1- Comment devient-on professeur du secondaire enseignant dans le supérieur ?
Les universités ou les IUT proposent des postes pour des Professeurs agrégés (PRAG) ou des Professeurs certifiés (PRCE). Il s’agit de postes statutaires qui ne sont pas limités dans le temps. Les recrutements dépendent de chaque établissement, ils ne font pas l’objet d’une procédure nationale. Pour connaître les postes disponibles, il faut consulter le Bulletin Officiel. Et pour postuler, envoyer un CV et une lettre de motivation. Les établissements reçoivent les candidats, les classent par ordre de préférence et recrutent les premiers.
2 - Dans quelles disciplines universitaires trouve-t-on le plus d’enseignants du secondaire ?
Plus de la moitié des 13 500 PRAG et PRCE enseignent en Lettres et sciences humaines, dont un peu plus de 4000 en langues. On trouve également d’importants effectifs en sciences économiques et de gestion, en mécanique et informatique ainsi qu’en mathématiques.
3- Pourquoi devient-on PRAG ou PRCE ?
Par volonté de changer après plusieurs années de carrière en lycée ou par envie de rester dans une région précise, ce qui n’est pas toujours possible quand on enseigne en lycée ou en collège. Dans certaines matières, les langues rares comme le russe par exemple, cela peut être dicté par le manque de postes dans le secondaire. C’est enfin souvent un moyen de financer une thèse ou d’attendre un poste d’enseignant-chercheur en restant en contact avec l’université.
2 - Dans quelles disciplines universitaires trouve-t-on le plus d’enseignants du secondaire ?
Plus de la moitié des 13 500 PRAG et PRCE enseignent en Lettres et sciences humaines, dont un peu plus de 4000 en langues. On trouve également d’importants effectifs en sciences économiques et de gestion, en mécanique et informatique ainsi qu’en mathématiques.
3- Pourquoi devient-on PRAG ou PRCE ?
Par volonté de changer après plusieurs années de carrière en lycée ou par envie de rester dans une région précise, ce qui n’est pas toujours possible quand on enseigne en lycée ou en collège. Dans certaines matières, les langues rares comme le russe par exemple, cela peut être dicté par le manque de postes dans le secondaire. C’est enfin souvent un moyen de financer une thèse ou d’attendre un poste d’enseignant-chercheur en restant en contact avec l’université.
4- Quelle est la charge d’enseignement ?
Les PRAG ou les PRCE ont une charge d’enseignement de 384 heures, soit le double de celle d’un maître de conférences, mais ils n’ont théoriquement pas de travaux de recherche à effectuer. Ils peuvent bénéficier de décharges d’enseignement s’ils prennent des responsabilités pédagogiques ou s’ils préparent un doctorat. Il faut noter que beaucoup de PRAG effectuent des heures supplémentaires afin d’améliorer leur salaire.
5- Un PRAG peut-il mener des recherches en parallèle?
Les heures d’enseignement sont conséquentes et de nombreux PRAG inscrits en thèse ou titulaires d’un doctorat se plaignent de ne pas avoir suffisamment de temps pour mener leurs recherches. Certains estiment également que leur recherche n’est pas pleinement considérée. Il faut cependant garder à l’esprit que faire une thèse ou de la recherche en étant PRAG est un choix et/ou une stratégie : le poste lui-même est un poste d’enseignement et ne comprend, en principe et hors décharge exceptionnelle, pas de temps pour la recherche.
6- Combien gagne un PRAG ?
Le salaire et son évolution suivent la grille et les échelons des enseignants du secondaire, mais sans les primes (environ 300 euros mensuels pour les professeurs en collège et lycée). Les PRAG touchent ainsi entre 1500 euros nets par mois en début de carrière et 3500 euros nets par mois après 30 ans de service (entre 1340 et 3000 euros nets par mois pour les PRCE). À noter : contrairement à leurs collègues du secondaire, les PRAG ne subissent pas d’inspection.
5- Un PRAG peut-il mener des recherches en parallèle?
Les heures d’enseignement sont conséquentes et de nombreux PRAG inscrits en thèse ou titulaires d’un doctorat se plaignent de ne pas avoir suffisamment de temps pour mener leurs recherches. Certains estiment également que leur recherche n’est pas pleinement considérée. Il faut cependant garder à l’esprit que faire une thèse ou de la recherche en étant PRAG est un choix et/ou une stratégie : le poste lui-même est un poste d’enseignement et ne comprend, en principe et hors décharge exceptionnelle, pas de temps pour la recherche.
6- Combien gagne un PRAG ?
