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Belgique : d�bat ouvert

Dans la Communaut� fran�aise de Belgique (Wallonie-Bruxelles), plus de 93% des frais acad�miques li�s � la formation d'un �tudiant sont support�s par les pouvoirs publics. Le d�bat sur l'augmentation des droits d'inscription a �t� lanc� avec fracas � l'Universit� catholique de Louvain, un des �tablissements les plus importants du pays.



Belgique : débat ouvert
"Notre financement actuel est-il suffisant pour tenir notre rang? Pour moi, la réponse est non", a tranché Jean-Jacques Viseur, président du conseil d'administration de l'Université catholique de Louvain (UCL) lors de son allocution de rentrée universitaire. "Il faut des recettes nouvelles importantes", a-t-il poursuivi en passant en revue les différentes sources de revenus possibles.
Et d'aborder la question qui fâche: "La faiblesse du minerval (droits d'inscription qui reviennent à la communauté française de Belgique, ndlr) a longtemps été justifiée par la volonté d'ouvrir l'université à tous. En outre, une fois diplômé, l'étudiant rendait à l'Etat ce qui lui avait été donné par les impôts plus importants qu'il paye tout au long de sa vie professionnelle. Ces deux arguments sont, aujourd'hui, moins convaincants", estime-t-il, en s'appuyant sur l'échec de la démocratisation de l'université et l'expatriation des cadres supérieurs.

Privatisation?

"Une augmentation importante (de l'ordre de 500 euros) du minerval, assortie de la prise en charge par la Communauté (française de Belgique, ndlr) de ce que ne payent pas les boursiers représente, pour les universités, une recette supplémentaire de 31 millions d'euros", avance-t-il.
Dans l'édition de septembre de "Regards économiques", la revue de l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires) de l'UCL, trois économistes proposaient même de porter le minerval, de 726 euros actuellement, à 4.000 à 6.000 euros par an. Ce montant serait réglé après la fin des études, pour peu que le salaire du diplômé soit supérieur au revenu moyen d'un individu n'ayant pas fait d'études supérieures. Ces professeurs prônaient également une sélection à l'entrée de l'université pour limiter le risque d'échec des études.
La ministre de l'Enseignement supérieur belge Françoise Dupuis (Parti Socialiste) s'est opposée à la proposition de ces économistes hétérodoxes: demander aux étudiants de couvrir le coût de leurs études reviendrait à privatiser l'enseignement supérieur, ce qui se situe aux antipodes d'une culture universitaire éprouvée avec succès.

31/10/2003
Alison Cartier

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