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Home  >  Forum  >  Le grand d�bat sur l'Universit�  >  Quand l'UNEF fait de l'humour



Rapha�l

12/10/2005 14:43:14

UNEF: « C'est à l'Etat de prendre en charge l'enseignement supérieur.»

Je vous invite à apprécier l'humour de Mickaël Zemmour (entretien sur la page d'accueil), qui sait très bien que le financement public de l'enseignement supérieur en France est profondément anti-redistributif...

Pour mémoire: la 1ère recette de l'Etat, la TVA, est payée par tous les foyers, et pèse donc proportionnellement plus sur les foyers modestes, qui épargnent moins.
L'enseignement supérieur, et en particulier les filières qui coûtent le plus par étudiant ( prépas, grandes écoles..) profitent à l'inverse massivement aux enfants des classes moyennes et supérieures.

Mais Zemmour, qui fait de l'économie, devait pouvoir compléter son propos par quelques élément sur les avantages économiques d'une "vérité des coûts" assorti d'un système de bourses importantes.
IDe34

16/10/2005 11:11:54

A ce propos, voila ce qu'écrivait The Economist le 8 sept dernier : "The standard European retort is that if people have to pay for higher education, it will become the monopoly of the rich. But spending on higher education in Europe is highly regressive (more middle-class students go to university than working-class ones). And higher education is hardly a monopoly of the rich in America: a third of undergraduates come from racial minorities, and about a quarter come from families with incomes below the poverty line. The government certainly has a responsibility to help students to borrow against their future incomes. But student fees offer the best chance of pumping more resources into higher education. They also offer the best chance of combining equity with excellence"
Christophe

16/10/2005 11:16:57

Le représentant de l'Unef parle "d'investissement collectif"..or un Etat peut tout à fait décider d'investir massivement dans son enseignement pour promouvoir l'élévation collective du niveau de connaissance de la société. C'est peut être anti-redistributif dans un premier temps, mais au bout du compte tout le monde doit en profiter, du moins en théorie.
Il précise également que les étudiants "ne sont pas tous favorisés". L'Etat a donc comme mission de donner une chance égale à chacun.
carry

18/10/2005 22:51:22

Quitte à provoquer des hurlements: j'ai toujours pensé que n'importe quel jeune qui est déterminé à entreprendre des études dans un cursus payant peut trouver les moyens de l'intégrer et de le suivre.
Je pense en particulier aux écoles de journalisme, où les frais de concours eux-mêmes deviennent très élevés. Les étudiants défavorisés sélectionnent davantage les concours, triment comme les autres pour les réussir...et je pense qu'ils ont intérêt à mettre en avant leur différence, par exemple à l'oral. Les examinateurs y seront sensibles, d'autant qu'ils cherchent à diversifier le recrutement.
Ensuite, il existe des bourses attribuées en début de scolarité. Et les stages rémunérés et obligatoires au cours du cursus permettent de financer souvent une année entière sur deux.
Mais il est vrai qu'il faut aussi payer son logement, si l'on n'a pas droit à une chambre du Crous, qu'il faut participer à une vie étudiante qui peut revenir cher etc.
J'encourage néanmoins tout un chacun à tenter de réaliser ses ambitions professionnelles. Les barrières sociologiques sont surtout dans les têtes.
berty74

17/03/2006 11:00:59

Oui au CPE, NON à l'opposition primaire
bonjour,

je ne sais pas si vous avez regardé le débat sur le cpe hier soir sur france 2 mais moi Oui et cela a été très enrichissant.

Force est de constater que le clivage droite gauche correspond aux divergences entre le oui et le non. L'opposition qu'elle soit représentée par le corps enseignant ou les journalistes manipule les etudiants et lycéens du fait premier que le cpe soit une initiative de droite, certes pas idéale mais positive et pouvant porter ses fruits en amenant de résultats concrets. Tout ce qui est de droite c'est assimilable au capitalisme au mondialisme c'est à l'avantage des patrons et ça porte préjudice aux travailleurs et aux etudiants. Voila l'idéologie de la gauche qui rejette le cpe en bloc en occultant d'emblée tout ce que ce contrat a de positif parce que simplement quand on se dit de gauche on ne peut rien accepter de ce qui vient de la droite. Critiquer c'est à la portée de n'importe qui, proposer des solutions viables, le PS français n'en a pas.

