Des filières sans débouchés professionnels :
Avec plus de 400.000 étudiants inscrits en LMD, soit un quart du total, les cursus Lettres et sciences humaines (LSH) forment le gros des effectifs universitaires. Or, les débouchés de ces filières posent question pour plusieurs raisons. Une partie des étudiants de ces filières sont là parce qu’ils ne pouvaient pas aller ailleurs. Ces disciplines n’ont pas ou peu développé de cursus professionnalisants : traditionnellement, les humanités étaient des disciplines de savoir valorisantes socialement et, jusqu’à la fin des années 60, les parcours « littéraires » étaient considérés comme des parcours d’excellence qui ne posaient pas de problème d’insertion professionnelle. Le débouché classique de ces filières est l’enseignement. Un débouché limité au regard des effectifs (108.000 inscrits en master de LSH ). Bien souvent, ce n’est qu’en fin de licence ou en master que les étudiants réfléchissent concrètement à leur avenir professionnel. C’est un peu tard. Sans compter que l’université généraliste (hormis les masters professionnels) a globalement une image peu favorable dans les entreprises et qu’il n’existe pas ou peu de réseaux de solidarité entre les diplômés qui s’apparenteraient à ceux développés par les grandes écoles (même si on en trouve à Lyon 1 et Dauphine, par exemple, ou au sein de certains masters ou écoles internes aux universités).
Quel avenir ? L’avènement des universités autonomes sonne-t-il le glas des Sciences humaines ? C’est la crainte qui a été soulevée par une partie des universitaires. Selon eux, les universités qui géreront leurs fonds en propre les orienteront vers des disciplines porteuses en terme d’emploi ou de recherche pour améliorer la réputation de l’université, être bien notées, et récolter des fonds auprès des entreprises. Quoiqu’il arrive, une diminution des effectifs en sciences humaines et un travail sur l’insertion professionnelle sont nécessaires pour redonner à ces matières leurs lettres de noblesse.
Quel avenir ? L’avènement des universités autonomes sonne-t-il le glas des Sciences humaines ? C’est la crainte qui a été soulevée par une partie des universitaires. Selon eux, les universités qui géreront leurs fonds en propre les orienteront vers des disciplines porteuses en terme d’emploi ou de recherche pour améliorer la réputation de l’université, être bien notées, et récolter des fonds auprès des entreprises. Quoiqu’il arrive, une diminution des effectifs en sciences humaines et un travail sur l’insertion professionnelle sont nécessaires pour redonner à ces matières leurs lettres de noblesse.

Vie universitaire
Faut-il encore aller à l’université (1/2) ?






