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Home  >  Forum  >  Le grand d�bat sur l'Universit�  >  Autonomie des universit�s



Nicolas

10/11/2005 15:43:56

Faut-il plus ou moins d'autonomie pour les universités ?

Si les universités bénéficiaient d'une plus grande autonomie dans leur gestion, cela remettrait-il en cause l'égalité des étudiants d'une université à une autre ?
Gugu

05/12/2005 20:52:30

Je sais pas ! Faut voir !
FCL

05/03/2006 12:22:53

Moi ce que je pense c'est que permettre autant d'égalité d'accès, sans jamais sélectionner, déssert et dévalorise l'Université et conduit à donner des diplômes facilement, à tout le monde.

Le mérite est à proumouvoir.

Par ailleurs, l'Université Française est en crise. Je pense que se poser la question (ou le combat) universités/Grandes Ecoles est un mauvais débat. n part sur de mauvaises bases.
IDe34

05/03/2006 19:30:51

Il ne faut pas oublier que si l'université ne sélectionne pas à l'entrée, elle sélectionne tout au long du parcours...Et in fine tous les étudiants n'arrivent pas à décrocher une licence ou un master, loin de là.

Toutefois sélectionner à l'entrée permettrait d'éviter les amphithéatres surpeuplés des premières années de fac et probablement quelques erreurs d'orientation.


Cela dit, le sujet du post est l'autonomie, pas la sélection, même si les deux thèmes peuvent être liés.
FCL

05/03/2006 19:59:22

Sélection tout au long du cursus certes, mais au final des centaines d'étudiants titulaires d'une licence ou d'une maîtrise sans aucune valorisation sur le marché du travail (mis à part les MSG ou DUT,...).

L'autonomie, moi je suis pour. Dans le sens d'un détachement de l'autorité de l'Etat, qu ipermettrait davantage d'innovation, de développement, de compétetition avec les standards internationaux.
IDe34

05/03/2006 20:15:05

peut-être parce que les universités ne savent pas valoriser leur 'marque'.
FCL

06/03/2006 09:50:59

Je pense que le problème est au-delà des marques. Il faut également travailler sur le fond (cursus progressif, stages obligatoires, intervenants extérieurs, informatiques, anglais + LV2, projets collectifs,...).
nic

27/11/2006 17:25:54

la question de l'autonomie pourrait être aussi comme cela :
1) le Pdt est nommé par le ministère et non plus élu par les enseignants, les étudiants et les personnels tech. Même dans la Fonction Publique, on ne voit cela nulle part ailleurs.
2) le Pdt de l'université dispose d'un budget GLOBALE qu'il négocie auprès de son autorité de tutelle (Le ministère) sur la base d'un projet pédagogique clair.
3) le Pdt dirige un conseil d'Administration composé en partie de représentants de la société civile (entrepreneurs, dirigeants d'entreprises, universitaires étrangers, ...).
4) Le Pdt est libre de faire appel à d'autres sources de financements afin de diversifier les ressources de son université. Avec des règles strictes qui par exemple oblige à ce que plusieurs contributeurs et non pas un seul financent une chaire ou un département ou une faculté.
5) les étudiants sont représentés au sein d'un conseil qui n'a qu'une fonction consultative (selon un modèle approchant celui d'un comité d'entreprise).

L'imagination et la volonté de faire avancer les choses (ce que l'on voit à l'aune de toutes les initiatives locales) s'en trouveraient libérées. Et l'Etat ne perds pas le contrôle.

Qu'en peneez vous?
IDe34

27/11/2006 20:19:36

Si le président d'université est nommé par le ministère, il y a un risque pour qu'encore une fois cette nomination soit politique. Or, pour donner une nouvelle impulsion aux universités il faudrait peut-être que le président de l'université soit choisi pour ses compétences et non pour ses affinités avec un tel ou un tel, ou pour sa capacité à collecter des voix auprès de ses pairs.
nic

28/11/2006 11:08:20

je suis d'accord avec vous IDe 34.
cependant , il faut bien commencer par un bout. Et j'ai l'intime conviction que le simple changement du processus de nomination du Pdt ouvrira très rapidement à ce que vous evoquez : le choix sur des critères de compétences et de projet. Regardons ce qui se passe au niveau des Epic: Geogres Besse en est le parfait exemple chez Renault (et l'Etat n'avait pas perdu la main pour autant), Louis Gallois à la SNCF, etc...
Soyons positif et encourageons les politques de tous bords à franchir le pas et cela va libérer les énergies'.
IDe34

28/11/2006 16:35:45

Oui, il est d'ailleurs probable qu'un poste de pr�sident d'universit� qui serait revaloris� et avec davantage de pouvoirs interesserait pas mal de tr�s bons profils, ne serait-ce que pour le prestige de la fonction.