Pour en revenir au CPE. Combien de jeunes ont galéré pour trouver leur premier emploi , ont mis 6 mois 10 mois 1 an et + pour trouver quelque chose avec bac+5 et + encore. Faut arreter de croire que le CDI est monnaie courante, la plupart des emplois proposés sont des cdd, de l'interim ou des stages à 340 euros et des formations à la con à l' ANPE. Le CPE va réduire ce temps de recherche faciliter l'embauche, il ne va peut etre pas enrayer completement le chomage mais permettre une évolution. Je m'insurge sur le fait que personne ne parle de ce qu'est vraiment le CPE. Il ne s'agit pas d'un stage ni d'un cdd mais bien d'un CDI avec une periode d'essai de 1 mois à 2 ans. Ce qui ne veut pas dire que la personne sera embauché seulement après deux ans. Oui, quand on entend deux ans on tic , seulement faut pas se dire, les patrons vont + exploiter les jeunes et les licencier à la pelle, c'est un raisonemment totalement primaire, la vérité est tout autre : un processus de recurtement ça coute cher, former qqun en interne ça coute du temps et de l'argent également, alors croire que a cause de cette periode d'essai longue les patrons vont licencier en masse c'est se méprendre, se tromper gravement et n'avoir rien compris du tout. Actuellement les CDI classiques c 'est 3 mois voir 6 mois d'essai renouvelable - ce qui peut faire deja long (faites l'addition) - et dans ce cadre, si on est licencié avant la fin de la période d'essai, on a le droit au RMI soit 400 euros par mois. Avec le CPE Le chômage sera indemnisé (80% au bout de deux mois) et 100 % au bout de 4 mois, la différence est réelle ! Laissons les professionnels qui connaissent le business tester cette méthode et arrêtons de donner du crédit aux arguments médiocres de gens qui n'ont jamais cherché du travail et qui n'ont jamais ne serait ce que flirté avec ce dernier, comme par exemple Bruno Julliard, président de l'UNEF, un planqué tenant son discours démagogique d'oppostion qui lui ne sait pas ce que c'est la précarité, il ne l'a jamais vécu. Nous autres, surtout ceux à bac+5, on sait ce que c'est alors basta. Il y a plein d'etudiants qui qui veulent aller étudier et qui ne peuvent pas à cause des blocages. Cela fait 3 semaines entieres que la sorbonne paris I tolbiac est bloquée ! C'est scandaleux.

Le monde a changé, la conjoncture économique aussi, les etudiants doivent comprendre que depuis quelques temps rien n'est acquis, qu'on ne sort pas avec un diplome bac+ 3,4,5 et + et hop! c'est le pactole d'entrée de jeu! On est dans un monde concurrentielle et faut se bouger les fesses, le monde du travail c'est pas le confort du canapé de salon.
Moi j'ai un DESS, j'ai commencé chargé de cliente et j'ai fait ça + d'un an et je peux vous dire que c'est pas facile de commencer en bas de l'echelle comme ça.
Mais aujourd'hui quand on sort sans experience pro on commence en bas. Le probleme de la fac qu'il faut regler c'est la rendre moins théorique et réduire considérablement le fossé entre la formation universitaire et le monde de l'entreprise.

Et pourr conclure les jeunes faut qu'ils se bougent qu'ils voyagent qu'ils voient ce qui se passent à l'étranger murissent et comprennent aussi que bosser c pas se planquer dans le service publique mais changer plusieurs fois de travail dans sa vie, évoluer et pas forcement moisir dans un cdi 10 ans dans la meme boite en se la coulant douce aux 35 heures. On ne se fait pas une place de choix dans le monde du travail ainsi.

IDe34

17/03/2006 11:18:53

Analyse interessante...Et non partisane ?

