Education, formation, emploi, masters, grandes écoles et recherche. Observatoire Boivigny.

Observatoire Boivigny, analyses et forums sur l'enseignement supérieur


Faut-il encore aller à l’université (1/2) ?

4 bonnes raisons de ne pas y aller




L’université otage des mouvements sociaux :

Manifestation contre le contrat première embauche en 2006, contestation étudiante de la LRU en 2007, grogne des enseignants-chercheurs sur la réforme de leur statut en 2008, contestation généralisée de la LRU et des réformes attenantes en 2009 : les universités ont vu leurs activités perturbées par des mouvements étudiants ou universitaires tous les ans depuis le milieu des années 2000. Un phénomène qui est loin d’être nouveau. Les étudiants des universités, aux emplois du temps souples, peu ou pas sanctionnés pour leurs absences, sont prompts à manifester ou à se mettre en grève alors que leurs camarades des classes préparatoires ou des grandes écoles évoluent dans un contexte peu propice à ce type de démarche. Ces mouvements étudiants entraînent régulièrement la fermeture des facs, le report des cours, voire des examens comme cela a été le cas cette année. Le système de vote de la grève, en AG dans des amphis d’une capacité de quelques centaines de personnes tout au plus, permet à un petit groupe de bloquer l’ensemble d’une université. Un phénomène dénoncé par beaucoup d’étudiants. Cependant, si les étudiants des universités sont très réactifs sur les réformes universitaires, c’est aussi parce qu’ils sont les parents pauvres de l’enseignement supérieur. Ils se sentent lésés et ont également peur pour leur avenir, ce qui les conduit parfois à adopter une attitude de repli.

Quel avenir ? Le mouvement de 2009 s’est essoufflé et disparaîtra de toute façon à l’été faute de combattants. Mais les réformes et les grandes manœuvres à l’œuvre actuellement dans et autour de l’université française (masterisation des IUFM, contrat doctoral, mise en place de la LRU, réforme de la licence, regroupement en pôles universitaires, …) devraient provoquer de nouveaux remous dans les années à venir.

David Allais
31/05/2009
Notez


Lu 19648 fois


Commentaires des lecteurs

1.Posté par huijilo le 01/06/2009 10:35

Il faut absolument arrêter l'hémorragie universitaire et procéder à la privatisation au plus vite et sélectionner réellement... pour ma part mon diplôme de doctorat a été renvoyé au ministère, eh oui, plus de 100 000 euros d'investissement total pour un doctorat en France, on rigole, il n'y a pas pire que cet investissement sans rentabilité, évidemment, si c'était à refaire, j'aurais bloqué mon cursus au BAC voire au brevet.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter
B i u  QUOTE  URL

Les commentaires sont modérés a posteriori. Nous acceptons volontiers la critique de nos articles, les précisions et corrections apportées par les lecteurs ou l'ouverture de débats contradictoires en lien avec le sujet abordé. À l'inverse, nous nous réservons le droit d'effacer tout commentaire que nous considérons comme diffamatoire ou hors-sujet.

Journalisme / Communication | Enseignement | Ecoles de commerce | Ecoles d'ingénieurs | Classements | Fonction publique | International | Sciences-Po | Vie universitaire | Santé





Inscription à la newsletter



Chercher sur le site