Concernant les autres propositions que vous soumettez, elles ont d�j� �t� maintes fois formul�es (budget global, v�ritable conseil d'administration, diversification des sources de financement...) ne serait-ce que parce que les mod�les �trangers performants ou les grandes �coles, en France, fonctionnent ainsi.

Pourtant il semble qu'il y ait de multiples r�sistances internes � des changements qui apparaissent de bon sens...Pensez-vous qu'il puisse y avoir des politiques qui passent outre les manifestations �tudiantes ?

didier

28/11/2006 20:21:13

pour en revenir aux presidents d'universités, vous n'avez pas idée comme il est difficile pour un président compétent et novateur(et il en existe) de lutter contre les corporatismes et les réticences au changement de ses personnels. Un pdt n'a pas de baguette magique : en plus de ses pb budgétaires il doit gérer une masse de fonctionnaires qui n'ont aucun intérêt au changement.....et surtout pas de travailler plus ou différement (sauf exceptions)... Ceux qui ot deja siégé au sein de CU ( j'en ai ait partie) savent à quel point la compétence et l'interet étudiant passent apres les considérations politiques, syndicales voire claniques dans certains cas
IDe34

28/11/2006 22:51:27

Il semble qu'il s'agisse d'un problème classique étudié en sociologie des organisations ! Quand des intérêts particuliers et divergeants priment sur l'intérêt général...

Il convient toutefois de constater que des grands établissements ou des écoles internes aux universités travaillent également avec ces mêmes fonctionnaires, ont les mêmes contraintes budgétaires, et arrivent toutefois des résultats plus qu'honorables. Il y a peut-être aussi un problème de taille et d'identité des universités.
didier

29/11/2006 07:47:40

cela nous ramene au mode de désignation du pdt . Dans les écoles internes dont vous parlez le président est nommé très souvent). Le système d'élection (pour 4 ans non renouvelables) du président de fac le rend prisonnier du rapport de force politique dans son établissement....
nic

04/12/2006 10:33:26

bonjour,

Bien. si nous passons le cap du mode de désignation du Pdt. Partons du postulat qu'il est nommé pour 5 ans par décret par le Ministre de l'Eduction Nationale avec une lettre de mission lui attribuant une enveloppe de 100.
Que pouvons nous proposer comme instances pour lui permettre de mener à bien sa mission dans l'intérêt de la Nation et des étudiants?
Conserve t on un CU? un CS?
Par exemple , je propose de faire siéger un membre de la Cour des Comptes et que l'université soit soumis à la validtion par un CAC (Commissaire Aux Comptes) comme dans le privé.
Que proposez vous?
Terao

10/12/2006 07:56:39

Il faut arréter de se voiler la face, de faire des manisfestations où les étudiants crient 'vive la liberté', alors que ces derniers se retrouveront sans emplois justement parce qu'ils sortent de fac. Les universités françaises doivent devenir plus autonomes, doivent pratiquer une sélections, doivent lier de vrais relations avec le monde professionnel.
Savez-vous que dans certains pays tel que le Japon, l'université de la Sorbonne est réputée, alors que comme dans les autres universités françaises, il n'y a pas de sélection !?
Les français sont obsédés par leur université pour tout le monde et leur frais de scolarité bas, mais est-ce que cela leur apporte quelque chose sur le marché du travail ? Est-ce qu'ils pourront postuler à des postes intéressants et variés ? Je vais redonner l'exemple du Japon. Quelqu'un qui a une licence d'espagnol, de théologie catholique, ou de tailandais peut travailler dans n'importe quelle branche, s'il faut des efforts, qu'il se cultivent. En France, regardez ce que font les étudiants diplômés de sciences humaines. Comparez tout cela, et vous verrez quel est le système le plus élitiste dans le mauvais sens du terme entre le système français et celui tel que le système japonais, qui est d'ailleurs le même que le système anglais et américain.
Je dis oui à une autonomie et à une sélection, quitte à une augmentation relative des frais de scolarité et par la même occasion à une abrogation de ce bi-système prépas-grandes écoles / universités.
Avec le système actuel, les français sont le dindon de la farce, et la risée du monde quand il défile pour un pseudo système égalitaire.
IDe34

27/05/2007 15:29:53

Loi sur l'autonomie : première brique de la 'nouvelle université' (communiqué du Ministère)

A l'issue d'une journée de concertation avec la Conférence des Présidents d'Université (CPU) et avec les organisations syndicales étudiantes, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche a déclaré :

' Je me félicite du climat constructif, d'échanges et de dialogue. Notre ambition est d'assurer la qualité partout à tous les niveaux dans l'université dans toutes les filières et dans tous les territoires. Nous devons porter ensemble une vraie volonté de changement. Ce changement est d'une telle ampleur qu'il doit s'inscrire dans la durée, et il doit être profond. Vous l'avez compris, il ne se résume pas à la seule loi sur l'autonomie et la modernisation de la gouvernance des universités que le Président de la République souhaite faire adopter au parlement d'ici à fin juillet.

