La casquette vendue 15 € sur the de Sorbon boutique
L’Ecole supérieure Robert de Sorbon se défend d’être un moulin à diplômes (« Diploma Mill ») à l’image de ces organisations qui vendent des titres universitaires par correspondance sans exiger un quelconque travail académique en retour. Généralement ces entreprises adoptent des noms qui sonnent comme ceux d’universités prestigieuses, mais n’en sont pas le moins du monde. Elles s’appellent Concordia College and University (une adresse postale dans les Caraïbes), Trinity College and University (son nom ressemble étrangement à celui du Trinity College de Dublin) ou encore la University of Berkley (à ne pas confondre avec University of California, Berkeley). Mais Robert de Sorbon, c’est autre chose, puisque cet établissement français affirme s’appuyer sur la procédure de VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) : elle a donc quelque chose à évaluer et ne délivre ses certificats qu’à 79% des candidats (les autres sont remboursés) ! Qu’on se le dise, il y a donc 4 institutions françaises qui se partagent la marque Sorbonne : l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris III Sorbonne Nouvelle, Paris IV Paris Sorbonne et l’Ecole Supérieure Robert de Sorbon à La Trimouille ! Cette dernière revendique déjà quatre années d’existence.
Rien d’illégal à cela ? Au journaliste de Rue89 qui l’accusait d’avoir monté une fausse Sorbonne, le doyen John Thomas a vertement répondu que « l'école supérieure Robert de Sorbon (était) un établissement d'enseignement supérieur privé français sans but lucratif (loi de 1901) régi par le titre III livre VII du code de l'éducation » et qu’elle avait de ce fait « le droit de délivrer des certificats d'enseignement supérieur privé (…) qui ne sont pas dénommés comme les grades et titres universitaires étatiques » (droit de réponse à lire sur rue89). Autrement dit, des certificats reconnus par elle et elle seule.
Rien d’illégal à cela ? Au journaliste de Rue89 qui l’accusait d’avoir monté une fausse Sorbonne, le doyen John Thomas a vertement répondu que « l'école supérieure Robert de Sorbon (était) un établissement d'enseignement supérieur privé français sans but lucratif (loi de 1901) régi par le titre III livre VII du code de l'éducation » et qu’elle avait de ce fait « le droit de délivrer des certificats d'enseignement supérieur privé (…) qui ne sont pas dénommés comme les grades et titres universitaires étatiques » (droit de réponse à lire sur rue89). Autrement dit, des certificats reconnus par elle et elle seule.
Des bourses pour les étudiants roumains
Le réseau d’anciens est solide et s’étend dans plus de 89 pays, prétend le site internet de l’établissement. Parmi ces « alumni », dont la devise est « de Sorbon, c’est si bon », il y aurait notamment un journaliste télé français (le site ne précise pas qui), des professeurs d’université, un industriel américain du secteur pharmaceutique, un membre de la Chambre des Lords anglais, ainsi qu’un historien belge. Ce réseau, nous dit encore le site internet de l'établissement, a permis de mobiliser les entreprises, dont la Nadia Comaneci Cosmétiques (une entreprise… répertoriée nulle part !) qui distribue des bourses couvrant 50% des frais de scolarité des étudiants roumains de l’Ecole supérieure Robert de Sorbon.
À noter que Sup’Robert a également donné naissance au CEEDE (Centre d'évaluation et d'équivalence des diplômes étrangers) qui « évalue et donne les équivalences au niveau Français et Européen pour tous diplômes scolaires et universitaires étrangers » pour un peu moins de 400 euros. Pas donné pour un parchemin sans grande valeur sur le marché du travail.
À noter que Sup’Robert a également donné naissance au CEEDE (Centre d'évaluation et d'équivalence des diplômes étrangers) qui « évalue et donne les équivalences au niveau Français et Européen pour tous diplômes scolaires et universitaires étrangers » pour un peu moins de 400 euros. Pas donné pour un parchemin sans grande valeur sur le marché du travail.

Vie universitaire
De Sorbon, c’est si bon