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Classement des universit�s par l'Ecole des Mines : la r�plique fran�aise

Si les Fran�ais n'ont pas manqu� de critiquer le classement mondial des universit�s par Jiao Tong de Shanghai, ils n'avaient jusque-l� propos� aucune alternative. C'est d�sormais chose faite puisque l'Ecole des Mines vient de sortir du bois et propose sa propre vision de l'excellence mondiale.



L'école des Mines, à Paris
L'�cole des Mines, � Paris
Comment faire comprendre au reste du monde que l'Ecole des Mines n'est plus une école qui forme « des directeurs de mines intelligents » mais une institution qui vaut largement Yale, Oxford ou Columbia ? Benoît Legait, le directeur de l'établissement, s'est dit qu'il suffisait de produire son propre classement international. La réalisation de celui-ci a mobilisé deux personnes pendant un mois. Un coût réduit pour un coup d'éclat. Car le résultat est surprenant : cinq grandes écoles françaises (Polytechnique, HEC, Sciences Po, l'ENA et les Mines) figurent dans les dix premières, aux côtés de Harvard, Stanford ou le MIT (1).

On pourrait accuser l'Ecole des Mines de chauvinisme, mais force est de constater que la méthodologie est parfaitement claire : « Nous avons comptabilisé le nombre d'anciens de telle ou telle université parvenus à des postes de numéro un au sein des 500 plus grosses entreprises mondiales ». C'est, plus exactement, à partir du palmarès établi par le magazine américain Fortune que les Mines ont élaboré leur ranking. Pour chaque ancien placé à la tête d'une entreprise du « Fortune global 500 » (2), l'université gagne 1 point. Et si un ancien est passé par deux universités, alors celles-ci gagnent chacune 0,5 point. La position de chaque établissement est ensuite déterminée par le total des points gagnés.

ParisTech devant Harvard

A ce petit jeu, c'est encore Harvard qui gagne la place de numéro un mondial. Mais attention, « si l'on additionne le total des points des écoles membres de ParisTech, alors le consortium d'écoles d'ingénieurs français se place devant Harvard », a expliqué le directeur de l'Ecole des Mines. Rien que ça. Las ! Les journalistes et autres experts du monde de l'enseignement ont fait la moue devant ce classement, soupçonné de faire une trop belle place aux établissements français.

On pourrait pourtant observer qu'ils ne s'étonnent guère quand un classement de MBA édité par un magazine américain fait figurer 15 universités américaines dans les 20 premiers. Ni quand le Times Higher Education (THES) réserve les premières places aux universités britanniques dans son classement mondial.

Un message pour les �tudiants du monde entier

Classement des universités par l'Ecole des Mines : la réplique française
Les dirigeants de l'école d'ingénieurs du boulevard Saint-Michel à Paris ont voulu avant tout faire passer un message au monde académique : « Non, les grandes écoles françaises ne sont pas si mauvaises que ça, et oui vous pouvez venir étudier chez nous ». Le palmarès de l'Ecole des Mines s'intitule « classement international professionnel », par opposition au « classement académique » de l'université de Shanghai. L'idée, c'est que « l'enseignement supérieur doit avant tout former des étudiants à la vie professionnelle, à l'univers économique », a martelé Benoît Legait. Une critique ouverte à l'encontre du classement de Shanghai qui met avant tout l'accent sur la production scientifique de chaque université (3).

« La mesure de la réussite professionnelle des anciens des écoles françaises reflète aussi le poids des entreprises françaises dans les 500 premières mondiales », a expliqué Benoît Legait. De fait, la France collectionne une belle brochette d'entreprises championnes dans leur domaine et, bien souvent, on trouve à leur tête des énarques ou des polytechniciens, quand les multinationales d'autres pays vont piocher dans un vivier bien plus large. Ce qui n'est pas sans effet sur le résultat final du palmarès.

Comme tout classement, celui de l'Ecole des Mines n'est pas exempt de biais, ce qu'admet volontiers le dirigeant de l'établissement. On reconnaîtra toutefois à l'école d'ingénieurs le mérite de l'initiative. Transformera-t-elle l'essai ? Tout dépend de la répercussion médiatique en France du « professional ranking of world universities by the École des Mines de Paris »… et également hors de nos frontières.

