D’où vient cette volonté de rapprochement entre l’UTC, l’UTT et l’UTBM ?
Ces trois établissements ont une culture commune. L’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) est née d’une antenne de l’Université de technologie de Compiègne (UTC) installée à Belfort en 1985. Quant aux fondateurs de l’Université de technologie de Troyes (UTT) en 1994, ce sont des anciens de l’UTC. Notre organisation pédagogique et nos structures administratives sont similaires. Nous parlons le même langage même si nous avons nos ancrages régionaux propres.
Quelles sont les coopérations que vous avez déjà mises en place ?
Nous travaillons ensemble à l’international, comme c’est le cas en Chine où nous avons développé l’Université de technologie sino-européenne de l’université de Shanghaï (UTSEUS). Nous avons également une structure de recrutement commune et échangeons des informations sur les candidats.
Quels sont les domaines où les liens sont encore faibles ?
L’une des pistes de mutualisation concerne l’école doctorale. L’UTC et l’UTT en ont une, pas l’UTBM qui est rattachée à l’université de Franche-Comté. L’objectif est d’avoir, à terme, une seule école doctorale pour les trois établissements. À l’international, en dehors de la Chine, nous ne faisons pas grand-chose ensemble. Il y avait autrefois une structure commune à l’UTC et l’UTT que je dirigeais ; aujourd’hui il n’y a plus vraiment d’entité partagée. L’éclatement géographique des trois universités est un frein au rapprochement, nous devons apprendre à travailler à distance.
Quelles sont les coopérations que vous avez déjà mises en place ?
Nous travaillons ensemble à l’international, comme c’est le cas en Chine où nous avons développé l’Université de technologie sino-européenne de l’université de Shanghaï (UTSEUS). Nous avons également une structure de recrutement commune et échangeons des informations sur les candidats.
Quels sont les domaines où les liens sont encore faibles ?
L’une des pistes de mutualisation concerne l’école doctorale. L’UTC et l’UTT en ont une, pas l’UTBM qui est rattachée à l’université de Franche-Comté. L’objectif est d’avoir, à terme, une seule école doctorale pour les trois établissements. À l’international, en dehors de la Chine, nous ne faisons pas grand-chose ensemble. Il y avait autrefois une structure commune à l’UTC et l’UTT que je dirigeais ; aujourd’hui il n’y a plus vraiment d’entité partagée. L’éclatement géographique des trois universités est un frein au rapprochement, nous devons apprendre à travailler à distance.
Justement, comment travaillez-vous concrètement à ce rapprochement ?
La réflexion stratégique est menée par les trois directeurs et les trois présidents des conseils d’administration. Nous invitons de temps en temps les représentants des collectivités locales dans lesquelles nous sommes implantés. Leur apport à nos budgets n’est pas négligeable, elles ont donc leur mot à dire. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est également tenu au courant. Il nous encourage fortement à nous unir, mais il ne nous donne pas de consignes précises.
À l’automne 2009, un article du Monde suggérait une fusion rapide, à l’horizon 2010, avançant même un nom commun, l’Université technologique de France. Est-ce toujours à l’ordre du jour ?
Les choses se sont considérablement accélérées ces dernières années. Mais, à un moment, nous avons peut-être voulu aller un peu trop vite. Aujourd’hui, nous sommes revenus à un rythme plus modéré, qui permet d’étudier les dossiers et de mettre en place les projets sereinement. Pour l’instant, nous sommes plus dans une logique d’alliance que de fusion. La réflexion sur le label commun est en cours, mais nous ne nous sommes pas encore entendus sur une dénomination précise. Je ne suis pas convaincu qu’« Université technologique de France » soit un nom idéal, c’est assez vague.
Il n’y a donc pas de fusion envisagée à court terme ?
L’hypothèse d’une fusion est toujours d’actualité, mais à plus long terme. Aujourd’hui, je pense pouvoir vous dire que nous mettrons en place un projet significatif dans les deux années à venir.
À l’automne 2009, un article du Monde suggérait une fusion rapide, à l’horizon 2010, avançant même un nom commun, l’Université technologique de France. Est-ce toujours à l’ordre du jour ?
Les choses se sont considérablement accélérées ces dernières années. Mais, à un moment, nous avons peut-être voulu aller un peu trop vite. Aujourd’hui, nous sommes revenus à un rythme plus modéré, qui permet d’étudier les dossiers et de mettre en place les projets sereinement. Pour l’instant, nous sommes plus dans une logique d’alliance que de fusion. La réflexion sur le label commun est en cours, mais nous ne nous sommes pas encore entendus sur une dénomination précise. Je ne suis pas convaincu qu’« Université technologique de France » soit un nom idéal, c’est assez vague.
Il n’y a donc pas de fusion envisagée à court terme ?
L’hypothèse d’une fusion est toujours d’actualité, mais à plus long terme. Aujourd’hui, je pense pouvoir vous dire que nous mettrons en place un projet significatif dans les deux années à venir.
NB :
Crédit photos : ©UTCommunication

Vie universitaire
Louis Côté, de l’Université de Technologie de Compiègne : « Pas de fusion à court terme »

