-
Bonjour à tous!
Je ne vois pas de sujet sur les prépas littéraires, alors j...
27/10/2011 00:04
-
L'Essec au tapie ?
Lire à ce propos :...
25/10/2011 08:24
-
Bonjour,
je souhaiterais avoir votre opinion : faut-il mieux aller à l'Edhe...
20/10/2011 21:03
-
Classique me direz-vous ? HEC contre Essec, Essec contre HEC, c'est une gueguerre vieille comme l...
01/10/2011 14:46
-
Je sais que ces deux écoles sont la plupart du temps présentées comme jumelles, et même parfois e...
19/09/2011 20:38
-
Bonjour tout le monde,
Je suis élève en deuxième année d'une Grande Ecole d...
16/09/2011 23:58
-
Bonjour, tout est dans le titre. Je ne lance pas ce débat pour des motifs futiles, je tien...
16/09/2011 23:57
-
Bonjour,
Je suis en école de commerce, l'ESCP, et je ne sais absolument pas c...
11/09/2011 23:04
-
J'ai vu qu'il y avait un autre sujet Edhec VS EM, et cela m'a donné l'idée de ce match Audencia V...
04/09/2011 16:28
-
Bonjour à tous,
Je suis actuellement à la rechercher d'informations au nivea...
03/09/2011 19:32
|
HEC Montréal : une école canadienne sur le marché français
Le directeur de HEC Montréal, Jean-Marie Toulouse, présente dans un entretien à l'Observatoire Boivigny son école et sa stratégie, notamment à l'international. L'établissement, qui n'exclut pas d'ouvrir un campus en Europe, se présente en "partenaire et concurrent" des écoles de commerce françaises. Ses effectifs et ses ambitions en font un acteur majeur de l'enseignement supérieur.
HEC Montréal est une institution à part. Fondée en 1907 sur le modèle des grandes écoles de gestion françaises, elle est la seule formation en gestion de ce type au Québec. Les autres établissements québecois d'enseignement des affaires sont des facultés au sein d'universités et non des écoles autonomes. Cette structure permet à HEC Montréal de bénéficier d'une plus grande flexibilité de gestion. Elle n'en reste pas moins une école dont plus de 60% des ressources proviennent des subventions de l'Etat. Le reste des financements est constitué des droits de scolarité (environ 15%), des dons des anciens et des entreprises (pour un peu plus de 6 %) et de divers partenariats (notamment de recherche) avec des entreprises. Son budget de fonctionnement de 70 millions d'euros est comparable à celui des écoles de commerce françaises, tout à la fois partenaires et concurrentes de HEC Montréal. En effet, l'école canadienne est très présente sur le marché français de l'enseignement de la gestion. Ainsi, au même titre que les écoles françaises, elle promeut ses programmes sur tous les salons étudiants et auprès des élèves de prépas (qui au bout d'un an se laissent parfois tenter par le grand air canadien).
Elle a obtenu les accréditations européennes Equis et AMBA et a ouvert un bureau de représentation rue du Louvre, à Paris. Celui-ci est notamment chargé de recruter des candidats français et du reste de l'Europe pour tous les programmes de HEC Montréal. Le développement à l'international est un des grands axes prioritaires de l'établissement, qui multiplie les initiatives en ce sens. Ainsi, depuis cette année, les étudiants peuvent suivre leur baccalauréat en administration des affaires (1) en trois langues : français, anglais et espagnol. Et à partir de l'an prochain, l'établissement démarrera un programme intégré avec l'Ecole de Management de Lyon (EM Lyon). Au terme d'un cursus de quatre années, les étudiants sélectionnés obtiendront le grade de bachelier en administration des affaires (B.A.A.) de HEC Montréal et le diplôme de MSc in Management de l'EM Lyon. Il est vrai que HEC Montréal doit impérativement se distinguer sur le marché très concurrentiel de l'enseignement de la gestion :"A moins d'une heure d'avion de mon bureau, j'ai pratiquement toutes les universités américaines réputées", souligne ainsi Jean-Marie Toulouse.
Jean-Marie Toulouse, Directeur de HEC Montréal:
Comment HEC Montréal se positionne-t-elle au sein du paysage éducatif canadien et mondial ?
Nous sommes une très grande institution dans le domaine de la gestion sur le marché canadien et mondial : HEC Montréal compte près de 12000 étudiants (dont 2800 étrangers, Ndlr). Chaque année, nous recrutons entre 1000 et 1200 étudiants, qui sont sélectionnés selon leur rang de sortie dans le cadre du système canadien, et selon leur dossier pour les candidats internationaux. Par ailleurs, notre corps professoral compte 250 professeurs permanents et 450 intervenants (2). Ces effectifs nous permettent de multiplier les programmes tout en conservant une masse critique pour chacun d'entre eux (33 programmes d’études en gestion, de la Licence au Doctorat, Ndlr).
