Au 1er janvier 2009, il n'y aura plus l'Université Louis Pasteur (Strasbourg I), l'Université Marc Bloch (Strasbourg II) et l'Université Robert Schuman (Strasbourg III) mais une seule et même université, qui n'a pas encore été baptisée. C'est l'annonce que viennent de faire les présidents de ces trois établissements, qui se sont fixé comme échéance de concrétisation le début de leur prochain contrat quadriennal avec l'Etat (2009-2012). « L'ambition est d'accroître la qualité et l'attractivité du site universitaire strasbourgeois et de le rendre plus compétitif dans le contexte d'une concurrence européenne et internationale accrue », ont précisé les directions des universités dans un communiqué.
Elles promettent de « meilleures conditions de travail » aux étudiants, enseignants chercheurs et autres personnels, grâce à l'accès à un « potentiel scientifique de recherche et à un ensemble de formations parmi les plus vastes et les plus cohérentes de France ». Les présidents des universités strasbourgeoises garantissent aussi « le maintien des filières et des moyens actuels », et même « un soutien accru de l'Etat », soit des «augmentations de crédits et de postes, permettant les innovations souhaitables, tant en matière pédagogique que sur le plan de l'administration et de la gestion».
Parallèlement à ce processus d'unification, doit se mettre en place un pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) Alsace, permis par la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006. Il associera organismes de recherche, établissements d'enseignement supérieur (y compris ceux de l'Eucor, la confédération européenne des universités du Rhin supérieur (1)), collectivités et monde socio-économique pour une meilleure concertation en matière de formation et de recherche.