L’université manque de moyens :
Peu d’ordinateurs, des locaux en mauvais état, des amphis surchargés, des bibliothèques pas toujours adaptées, des professeurs qui reçoivent leurs étudiants au café parce qu’ils n’ont pas de bureau, dégradation du matériel pendant les blocages… Le constat, s’il est variable en fonction des universités, est néanmoins alarmant. Beaucoup d’universités françaises datent de l’après-guerre, elles ont été conçues pour absorber quelques centaines de milliers d’étudiants quand ils sont aujourd’hui près d’1,3 million sur les bancs de la fac. Au regard des allocations publiques aux autres filières, l’université généraliste fait pâle figure : environ 9000 euros par étudiant. C’est 1000 euros de moins que la dépense moyenne pour les étudiants en IUT, 4000 euros de moins que ceux de STS (Section technicien supérieur) et près de 5000 euros de moins que ceux des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). L’université française, publique et ouverte à tous, n’a pas pu s’adapter à l’explosion démographique des étudiants, faute notamment de moyens.
Quel avenir ? Nicolas Sarkozy a fait de la réforme de l’enseignement supérieur une des priorités de son mandat, allouant des crédits forts pour la mise en œuvre de la LRU. La transmission des locaux universitaires de l’Etat aux universités favorisera une meilleure autonomie financière. Les universités pourront également organiser des levées de fonds pour financer une partie de leurs programmes. Mais la conjoncture actuelle ne se prête guère à ce type de démarche. Valérie Pécresse avait admis à l’automne 2007 que les crédits alloués à l’université étaient du rattrapage et qu’ils restaient insuffisants.
Quel avenir ? Nicolas Sarkozy a fait de la réforme de l’enseignement supérieur une des priorités de son mandat, allouant des crédits forts pour la mise en œuvre de la LRU. La transmission des locaux universitaires de l’Etat aux universités favorisera une meilleure autonomie financière. Les universités pourront également organiser des levées de fonds pour financer une partie de leurs programmes. Mais la conjoncture actuelle ne se prête guère à ce type de démarche. Valérie Pécresse avait admis à l’automne 2007 que les crédits alloués à l’université étaient du rattrapage et qu’ils restaient insuffisants.

Vie universitaire
Faut-il encore aller à l’université (1/2) ?