Quel est le budget de HEC Montréal et quels sont les frais de scolarité que vous facturez aux étudiants ?
Nous disposons de 100 millions de dollars canadiens (70,4 millions d'euros) pour notre fonctionnement, soit un budget serré par rapport à nos responsabilités. Au Québec, les frais de scolarité sont contrôlés par l'Etat, et la subvention de l'Etat est plutôt à la baisse. En fait, nous avons le même genre de débat qu'en France au sujet des frais de scolarité. Concernant les études à HEC Montréal, les Québécois payent 1680 dollars canadiens (1180 euros) par an, tout comme les Français (en vertu d'une convention signée entre la France et le Québec, Ndlr). Par ailleurs, si un étudiant étranger vient chez nous, il payera 10 000 dollars canadiens (7000 euros), mais seuls 1680 dollars canadiens iront à l'école, le reste allant à l'Etat.
Ce n'est donc pas une source de revenus sur laquelle nous pouvons jouer. A l'avenir, nous voudrions augmenter les frais de scolarité à un niveau proche de celui du marché, qui est pour le programme du bac (Licence, Ndlr) de 5000 dollars canadiens (3500 euros) au Canada et proche de 20 000 dollars canadiens au plan international (14 000 euros).
Quelles sont les autres pistes que vous explorez pour augmenter votre budget ?
Les programmes de formations executive (formation continue) que nous proposons sur le marché local et à l'international sont une autre source de revenus. Il y a aussi les dons : nous travaillons beaucoup afin d'atteindre le niveau des universités américaines dans ce domaine. Mais nous avons commencé il y a seulement 20 ans, alors que les universités américaines ont 75 ans de pratique derrière elles (3). Notre fonds de dotation est de 50 millions de dollars canadiens (35,2 millions d'euros). 20% de cette somme a été collectée auprès des anciens élèves, et 80% auprès des entreprises, alors qu'aux Etats-Unis c'est l'inverse : 80% des fonds sont levés auprès des alumni.
Quelle est la langue d'enseignement ? Y-a-t-il une place pour l'enseignement et la recherche en économie et gestion en langue française ?
La langue de fonctionnement de HEC Montréal est le français, mais nous proposons également des programmes en anglais, tel le MBA. Depuis cette année, en premier cycle, les étudiants peuvent suivre leur baccalauréat en administration des affaires (l'équivalent de la Licence en Europe, Ndlr) en trois langues simultanément : français, anglais et espagnol. La première cohorte trilingue compte 112 étudiants. Cette option intéresse les étudiants québécois et internationaux, sans distinction. En ce qui concerne la recherche, la langue de publication est choisie par le professeur. Nous les encourageons avant tout à publier dans la meilleure revue : beaucoup sont en anglais, mais pas seulement. Pour nous, la priorité est la qualité de la recherche, pas la langue.
Les écoles françaises de commerce multiplient les implantations de campus hors de France. Avez-vous des projets similaires? Pourriez-vous un jour ouvrir un campus en Europe ?
C'est effectivement une façon d'internationaliser l'établissement. On a eu autrefois un campus délocalisé, ce n'est plus le cas, mais nous réfléchissons à la possibilité d'en ouvrir un autre. C'est une solution que nous envisageons afin d'étendre notre rayonnement, mais ce n'est pas comme ça que nous pensons augmenter nos revenus.
HEC Montréal se positionne-t-elle en partenaire ou concurrente des écoles de commerce françaises ?
Nous avons plusieurs établissements partenaires en France, avec qui nous travaillons. Nous sommes tout à la fois partenaire et concurrent de ces établissements. Il y a des marchés, tels les MS, sur lesquels nous ne sommes pas présents, et d'autres comme les MBA où nous sommes en concurrence. On se trouve parfois confrontés à nos partenaires dans le recrutement de nos professeurs. Cela n'a rien de surprenant, c'est comme ça que ça marche !
Est-ce que la France est un marché cible pour vous ?
Oui. Nous sommes très heureux d'accueillir des étudiants français. Nous n'avons cependant pas d'objectifs quantitatifs en la matière. Notre but est avant tout de présenter nos programmes aux étudiants français et, si ceux-ci répondent à nos critères de sélection, nous leur faisons une offre d'admission. Lorsqu'ils viennent d'avoir leur bac, ils peuvent passer par une année de préparation que nous avons développée en interne pour permettre une mise à niveau avant d'intégrer le BAA (Licence, Ndlr).