Les 20 meilleurs �tablissements dans le monde, selon le classement des Mines

Rang Institution
1 Harvard Univ
2 Tokyo Univ
3 Stanford Univ
4 Ecole Polytechnique
5 HEC
6 Univ Pennsylvania
7 MIT
8 Sciences Po
9 ENA
10 Ecole des mines
11 Keio Univ
11 Univ Oxford
11 Yale Univ
14 Columbia Univ
15 Pennsylvania State Univ
15 Univ Wyoming
15 Waseda Univ
18 Chalmers Univ Tech
18 Chuo Univ
18 Duke Univ

NB :

(1) Au total, l'école des mines de Paris a classé 338 établissements de l'enseignement supérieur dans le monde.

(2) Le « Fortune Global 500 » est le classement des 500 entreprises mondiales en fonction de l'importance de leur chiffre d'affaires. Il est publié chaque année par le mensuel américain « Fortune ».

(3). Notons, à ce propos, que le classement de Shanghai faisait figurer l'école des Mines au-delà de la 300ème place dans le monde, sur 500. Pas rancunière, l'école des Mines donne la 89ème place mondiale à l'université Jiao Tong dans son top-338!

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Pour télécharger le classement complet, cliquez sur le document PDF ci-dessous :

27/09/2007
Pierre-Alban Pillet

ClassementMinesdeParis.pdf ClassementMinesdeParis.pdf  (274.39 KB)

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1. Post� par Nicolas le 01/10/2007 09:11
Je constate encore une fois que nous ne sortirons jamais de notre médiocrité. l'Ecole des mines devant Oxford ou Yale, je crois rêver!!!!!!! Alors je vous propose de prendre un billet d'avion et d'aller voir comment ça se passe car votre classement fantaisiste laisse vraiment rêveur. Vous pouvez faire une recherche très simple (e.g. concernant les sciences biologiques) sur Medline/pubmed et comparer la qualité des publications, i.e. voir les impact factors des journaux (je ne parle pas de quantité). Lorsque vous aurez fait ce petit exercice revenez en me disant que nous sommes devant ces universités et là je vous traiterai de menteur sans aucune retenue. De plus je trouve assez écoeurant la manière dont les écoles françaises se gargarisent en prétendant former l'élite mondiale, car je travaille à l'étranger dans un très grand groupe pharmaceutique et je peux vous dire que si les ingénieurs français ou tout autre diplomé d'école française faisaient tourner ces compagnies étrangères à l'étranger ça se saurait*. Je n'en connais aucun ici et n'en ai jamais vu à des postes clefs d'ailleurs. Par contre j'ai beaucoup de Docteurs en Sciences issus de nos univerités qui occupent des postes pivots et importants. Cherchez l'erreur. Ouvrez les yeux. Merci vous m'avez bien fait rire.
*je ne parle pas des compagnies françaises à l'étranger car nous savons tous qu'elles sont infectées de l'intérieur car les HEC recrutent les HEC, les normaliens recrutent des normaliens...

2. Post� par Nicolas le 01/10/2007 09:15
Biensur pour mon petit exercice medline/pubmed, ne cherchez pas d'articles bio provenant de l'école des mines (=0), prenez les articles de l'Ecole polytechnique et comparez les à ceux publiés par Yale par exemple.

3. Post� par Archi le 01/10/2007 17:19
quelle farce!

4. Post� par Charles Durand le 02/10/2007 15:27
Ce classement constitue un pas dans la bonne direction, mais encore faudrait-il que cette étude soit largement rediffusée par les grands médias. Il faut également sortir des critères "facteurs d'impact" et en développer d'autres. Le système des citations croisées et réciproques utilisé par des prétendus chercheurs dans la production de volumes de papier toujours croissants peut facilement être remis en question.

