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Les écoles de journalisme et l’international
La présence des écoles de journalisme françaises à l’international passe souvent inaperçue. Et pourtant, avec de petits budgets mais aussi le précieux soutien du ministère des Affaires étrangères, ces écoles dispensent des formations du Caire à Moscou en passant par des interventions ponctuelles dans toutes les régions du monde.
A Beyrouth, 16 étudiants sont en train de suivre une formation dispensée conjointement par le CFPJ, l'Institut Français de Presse (IFP) de Paris II Assas et l'Université Libanaise. Les deux écoles françaises proposent également une formation similaire en un an au Caire et un mastère à Moscou. « La première fois, c’est l’IFP de Paris II qui est venu nous trouver en 1994 pour mettre au point une formation au journalisme avec l’université de Moscou », retrace Gilles Kraemer, responsable adjoint du pôle international du CFPJ. Cette initiative a tout de suite été soutenue financièrement par le ministère des Affaires étrangères, mais également par les universités des pays concernés.
Par la suite, le CFPJ et l’IFP ont maintenu leur alliance : pour l’IFP il s’agit de s’appuyer sur les moyens et le réseau du CFPJ et pour le CFPJ de bénéficier du statut universitaire de l’IFP. Car « il est difficile de nouer des relations avec une université étrangère si l’on n'est pas une université. Les conventions sont donc signées entre l’université locale et Paris II, le CFPJ restant co-signataire, même si nous offrons la majeure partie des cours », ajoute Gilles Kraemer qui estime que « les diplômés de ces différentes formations internationales seront très bientôt au nombre de 400, et ce 9 ans après le lancement de la première offre ». Le CFPJ est par ailleurs en négociation pour ouvrir une nouvelle formation de ce type au Maroc, à Rabat. Son ouverture est prévue pour la rentrée 2005.
L’ESJ Lille intervient dans les pays en crise
Quant à l’ESJ, à Lille, elle s’est impliquée à partir de 1994 dans le lancement de Théophraste, un réseau francophone de coopération et d’échanges qui regroupe 14 établissements dont l’ESJ, l’IPJ et le CFPJ pour la France, l’université de Bucarest en Roumanie, l’université Laval au Québec, celle de Louvain-la-Neuve en Belgique, mais aussi l’école de journalisme de Sarajevo en Bosnie. Ses activités sont la préparation d'universités d’été, de colloques et surtout l'échange de personnels. Le réseau a également pour objectif d'instaurer un label des écoles de journalisme.
L’ESJ organise par ailleurs des séminaires ponctuels dans les pays de l’est européen ou en Afrique. Elle soutient également des formations au journalisme dans les pays en crise, comme en Bosnie après le siège de Sarajevo ou au Rwanda depuis 2001. Actuellement, l’école participe à la formation d’enseignants de la faculté de journalisme de Kaboul avec comme visée un programme commun de formation à la radio et à la presse écrite en Afghanistan. Bien souvent, les « interventions » se limitent à quelques heures de formation ou à l’envoi de professeurs de l’école à l’étranger, mais les interactions sont permanentes.
Un budget de 92.000 euros pour la formation au journalisme au Liban
La participation du ministère des Affaires étrangères qui, dans le cadre de la coopération, apporte son soutien financier, est indispensable au maintien des offres internationales des écoles françaises. La formation dispensée par le CFPJ et l’IFP à Beyrouth dispose ainsi d’un budget de 92.000 euros, dont 48.395 euros pour la mise en place des missions CFPJ et 10.200 euros pour les missions IFP (1), selon les chiffres du service audiovisuel de la mission culturelle française au Liban. Ce budget couvre également un poste de volontaire international. La plupart des cours dispensés le sont en français mais « l’idée, c’est d’enseigner une certaine manière de faire de journalisme, sans toutefois s’attacher de trop près aux aspects linguistiques, le journalisme étant avant tout pratiqué dans la langue du pays », explique David Allais, qui occupe ce poste de volontaire à Beyrouth.
Parmi les autres avantages de ces formations à l'international: la promotion des établissements français, dans la perspective éventuelle de recruter de nouveaux étudiants, mais également afin de favoriser le placement de quelques diplômés. Les écoles peuvent aussi développer leur expertise sur les médias en confrontant les expériences françaises et étrangères. Expertise qui pourra ensuite irriguer les programmes de formation ou se revendre sous forme d’études pour les organisations internationales ou les entreprises du secteur des médias. Enfin, les interventions internationales peuvent servir de levier à la vente de formations continues à l’étranger. Ce qui ne signifie pas que ce pan d'activité en tant que tel permette aux écoles de dégager des bénéfices avec les fonds du ministère. Mais cela augmente leur chiffre d’affaires et les retombées positives en termes d’image et de relations ne sont pas négligeables.
L’internationalisation concerne peu les étudiants français
La formation initiale est par contre peu orientée vers l’étranger. Les écoles n'ont souvent pas les moyens de suivre le mouvement actuel d’internationalisation des cursus (enseignements en langues étrangères, recrutement d’étudiants étrangers, professeurs étrangers, recherche internationale, cursus intégrés avec des universités étrangères…). C’est sur ce terrain-là que l’IEP de Paris compte distinguer sa formation en journalisme dès la rentrée 2004. Et les écoles veulent passer à l'offensive.
Ainsi l'ESJ, qui a déjà des accords d'échanges avec la City University de Londres, l’Université Laval au Québec et l’Université de Louvain en Belgique, veut rouvrir sa formation de journalisme international, abandonnée il y a quelques années faute de fonds. Le CFPJ réfléchit également à la manière dont le CFJ (la branche formation initiale) pourrait profiter des activités internationales du groupe.
NB :
(1) Au Liban il y a 4 missions IFP d’une semaine (4 enseignants) et 5 missions CFPJ de deux semaines (5 enseignants). Les autres cours sont assurés par les enseignants de l’Université Libanaise.
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