De son côté, le CNAM dispose également d’un outil d’enseignement en ligne de premier plan : la plate-forme Plei@d. Elle regroupe l’ensemble des centres du CNAM en six grandes régions et permet la diffusion de documents multimédias de tout type. « A Paris, nous disposons de quatre amphithéâtres et quatre salles équipées de caméras », explique Vincent Dalmeyda, ingénieur responsable du serveur Plei@d pour la région parisienne. « Nous pouvons donc diffuser des cours sur le web en direct ou en différé ».
Plei@d a en fait été conçu pour donner une structure aux enseignements à distance du CNAM. « Il fallait un cadre fort dans lequel les enseignants puissent s’insérer », raconte Jérôme Gonnard, responsable de l’organisation des enseignements à distance du CNAM pour Paris. « En même temps, nous souhaitions que les professeurs disposent d’une large autonomie dans la gestion de leurs cours. L’idée de Plei@d, c’est de mettre la technologie au service de la pédagogie ». Le CNAM fait partie des établissements qui se sont tournés vers l’enseignement à distance avec le développement des nouvelles technologies. « Nous sommes vraiment organisés au niveau national depuis 2001, témoigne Vincent Dalmeyda, et le nombre d’enseignements du CNAM disponibles à distance augmente chaque année. En 2005, cela représentait 320 formations sur 1 200 au total et nous avions 8 600 étudiants inscrits. » Tout ne se fait cependant pas à distance: il y a au minimum deux regroupements d’étudiants par an, parfois plus, en fonction des matières.
Comme le CNAM, depuis quelques années plusieurs universités proposent une partie de leurs cursus en formation à distance. Ces offres sont plus ou moins développées selon les établissements, mais en augmentation constante. La FIED, association créée par le ministère de l'Education nationale en 1987, présente à travers son site Internet les divers enseignements à distance mis en place par ses adhérents. Il faut ensuite consulter directement les sites des universités pour obtenir les modalités précises de ces formations. La FIED a comptabilisé 35 000 inscrits dans 36 universités proposant actuellement 344 formations et 460 modules à distance.
Ce type d’enseignement via les nouvelles technologies en est encore à ses débuts en France. Tant dans le secteur public que privé, les potentialités sont considérables. Mais il faudra sans doute encore quelques années et des investissements conséquents avant que ne se dégagent des normes claires en termes d’outils et de pédagogie.