Que pensez-vous du fait qu'il y ait 220 écoles de commerce en France ? Pensez-vous que certaines auraient intérêt à fusionner pour atteindre la taille critique ?
Il y a de très bonnes écoles en France. La question à se poser est : tous les diplômés trouvent-ils un bon emploi ? Si la réponse est oui, alors il n'y a pas trop d'écoles. Cependant, certaines écoles pourraient avoir intérêt à fusionner car la compétition mondiale bouleverse les choses. Je pense que sur le marché des écoles de gestion en général, on va voir apparaître des regroupements et des stratégies de différenciation qui vont nous surprendre.
Cela dit, toutes les écoles ne peuvent être internationales, et il restera toujours de la place sur le marché local. Certaines écoles pourraient d'ailleurs avoir intérêt à se concentrer sur le créneau du local en tissant des relations avec les entreprises de leur région, à l'image de ce que font certains colleges américains, plutôt que de se lancer dans la course risquée de l'international.
Enfin, que pensez-vous de la multiplication des programmes MBA en Europe, comme ailleurs ? Faut-il réguler leur création ?
Je pense qu'il faut laisser faire la concurrence. En la matière, l'encadrement normatif serait totalement inutile. Le marché décidera de ce qu'est un MBA et le fera savoir aux concepteurs de programmes. HEC Montréal a une conception que l'on pourrait qualifier de "classique" du MBA, et nous pensons que les programmes qui s'éloignent de cette conception classique font prendre un risque aux écoles qui les proposent et aux étudiants.
NB :
(1) Le Baccalauréat en Administration des Affaires (B.A.A) est un programme en trois ans, accessible à Bac +1. C'est l'équivalent du niveau Licence du sytème européen LMD, et du niveau Bachelor dans le système anglo-saxon.
(2) Les écoles de commerce françaises les plus importantes comptent moitié moins de Professeurs permanents et quatre fois moins d'étudiants en leur sein.
(3) Les écoles de commerce françaises commencent tout juste à se mettre à la levée de fonds. Ces revenus sont placés et le capital préservé. Les intérêts récoltés servent à financer les projets de l'établissement, traditionnellement les chaires de recherche et les bourses d'étude.
Le témoignage d'Olivia, une étudiante française à HEC Montréal
"J'ai découvert cette école à l'occasion du Salon des grandes écoles, à Paris. Je l'ai choisie parce qu'elle était au Québec, et que la sélection se fait sur dossier, à BAC + 1. J'ai ainsi été sélectionnée à partir de mes notes obtenues au lycée, au bac et lors de ma première année d'université. C'est plus simple que pour intégrer une des écoles de commerce françaises, qui ont des sytèmes de concours complexes. D'ailleurs, certains étudiants français viennent de prépas : ils ont arrêté à la fin de la première année, ou au milieu de la deuxième (pour commencer leurs cours en janvier), mais cela reste marginal. Les lycéens qui n'ont que le bac peuvent toutefois postuler pour faire une année préparatoire à HEC Montréal.
Je suis désormais étudiante en baccalauréat en administration des affaires : il faut trois ans pour l'obtenir. On peut se spécialiser en économie, finances, marketing, comptabilité, GRH, gestion internationale, méthode quantitative de gestion... L'école offre également la possibilité de suivre des cours à l'universités de Montréal, à Mc Gill et Concordia.
Les frais de scolarité sont réduits pour les Français, les loyers sont raisonnables et l'on peut garder la sécurité sociale française ! Pour beaucoup, cela revient moins cher que d'étudier dans une école de commerce française. L'accueil des étudiants étrangers est plutôt bien organisé : il y a un bureau à l'école qui nous est destiné, pour répondre à toutes nos questions et nous donner les informations nécessaires à notre arrivée. De plus, une association de l'école s'occupe des activités pour les étudiants étrangers inscrits dans un cursus ou en accord d'échange".
Propos recueillis par P-A. Pillet
Journalisme / Communication
|
Enseignement
|
Ecoles de commerce
|
Ecoles d'ingénieurs
|
Classements
|
Fonction publique
|
International
|
Sciences-Po
|
Vie universitaire
|
Santé
|
Site partenaire de la rubrique
Inscription à la newsletter
Les derniers commentaires
-
25/10/2011 08:30
-
24/10/2011 19:21
-
24/10/2011 08:58
-
17/10/2011 18:04
-
12/10/2011 20:27
-
12/10/2011 18:51
-
12/10/2011 18:25
-
12/10/2011 16:22
|