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A quoi ressemblent les études d’un ingénieur ? Exemple à l’Ensam




Travail en mode projet

Après une année à Angers, Vincent est allé étudier sur le site parisien de l’ENSAM. En seconde année, la promotion est une nouvelle fois divisée en deux : une partie étudie au premier semestre le génie mécanique (mécanique vibratoire, mécanique non linéaire, électricité, méthode numérique, transmissions fluidiques, matériaux, transformation des matériaux, traitement des matériaux…) et l’autre, le génie industriel (machines et systèmes énergétiques, asservissement, approches économiques et sociales, configuration des systèmes de production, base de données, projet métier, technologie et conception des systèmes de transformation de mouvement). Les groupes permutent au semestre suivant. Les cours de génie industriel commencent à 8h du matin par trois heures d’amphi ou quatre heures de projet. Les projets se font en partenariat avec un industriel et durent tout le semestre. Les cours reprennent à 13h pour une série de trois exercices dirigés d’1h30 chacun. Ce sont parfois des travaux pratiques notés (exemple : bâtir une base de données), et parfois des projets qui demandent un investissement horaire plus conséquent. Les cours de génie mécanique suivent le même schéma, mais il y a davantage de travaux dirigés et moins de travail sur projet.

Spécialité start-up

A la fin de la deuxième année, les étudiants partent pour trois mois effectuer un stage d’ingénieur assistant. Il peut s’agir, par exemple, de participer à la construction de routes en Indonésie, comme l’a fait Alex, 23 ans, en fin de cursus à l’ENSAM, ou de travailler dans une entreprise de machines-outils en Angleterre, comme Rémy, 22 ans, camarade de promotion d’Alex. La troisième année est celle de la spécialisation. Elle comprend un semestre de cours et un semestre consacré à un projet d’expertise en association avec un des 18 laboratoires de l’ENSAM ainsi qu’une entreprise. Les vœux sont formulés en fin de deuxième année. Parmi les projets de troisième année, il y a ceux qui s’inscrivent dans le parcours Entreprendre aux Arts et Métiers (appui au développement de start-ups). Les étudiants qui ont un projet peuvent le préparer pendant la première partie du cursus et se lancer lors de leur spécialisation. Ils pourront ensuite, si leur projet tient la route, obtenir des financements de l’un des incubateurs liés à l’ENSAM. Cela concerne une vingtaine d’étudiants par an et l’école souhaite multiplier ce chiffre par deux.

L’ENSAM a également mis en place une Certification de management de projet. En fonction d’une évaluation réalisée tout au long du cursus, une quarantaine d’étudiants ont obtenu, en 2009, cette certification en plus de leur titre d’ingénieur. Le dispositif à été mis en place à la suite d’une enquête réalisée en 2003 auprès de 160 DRH dont les résultats montraient une attente des entreprises en termes de management de projet.

C’est en troisième année également que les étudiants qui souhaitent partir étudier à l’étranger le font. Vincent poursuivra ses études à Georgia Tech aux Etats-Unis et finira son cursus avec un double diplôme. La routine de l’ENSAM commence à le lasser. Il a déjà la tête ailleurs : bientôt, le rêve américain…

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David Allais
24/05/2010



Voir aussi : ensam, ingénieur, paristech
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