Pour l’accès aux collectivités territoriales sur les postes techniques au grade d’ingénieur, il est légitime que les candidats présentent un cursus scientifique et technique avéré et une connaissance approfondie de la matière (1). Le débat sur l’accès au concours d’ingénieur territorial se trouve de fait déplacé vers celui du contenu des formations.
Quel que soit le mode d’exercice professionnel nous considérons que pour prétendre accéder à la profession d’urbaniste (expert garant de la cohérence territoriale) il est indispensable de maîtriser les connaissances suivantes mises en œuvre au cours des premières expériences professionnelles :
- L’urbanisme, l’aménagement et d’autres disciplines à caractère scientifique (VRD et études de circulation, différents type de structures infra et super, connaissances environnementales, écologiques, végétales et climatologie).
- Les savoir-faire propres au champ de l’urbanisme et à l’aménagement (programmation et conception urbaine, composition urbaine, formes urbaines, qualité architecturale, urbaine, paysagère et environnementale, conception des espaces publics, culture et théories de l’urbanisme. Élaboration et conception des documents de planification aux différentes échelles territoriales).
- Les pratiques du champ professionnel de l’urbanisme et de l’aménagement (maîtrise d’ouvrage, conduite opérationnelle et maîtrise d’œuvre, marchés privés et marchés publics, les finances locales, montage des opérations. Compétences et enjeux des collectivités territoriales. Le droit de l’urbanisme).
- Les enjeux et les outils des sciences humaines (connaissance des pratiques sociales, sociologie urbaine, anthropologie, psychologie de l’espace, enjeux politiques des projets entre les acteurs, concertation et animation locale, connaissance des différents aspects de la politique de la ville).
Pour être assimilé ce champ disciplinaire suppose une formation initiale technique et scientifique. De telles orientations impliquent une adaptation des programmes universitaires en particulier car ce métier quel que soit son mode d’exercice doit rester un métier d’expertise en plus de sa qualité de généraliste, pivot entre les métiers techniques.