En ce qui me concerne, je ne suis pas fondamentalement oppos� au CPE, seulement dubitatif. En fait je ne vois pas ce qu'il apporte de plus en terme de flexibilit� pour l'employeur par rapport � 3 ou 4 CDD de suite. Certes il faut motiver les CDD, et respecter des p�riodes de carence, mais les entreprises ne s'embarassent pas syst�matiquement avec ces contraintes l�gales.

Du coup comme �a n'apporte rien � l'employeur, je ne vois pas ce qui inqui�te tant les manifestants. D'autant qu'il est bien �vident qu'un employeur n'embauche pas quelqu'uun dans le but de le licencier.

En ce qui concerne les arguments li�s � la possibilit� de faire un emprunt pour acheter un logement et les reticences des banques � preter au d�butants sous contrat CPE, je ne pense pas que �a concerne grand monde...etant donn� les prix de l'immobilier, je ne vois pas qui, � moins de 26 ans, peut emprunter pour acheter.

En d�finitive, comme personne ne sait quel sera l'impact du CPE (positif ou n�gatif) ni s'il va se substituer � d'autres types de contrats (que ce soit des CDI ouo des contrats d'interim), je crois que la meilleure solution est de le tester pendant un an et de voir ce que �a donne. Ce serait bien evidemment la solution la plus simple et la plus rationnelle pour mettre tout le monde d'accord, mais le dialogue semble assez mal engag�.
JP Lagrange

13/06/2006 17:25:46

A propos de la citation de The Economist fournie par IDe34. Je cite 'And higher education is hardly a monopoly of the rich in America: a third of undergraduates come from racial minorities, and about a quarter come from families with incomes below the poverty line.'.
Je crois qu'il ne faut pas être naïf (je pèse mes mots) :
- d'abord il y a la première division (Ivy League), puis d'autres divisions et, tout en bas, les Community College (quasi gratuits) où on s'arrête à bac+2 en général. Si on est riche on a une bonne chance, quitte à payer, d'aller dans la Ivy League. Sinon il faut être vraiment parmi les plus brillants. Or la carrière qui s'ensuit dépend quelque peu de l'établissement d'origine du diplôme... surtout si c'est un BS ou un BA et non un MS ou MBA

- ensuite les états subventionnent pour leurs ressortissants, ce qui veut dire que pour les universités publiques (i.e. des états) les frais de scolarité ne sont pas du tout les mêmes si on vient de l'état que si on vient d'un autre état ; cela fait une très grosse différence, de sorte que si on veut aller dans une des publiques renommées (par ex Berkeley) soit on vient de l'état (CA dans ce cas) soit il faut être riche ou très brillant

- enfin, les prêts sont une idée (en gros sauf si on est assez brillant pour faire un MBA à Harvard sans le sou). Le système existant en pratique ce sont des plans d'épargne des parents (s'ils n'ont pas le capital aisément disponible). Le hic actuellement est que les frais de scolarité ont tellement explosé (courramment plus de 30 000 dollars pour une année dans les universités les plus renommées, hormis publiques et si on vient de l'état) que ceux qui ont entamé leur plan épargne il y a 15 ans découvrent qu'ils n'ont pas assez d'épargne pour payer... C'est un des sujets de débat depuis cet automne....

Bref quand the Economist dit que 25% des undergraduate viennent de milieux pauvres, il oublie de dire qu'ils ne sont pas dans les mêmes établissements que les riches (hormis quelques brillants, encore une fois) et qu'ils n'auront pas le même diplôme donc la même carrière à la sortie.
Cela s'appelle tromper le monde...
IDe34

13/06/2006 20:32:36

Merci pour cet éclairage sur le système américain. Il est vrai que The Economist ne fait pas toujours preuve de modération lorsqu'il s'agit d'encenser le modèle d'outre-Atlantique face aux systèmes européens.

Pour ce qui est des frais : 30 000 dollars par an pour les universités renommées, ce n'est effectivement pas donné. Ce qui me fait penser qu'en France, c'est 188 dollars l'année, en Licence. C'est-à-dire 160 fois moins.
Comme quoi les universités françaises auraient un peu de marge de manoeuvre...si on voulait bien les laisser demander à leurs étudiants de participer au coût que représente leur formation.

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