Cette loi sera largement concertée et je m'engage personnellement à consacrer toute mon énergie à cette concertation, car elle est la première brique de cette ' nouvelle université ' que nous devons construire ensemble.

Mais ce projet est indissociable de l'ouverture parallèle de 4 chantiers que j'engagerai en même temps :

* les conditions de vie étudiantes (logement, santé, bourses, application de la loi sur le handicap 2005, …) ;
* une réflexion globale sur les carrières de tous les personnels des universités (égalité hommes/femmes, progression des carrières, statuts, …) ;
* les conditions matérielles de l'exercice des missions d'enseignement supérieur et de recherche de l'université (bâtiments, sécurité, …) ;
* le statut des jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs (service d'enseignement, évaluation des jeunes chercheurs, rémunérations, …).

C'est au prix de l'ensemble de ces réformes que nous pourrons assurer la réussite de nos étudiants et une réelle égalité des chances. Cette réforme sera accompagnée d'un effort budgétaire sans précédent, qui prévoit une augmentation du budget de l'enseignement supérieur de 50 % sur 5 ans.

Par ailleurs, à la demande des organisations syndicales étudiantes, j'ai décidé d'ajouter un cinquième chantier à l'agenda du ministère. Il concernera la lutte contre l'échec universitaire en premier cycle.

Notre objectif est de faire de l'université le moteur de l'ascenseur social et le creuset de la formation tout au long de la vie et de l'innovation.

Enfin, je tiens à saluer l'engagement déterminé des syndicats étudiants, depuis le CPE, sur la question de l'insertion professionnelle des jeunes. A ce titre, je souhaite faire de la concrétisation des propositions de la mission Hetzel sur l'université et ses débouchés une priorité du ministère '.
Charles

22/06/2007 18:34:39

Je crains qu'une fois de plus l'autonomie des universités soit mal engagée !!! C'est dommage, toutes les parties prenantes à la négociation avaient l'air d'accord sur le principe. Le gouvernement a-t-il voulu aller trop vite ? Les syndicats étudiants et enseignants tiennent-ils un double discours ? Ou alors est-ce que toutes les protestations vont finir par se tasser, comme pour le LMD ?
Beno�t

28/06/2007 22:33:58

Terao, Lorsque vous dites :
- 'les universités françaises doivent devenir plus autonomes', vous parlez d'une autonomie financière, dans l'organisation des enseignements, ou d'autre chose encore ?
- 'pratiquer une sélection', basée sur quoi ?
- 'lier de vrais relations avec le monde professionnel', pourriez-vous préciser de quel ordre ? Ou donner des exemples de mesures que vous prendriez pour créer ces liens ?

Avoir une université accessible à tous et qui pourtant forme des chercheurs reconnus internationalement est quelques choses qu'un bon nombre de pays nous envient. Ce n'est pas parce que l'université est ouverte à tout le monde que la licence est donnée à tout le monde, encore moins le master. Il faut un établissement qui offre une formation de qualité à moindre coût. Les formations professionnalisantes existent (grandes écoles, IUT, BTS, ...), l'université elle-même forme
- des spécialistes des métiers de l'éducation, du livre, du spectacle
- des chercheurs, des médecins, des juristes, des économistes...

Est-ce que des frais de scolarité élevés vont nous apporter quelque chose sur le marché du travail ? (pour reprendre votre question). Je ne connais pas bien la teneur des réformes, mais si c'est pour transformer le système universitaire français en ce que sont les universités anglaises ou américaines (qui ont leurs propres défauts), qu'est-ce que nous y gagnerions ?
Transfert

03/07/2007 19:39:53

Alors que le projet de loi pour l'université est présenté en conseil des ministres le film 'Université en danger' offre en cinq actes une analyse de cette autonomie promise par le pouvoir aux universités. Il donne à voir les conséquences de cette future loi, contredisant le prétendu consensus du monde universitaire sur cette 'réforme la plus importante de la législature'

Visionnez ce film sur : http://www.lautrecampagne.org




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