Le système étasunien de recherche fait beaucoup appel aux chercheurs étrangers et il fut un temps où celui ci faisait des merveilles. Cependant, la composition ethnique de ce groupe n'est plus du tout la même que dans les années 60 et, plus important encore, les motivations pour en faire partie ne sont plus du tout les mêmes qu'autrefois. De plus, la recherche ne peut être complètement détachée des valeurs sociales et individuelles de l'époque. Quand le credo est de gagner de l'argent facilement et par tous les moyens, la conquête de la connaissance passe clairement au second plan.

Le renforcement de la recherche passe obligatoirement par une revalorisation de la connaissance au niveau social et les préoccupations de rendement et de retour immédiats doivent être reléguées au second plan puisque la recherche appliquée s'appuie nécessairement sur le progrès scientifique qui lui est fondamental.

Une revalorisation de la recherche française passe aussi obligatoirement par une revalorisation de la langue française dans la recherche scientifique car la créativité s'appuie forcément sur la langue et la culture comme l'a si bien démontré Laurent Lafforgue. Tant que les scientifiques français voudront absolument travailler en anglais, ils ne feront rien de bon sinon de pâles copies du travail de leurs collègues anglo-saxons.

Charles Durand
auteur de "La mise en place des monopoles du savoir" (L'Harmattan, 2001)

5. Post� par Guillaume le 12/10/2007 09:34
Bonjour,
Je voudrais faire une remarque concernant le premier commentaire. Oui, il est vrai que ce sondage prête à sourire quand on entend "cocorico!!" il y a une école française dans le top 10 et que l'enquête soit effectuée par ..... des français.
MAIS, je trouve que la critique de Nicolas est un peu hors sujet. Je tiens à souligner que le sondage est basé sur le nombre de personnes ayant réussi dans leur vie PROFESSIONNELLE et pas sur le nombre de publications !!!!!!
Comme le disait Einstein "Tout est relatif"
Donc il ne faut pas détourner le sens de ce sondage. Il ne dit que pas que les écoles francaise produisent beaucoup de publications. Il met l'accent sur le fait que beaucoup de personnes ayant eu une réussite professionnelle, viennent préférentiellement d'écoles françaises. Et c'est tout.
Mais Nicolas n'a pas tord sur le fait que le plus grand nombre de publications est fait par les pays étrangés ce que confirme le sondage fait par Shangai.
Dernier point. Je suis un peu contre le système d'impact factor. Certaines équipes travaillent sur des sujets très spécialisés et ne peuvent pas publier dans plusieurs périodiques. Elles ne peuvent publier que dans un petit journal avec un faible impact factor, mais cela n'enlève pas la qualité scientifique de l'article. Il va juste toucher moins de mondecar le sujet de recherche n'est pas largement étudié au niveau mondial. Et je trouve que ce système force les petites équipes à changer de sujet, et à rentrer en compétiton avec des grandes équipes lesquelles ont beaucoup plus de moyens techniques et humains
Sur ce, bonne journée !!

6. Post� par Julien le 21/10/2007 14:38
Le commentaire de Nicolas est certes légèrement hors de propos au vu des méthodes de classement, mais il est tout de même étrange, voir inquiétant, de s'imaginer qu'il faille pour avoir une ou plusieurs grandes écoles française faire un classement purement quantitatif, sur la réussite financière finalement.

Serait-ce donc un aveu de la piètre qualité intellectuelle de nos élites (sans vraiment y croire, ça y ressemble), qui réussissent plus par cooptation que par le mérite (au vu du nombre d'ingénieurs dans ma propre famille, dont des X, je sais de quoi je parle :) )?

Il serait intéressant de savoir si aux USA ils ont ce système de réseau existant en France, permettant à un ingénieur généraliste issu d'une grande école de pouvoir prendre grosso modo n'importe quel poste dans une grande entreprise, même s'il n'est pas vraiment qualifié pour (cf les élèves ingénieurs qui deviennent consultants à la sortie de l'école...), à la condition qu'un ancien de son école soit à la direction.

Je me souviendrait toujours d'un de mes amis allemand ayant effectué un érasmus à l'INSA Lyon, qui avait été très étonné que la première chose qu'on lui ait remis en main fut l'annuaire des anciens, avec cette phrase : "c'est pratique pour trouver facilement un travail plus tard".

