Les étudiants ne sont pas sélectionnés :
En France, tous les bacheliers peuvent s’inscrire à l’université sans distinction de filière. Le cursus de licence accueille plus de 700.000 étudiants pour un effectif total Licence-Master-Doctorat de 1,3 million d’étudiants en 2007-2008. En première année de licence, on trouve de tout : des étudiants motivés, d’autres inscrits sans conviction ou encore des personnes mal orientées ou n’ayant pas le niveau requis. Les amphis sont surchargés (entre 100 et 300 personnes ; parfois le nombre de places est inférieur au nombre d’inscrits) et les universitaires reconnaissent qu’il n’est pas possible d’effectuer un travail de qualité dans ces conditions. D’ailleurs, les enseignants-chercheurs expérimentés essayent d’éviter de se retrouver avec des cours de première année, qui sont souvent dispensés par des débutants, des Professeurs agrégés du secondaire (PRAG), ou encore des vacataires.
Le taux d’échec en première année est considérable : il concerne 50% des entrants. Les étudiants issus de bac pro ont plus de mal que ceux issus des filières généralistes et un quart des étudiants abandonnent après cette première année. Cependant, le taux d’échec diminue au fur et à mesure de la progression dans le premier cycle universitaire. La sélection à l’université existe bel et bien même si elle s’effectue de manière sauvage.
Quel avenir ? La sélection à l'entrée de l’université est un tabou en France. Lors du vote de la loi LRU, François Fillon a jugé bon de rappeler que le gouvernement ne toucherait pas à ce principe. Le plan licence proposé par Valérie Pécresse, qui insiste sur l’orientation et le tutorat lors du premier cycle, peut théoriquement améliorer la situation comme le prouvent les expériences menées dans plusieurs universités.
Le taux d’échec en première année est considérable : il concerne 50% des entrants. Les étudiants issus de bac pro ont plus de mal que ceux issus des filières généralistes et un quart des étudiants abandonnent après cette première année. Cependant, le taux d’échec diminue au fur et à mesure de la progression dans le premier cycle universitaire. La sélection à l’université existe bel et bien même si elle s’effectue de manière sauvage.
Quel avenir ? La sélection à l'entrée de l’université est un tabou en France. Lors du vote de la loi LRU, François Fillon a jugé bon de rappeler que le gouvernement ne toucherait pas à ce principe. Le plan licence proposé par Valérie Pécresse, qui insiste sur l’orientation et le tutorat lors du premier cycle, peut théoriquement améliorer la situation comme le prouvent les expériences menées dans plusieurs universités.

Vie universitaire
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