Dans le magazine Capital de ce mois-ci ont peut lire que les élèves de Normale Sup reçoivent un salaire mensuel de 1300 euros, ceux de l'Ena un salaire compris entre 1400 et 2100 euros et ceux de Polytechnique de 500 euros.
Si l'on considère en outre le coût que ces étudiants représentent pour le contribuable (taux d'encadrement, locaux de qualité, intervenants qualifiés...) on mesure le décalage qu'il y a avec l'université.
Il est vrai que les élèves des trois grandes écoles publiques en question sont ultra-sélectionnés, ce qui n'est pas le cas pour les étudiants de l'université (du moins pas en premier cycle), cela justifie-t-il une telle dépense publique ?
Probablement pas, car les anciens élèves de l'X ou de l'ENS n'ont pas de mal à se caser sur le marché du travail...ils sont mêmes censés, du moins pour ceux issus de normale sup et de l'Ena, travailler pour l'Etat pendant 10 ans en échange du paiement de leurs études. Mais de plus en plus d'anciens se soustraient à cette obligation décanale...et l'esprit service public s'est largement délité au profit de l'appel du privé.
Plus rien ne justifie le versement d'un tel salaire à des étudiants déjà privilégiés...