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1 million d'étudiants ont profité du programme Erasmus depuis 1987


Les 3244 Erasmus pionniers de 1987 ont ouvert la voie à 1 million d'étudiants européens. Cette année, le programme est élargi à des pays tiers.



30 pays participants

L’étudiant Erasmus moyen a 21 ans, il a réussi trois années d’études supérieures en gestion ou dans un des domaines des sciences sociales (Science Politique, Droit, Histoire…). C’est un Français, un Espagnol ou un Allemand et il se rend en Grande-Bretagne avec la ferme intention d’y perfectionner son anglais. Voilà pour l’individu recomposé à partir des moyennes européennes. Ce portrait moyen ne saurait cependant occulter la grande diversité des situations : depuis la création du programme Erasmus en 1987, 1 million d’étudiants ont bénéficié d’une mobilité scolaire au sein de l’Europe communautaire. Ils étaient 3244 en 1987, l’année où le programme a été lancé. A l’époque, 11 pays participaient aux échanges. Aujourd’hui il y en a 30, les pays candidats à l’adhésion ayant été invités à se joindre au programme.

1,85 milliard d’euros pour toutes les formations

Erasmus est devenu partie d’un programme plus vaste, intitulé Socrates. Celui-ci dispose d’un budget de 1,85 milliard d’euros pour la période 2000-2006. Son rayon d’action est élargi à toutes les thématiques de formation : des écoles primaires aux collèges et lycées (projet Comenius, le petit frère communautaire d’Erasmus), jusqu’aux problématiques de formation continue pour les professionnels en activité. L’objectif majeur du programme Socrates est de renforcer la dimension européenne de l’enseignement.

Erasmus World, vers la mondialisation du projet Erasmus ?

Cet objectif initial n’a pas empêché Viviane Reding, Commissaire en charge de l’éducation, de lancer le programme Erasmus World (adopté en juillet 2002), et d’étendre ainsi le dispositif de coopération en matière d’échanges universitaires à des pays tiers. Ce projet est destiné à ouvrir l’enseignement supérieur européen aux autres pays. Il a également pour vocation de présenter l’espace éducatif européen comme un espace relativement homogène. A cette fin, des parcours intégrés entre des universités de différents pays devraient être mis en place (dénommés European Union Masters Courses) et labellisés par un certificat commun. Cette mondialisation potentielle d’Erasmus comporte un risque : celui de voir se dissoudre le projet initial dans un ensemble de dispositifs dédiés à la mobilité internationale. Le programme Erasmus risquerait alors d’y perdre en lisibilité et de voir son identité européenne s’effacer. Gageons que l’Europe de l’éducation saura surmonter cet écueil.


Pierre-Alban Pillet
01 Octobre 2003





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