Enfin bref, il serait plus intéressant d'avoir un classement prenant en compte les 2 formes de réussites (nombres de publications/qualité de la recherche, réussite financière des étudiants), voir plus de critère (prise en compte des diversités culturelles, en matière de cooptation et de corporatisme -attention, le corporatisme n'est pas le mal, loin de la, tout dépend ce qu'on entend par la- entre autre, etc...).

7. Post� par Stanislas le 03/11/2007 22:09
bravo, l'école des Mines de Paris vient de se ridiculiser en beauté. Heureusement que ce classement n'a pas fait beaucoup de bruits, sinon je ne sais pas où elle pourrait se cacher... C'est bien beau de pondre un beau papier sérieux avec des graphiques, un classement de fortune, etc... mais à un moment donné il faut se poser la question : est-ce que ce critère a un sens ? non il n'en n'a aucun. Classer 338 universités en fonction de 500 personnes ce n'est même pas statistiquement correct... Pourquoi ne pas classer ces écoles en fonction du nombre de clochards qui en sont sortis ?

Et puis compter 2 fois certaines personnes comme Carlos Ghosn (que je respecte) parce qu'il est PDG de Nissan France et Nissan Japon c'est tout bonnement ridcule, tout ça pour booster les stats de l'X et des Mines, d'ailleurs la seule raison pour laquelle les Mines ne sont pas dans les tréfonds de ce classement c'est parce qu'il y a tous les ans les 10 meilleurs de l'X ou presque qui se disent...tiens pourquoi ne pas intégrer le corps des Mines ? (est-ce que ca reflète vraiment le niveau des Mines ou ne serait-ce pas celui des X-Mines ?)

La seule école classée correctement est l'X, elle seule peut rivaliser avec les toutes meilleures, et encore, en sciences seulement.

Donc bravo les Mines, un papier plus ridicule aurait été difficile, la prochaine fois réfléchissez 2 secondes sur la pertinence de votre classement!

8. Post� par Rukawa le 20/11/2007 16:11
Ce classement a-t-il juste ete fait pour au moins faire apparaitre l'Ecole des Mines dans le Top 10 ? Paristech devant Harvard, il ne faut tout de meme pas exagerer.

Par contre, un tel classement ne profite pas particulierement a nos ecoles d'ingenieurs. N'oublions pas qu'un ingenieur a moins de propension a occuper une position dirigeante qu'un diplome de Sciences Po, HEC ou l'ENA, l'Ecole Polytechnique faisant figure d'exception.
Mais si je reconnais volontiers la grande qualite de de nos ecoles d'ingenieurs, je garde a l'esprit qu'elles ne luttent pas avec les memes armes face aux autres universites. Le mauvais classement francais dans la plupart des palmares est aussi imputable a un manque de moyen, et pas seulement sur des criteres d'evaluations (injustes ou non). Seulement voila, a force, les institutions francaises finissent par souffrir d'un deficit d'image, qui rebutent les partenaires prives et aggravent le manque de moyen. Qui a dit cercle vicieux ?

9. Post� par ggggg le 26/11/2007 18:28

Arrêtons notre nombrilisme. Retenir un seul critère, la réussite des anciens, pour classer les universités dans le monde n'est pas très sérieux (est-ce cela la démarche scientifique?). Dans le meilleur des cas, cela montre quelles institutions pratiquent la cooptation de manière efficace dans les entreprises (réseau des anciens des grandes écoles, alumni dans les universités US). Dans le pire des cas, cela masque les insuffisances de nos institutions sur les plans de la recherche (publications, thèses, etc.) et de la pédagogie (qualité et niveau des enseignements proposés, innovations pédagogiques, procédures d'évaluation des enseignants et des étudiants, etc.).

