhaiteraient que leur établissement soit jugé « sur la qualité de son enseignement, le ratio étudiants / enseignants et les débouchés pour les diplômés ». Ils voudraient aussi que les enquêtes soient menées par « des organisations indépendantes ou des organismes d’accréditation, mais surtout pas par les médias » (5). Ils voudraient enfin que ces classements permettent au public de comparer des établissements dans un objectif précis (travailler dans tel ou tel secteur, dans telle région, étudier telle matière…, Ndlr), plutôt que dans l’absolu.
S’ils ne sont pas avares en critiques à l’égard des « rankings », plus de la moitié des sondés admettent qu’ils s’en servent à des fins de communication (communiqué de presse, site internet, conférence publique). En outre, ils les jugent très utiles pour se comparer avec leurs pairs, notamment à l’international. Ainsi 40% des sondés ont déclaré regarder le classement d’un établissement à l’étranger avant d’envisager un quelconque partenariat avec celui-ci.
NB :
(1) Challenges / Nouvel Observateur, L’Etudiant / L’Express, L’Expansion, L’Usine Nouvelle
Le Point, Capital, Management, Le Nouvel Economiste, Entreprendre
(2) Financial Times, Université Jiao Tong de Shanghai, THES (Times Higher Education Supplement), Wall Street Journal, Business Week, Der Spiegel...
(3) Voir la présentation Power-Point ci-dessous
(4) 70% des sondés souhaiteraient que leur établissement se positionne parmi les meilleurs (c'est-à-dire dans les 10% les mieux classés).
(5) Il convient de noter à ce propos que divers organismes travaillent à la définition de critères appropriés pour la construction de nouveaux modes de comparaisons entre les universités, tels le Centre for Higher Education (CHE) ou le European Centre for Strategic Management of Universities (ESMU).
Présentation de la recherche d'Ellen Hazelkorn.ppt
(169 Ko)
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