Dans notre série sur les budgets des établissements, voici celui de l’Université de Buffalo (Université de l’Etat de New-York), spécialisée en médecine, sciences de l’ingénieur et informatique. Fondée en 1846, l’université compte deux campus différents et est organisée en 14 écoles et facultés. Elle accueille 27 000 étudiants, dont 18 000 undergraduates (avant la licence). Chaque année, environ 6600 personnes en sortent diplômées (dont 3600 au niveau licence, 2000 au niveau master, un peu moins de 400 au niveau doctorat et 600 en formation continue). L’université peut aujourd’hui s’enorgueillir de compter 186 000 anciens.
En tant qu’université d’Etat, elle facture des frais de scolarité bien inférieurs à ceux des établissements américains privés. Les étudiants de niveau pré-licence payent donc 9 000 euros par an (ou 3 700 euros s’ils sont originaires de l’Etat de New York). En outre, les frais de logement et de restauration s’établissent à 6 480 euros (soit 648 euros par mois, sur 10 mois), auxquels il convient d’ajouter 1 360 euros de frais divers.
Au total, les frais facturés aux étudiants représentaient, l’an passé, 114 millions d’euros sur 876,5 millions d’euros de revenus totaux, soit 13% des ressources de l’université de l’Etat de New-York.
Comme en France, les subventions de l’Etat, de 270 millions d’euros, représentaient la première source de revenus (31% du total) de cette université.
L’établissement tirait également 22% de ses revenus, soit 192 millions d’euros, de contrats et bourses de recherche. Quant aux revenus dérivés des activités de la clinique du campus (qui compte une faculté de médecine) et des sociétés agissant en son nom et en son sein, ils pesaient plus de 20% du budget l’an passé. 13% de celui-ci provenait par ailleurs de soutiens privés (non détaillés). A noter enfin que les dividendes et intérêts retirés de son fonds de dotation (395 millions d’euros) ont apporté 5,5 millions d’euros complémentaires à cet établissement américain l’an passé.
Ces ressources lui ont ainsi permis, l'année dernière, de consacrer 205 millions d’euros à son budget de recherche.