10. Post� par Guillaume S le 27/11/2007 17:35
Ce classement est tout simplement ridicule... RIDICULE... Et je pense que le plus drôle, c'est que Sciences Po soit en huitième position... enfin, c'est le plus drôle mais le reste du classement est quand même truffé de bonnes farces... Polytechnique meilleure que le MIT...hahaha...Les mines (les auteurs de cette comédie) en dixième position est pas mal non plus.... La European Business School au même niveau que la Bocconi... Cambridge en soixantième position... Princetown en 81ème...
non mais hé! un peu de bon sens... ce classement est la preuve que cette méthode ne fonctionne pas... et il n'est la preuve de rien d'autre...

11. Post� par Xavier le 29/11/2007 18:18

Les réactions aussi hostiles à cette méthode me surprennent. Seuls les Chinois et les Américains ont-ils le droit de proposer des classements ? Y-a-t-il une vérité éternelle sur ce sujet ? Les critères utilisés ne sont pas moins subjectifs et discutables que ceux du Financial Times ou ceux de Shangai.
Mesurer la qualité d'une université sur les publications dans un certain type de revues a par exemple deux biais : d'une part, le lien entre qualité de la recherche et qualité de l'enseignement n'est pas évident (notamment dans le management ou l'on voit mal si un chercheur hyperspécialisé peut former des femmes et des hommes d'action - y compris dans la finance pointue d'ailleurs) ; d'autre part parce que les revues sélectionnées donnent un avantage évident à certains réseaux de chercheurs (n'importe quel sociologue ou personne de bon sens sait que les processus de sélection ne sont pas complètement "scientifiques" et qu'ils peuvent être dominés par des enjeux de pouvoir, de relations, etc. Il existe d'excellentes études sur ce thème d'ailleurs)
Pour ce qui est d'un classement comme celui du Financial Times, les critères sont tout aussi discutables, comme le salaire en dollars (les Américains sont mieux payés que les Européens), comme le pourcentage de femmes ou d'étrangers, comme le pourcentage de docteurs.
Ces classements privilégient évidemment des effets de taille, des effets de marque, qui avantagent les grands pays.

Ce qui est surprenant, c'est que ce classement, pas moins intéressant que les autres, soit aussi critiqué sur ce site : pourquoi les Français sont-ils à ce point haineux entre eux ? Pourquoi penser obligatoirement qu'on est moins bons ? Pourquoi se penser "ridicule", nombriliste", "médiocre", etc. ? Pourquoi la violence des propos, contre X, Sciences Po, HEC, Mines, etc. qui évidemment forment des gens de grande qualité - il suffit de travailler un peu à l'international, pour le voir ?
Du coup, je cède à la tonalité haineuse des différents propos que je viens de lire : ce site ne serait-il fréquenté que par des aigris (cf la violence des propos), ou des gens qui connaissent mal le monde du travail ?

Ceci dit, j'avoue bien volontiers que mesurer le succès à l'accès aux postes de direction du Fortune 500 est extrêmement discutable : quid des postes politiques ou de dirigeants d'organisations internationales (qui ferait exploser une école comme Sciences po ou monter une université comme Dauphine), quid des dirigeants de PME, de start-ups et d'entrepreneurs (certaines universités, écoles d'ingénieur ou de commerce seraient avantagées), quid des penseurs, écrivains ou artistes d'envergure (Sorbone, Sciences Po, ENS, X...), etc.

12. Post� par Charles le 01/12/2007 20:48
Je trouve le commentaire de Xavier remarquable de bon sens et de nuance. Assez de cette haine de soi ridicule. Pour ma part, j'ai enseigné depuis deux ans dans les plus presitigieuses universités anglo-américaines, et, malgré leurs réelles qualités, je trouve impensable que les établissements français ne soient pas dans les 20 premiers du classement de Shanghai. On s'arrache les chercheurs français aux Etats-Unis, on s'arrache les polythechniciens à New York et à Londres, et on serait classé si bas ? Il faut effectivement étoffer le classement de l'école des Mines. Mais je ne vois rien que de très bons effets à cette légitime fierté française de chercher à promouvoir un modèle d'excellence qui continue à faire ses preuves mondialement. Pour finir, peut-être faudrait-il noter la présence française à l'OMC, au FMI et dans tant d'institutions internationales pour confirmer un peu le classement français des meilleurs établissements ?
http://www.respublicanova.fr/spip.php?article307

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