Le salaire et son évolution suivent la grille et les échelons des enseignants du secondaire, mais sans les primes (environ 300 euros mensuels pour les professeurs en collège et lycée). Les PRAG touchent ainsi entre 1500 euros nets par mois en début de carrière et 3500 euros nets par mois après 30 ans de service (entre 1340 et 3000 euros nets par mois pour les PRCE). À noter : contrairement à leurs collègues du secondaire, les PRAG ne subissent pas d’inspection.
7- Assiste-t-on à une « secondarisation » de l’enseignement supérieur ?
De nombreux enseignants-chercheurs se plaignent du nombre croissant de PRAG à l’université, dénonçant une « secondarisation » de l’enseignement supérieur. Si le nombre de PRAG a connu une forte augmentation jusqu’à la fin des années 90, il a plutôt tendance à stagner depuis. En 2008-2009, il y avait 13.427 PRAG et PRCE, soit près de 16% des effectifs de l’enseignement supérieur.
8- Les relations entre ces professeurs du secondaire et les enseignants-chercheurs sont-elles bonnes ?
Les enseignants-chercheurs, qui craignent pour leur statut, ont parfois tendance à voir d’un mauvais œil l’arrivée de professeurs du secondaire à l’université. Ils leurs reprochent notamment de ne pas faire de recherche. A l’inverse, les PRAG ont parfois tendance à considérer qu’ils ont toute la charge de l’enseignement alors que les enseignants-chercheurs font ce qu’ils veulent. L’ambiance au travail varie énormément en fonction du département et des rapports de force. En langues il n’est ainsi pas rare que les PRAG soient majoritaires et exercent la plupart des responsabilités pédagogiques. Mais globalement, les PRAG et PRCE souffrent d’un manque de reconnaissance.
9 –Récupèrent-ils les cours les moins intéressants ?
Cela dépend du type d’établissement (université ou IUT), de sa taille, de sa localisation et du département dans lequel ils exercent. En IUT, les PRAG sont parfaitement adaptés à l’environnement pédagogique : l’enseignement et le rapport aux étudiants présentent de nombreuses similitudes avec le secondaire. À l’inverse, dans les grandes universités notamment, il est courant que les PRAG soient « servis » après les enseignants-chercheurs, mais avant les vacataires, qui sont en bas de l’échelle.
10 – Les PRAG ou PRCE en poste envisagent-ils un retour au lycée ou au collège ?
Les enseignants certifiés et agrégés du supérieur que nous avons interrogés n’envisagent pas un retour au lycée ou au collège. Une partie d’entre eux n’y ont d’ailleurs jamais exercé (ou très peu). Quant aux autres, ils sont satisfaits de leur situation dans les IUT ou les universités et tentent d’y obtenir un poste de maître de conférences.
8- Les relations entre ces professeurs du secondaire et les enseignants-chercheurs sont-elles bonnes ?
Les enseignants-chercheurs, qui craignent pour leur statut, ont parfois tendance à voir d’un mauvais œil l’arrivée de professeurs du secondaire à l’université. Ils leurs reprochent notamment de ne pas faire de recherche. A l’inverse, les PRAG ont parfois tendance à considérer qu’ils ont toute la charge de l’enseignement alors que les enseignants-chercheurs font ce qu’ils veulent. L’ambiance au travail varie énormément en fonction du département et des rapports de force. En langues il n’est ainsi pas rare que les PRAG soient majoritaires et exercent la plupart des responsabilités pédagogiques. Mais globalement, les PRAG et PRCE souffrent d’un manque de reconnaissance.
9 –Récupèrent-ils les cours les moins intéressants ?
Cela dépend du type d’établissement (université ou IUT), de sa taille, de sa localisation et du département dans lequel ils exercent. En IUT, les PRAG sont parfaitement adaptés à l’environnement pédagogique : l’enseignement et le rapport aux étudiants présentent de nombreuses similitudes avec le secondaire. À l’inverse, dans les grandes universités notamment, il est courant que les PRAG soient « servis » après les enseignants-chercheurs, mais avant les vacataires, qui sont en bas de l’échelle.
10 – Les PRAG ou PRCE en poste envisagent-ils un retour au lycée ou au collège ?
Les enseignants certifiés et agrégés du supérieur que nous avons interrogés n’envisagent pas un retour au lycée ou au collège. Une partie d’entre eux n’y ont d’ailleurs jamais exercé (ou très peu). Quant aux autres, ils sont satisfaits de leur situation dans les IUT ou les universités et tentent d’y obtenir un poste de maître de conférences.
NB :
Vous souhaitez en lire plus sur les carrières d'enseignants à l'université ? Notre dossier Devenir Prof à l'Université répond à toutes vos questions sur le recrutement et la réalité du métier.

Vie universitaire
Ces profs de lycée qui travaillent dans le supérieur
