L'Ena, à Strasbourg
L'université Paris I était dotée d'une Prép'ENA depuis les années 80. « Mais les candidats passaient des concours moins prestigieux, et le soutien politique de l'université n'était pas suffisant », raconte M. Marcou. En 2003, le président de l'université lui a confié la mission de conduire les étudiants vers l'école de l'élite administrative, avec de nouveaux moyens. Soutenu par l'ENA elle-même, et en association avec l'Ecole normale supérieure (ENS), cet enseignant a relevé le défi. Sous sa nouvelle mouture, la Prép'ENA qu'il co-dirige depuis la rentrée 2005 avec Stéphane Israël, conseiller référendaire à la Cour des Comptes et professeur à l’ENS Ulm, commence à porter ses fruits.
Si L'ENS est venue en appui, c'est qu'elle cherchait une alternative à l'IEP de Paris, chez qui partaient parfois ses élèves en 3e cycle, afin d'accéder ensuite à la Prép'ENA, réservée aux élèves de la maison. « L'ENS souhaitait que l'ENA redevienne un débouché pour les Normaliens, comme au milieu des années 80 où ils étaient dispensés de concours. Nous avons cependant jugé qu'ils devaient suivre une préparation, et passer les examens », ajoute le directeur de l'ENA, Antoine Durrleman, qui s'est fait le marieur de ces initiatives de l'ENS et de Paris I.
Les élèves des trois écoles normales supérieures (Ulm, Cachan, Lettres et sciences humaines) sont dispensés de l’épreuve de sélection pour la Prép'ENA, de même que les étudiants de Paris I ayant obtenu la mention Très bien à une maîtrise ou un master 1, en droit, science économique, science politique ou science de gestion. Plus généralement, la préparation est ouverte aux étudiants titulaires d’une maîtrise (master 1) ou d’un diplôme reconnu équivalent. Tous les candidats doivent avoir moins de 28 ans - c'est également la condition pour passer le concours externe d’entrée à l’ENA. Les élèves admis à suivre la formation sont choisis en fonction de leur dossier et d'une dissertation de culture générale d’une durée de 5 heures.
Ainsi, parmi les quelque 90 étudiants sur les bancs de Paris I actuellement, figurent une vingtaine de Normaliens, 17 élèves de Paris I, 22 des IEP de province, une douzaine d'autres universités, et enfin une vingtaine issus d'écoles de commerce et d'ingénieurs (dont Polytechnique). En même temps qu'ils préparent l'ENA, les étudiants, s'ils valident leurs deux semestres d'enseignement, obtiennent un master en droit public.
Si L'ENS est venue en appui, c'est qu'elle cherchait une alternative à l'IEP de Paris, chez qui partaient parfois ses élèves en 3e cycle, afin d'accéder ensuite à la Prép'ENA, réservée aux élèves de la maison. « L'ENS souhaitait que l'ENA redevienne un débouché pour les Normaliens, comme au milieu des années 80 où ils étaient dispensés de concours. Nous avons cependant jugé qu'ils devaient suivre une préparation, et passer les examens », ajoute le directeur de l'ENA, Antoine Durrleman, qui s'est fait le marieur de ces initiatives de l'ENS et de Paris I.
Les élèves des trois écoles normales supérieures (Ulm, Cachan, Lettres et sciences humaines) sont dispensés de l’épreuve de sélection pour la Prép'ENA, de même que les étudiants de Paris I ayant obtenu la mention Très bien à une maîtrise ou un master 1, en droit, science économique, science politique ou science de gestion. Plus généralement, la préparation est ouverte aux étudiants titulaires d’une maîtrise (master 1) ou d’un diplôme reconnu équivalent. Tous les candidats doivent avoir moins de 28 ans - c'est également la condition pour passer le concours externe d’entrée à l’ENA. Les élèves admis à suivre la formation sont choisis en fonction de leur dossier et d'une dissertation de culture générale d’une durée de 5 heures.
Ainsi, parmi les quelque 90 étudiants sur les bancs de Paris I actuellement, figurent une vingtaine de Normaliens, 17 élèves de Paris I, 22 des IEP de province, une douzaine d'autres universités, et enfin une vingtaine issus d'écoles de commerce et d'ingénieurs (dont Polytechnique). En même temps qu'ils préparent l'ENA, les étudiants, s'ils valident leurs deux semestres d'enseignement, obtiennent un master en droit public.
rechercher des nouveaux talents
« Le programme pédagogique de la Prép-ENA a été changé dès la rentrée 2004. Nous avons renforcé les matières décisives et donné plus d'importance à la culture générale. Nous faisons intervenir de jeunes hauts fonctionnaires pour des conférences. La réforme a été pleinement mise en oeuvre à la rentrée 2005 », explique M. Marcou. A propos de ce qu'apporte l'ENS à la prépa, il remarque que « nous avons chacun nos atouts: les Normaliens excellent aux concours; tandis que nos étudiants ont un bon niveau en droit et en économie ». Le co-directeur de la Prép'ENA note toutefois que les étudiants issus des universités sont généralement « mal préparés à l'esprit des épreuves orales et écrites de l'ENA ». Ils doivent « souvent apprendre à développer des points de vue personnels, et oser les exprimer », ajoute-t-il. Ce défaut ne semble toutefois pas être l'apanage des universitaires puisque comme le remarque le jury de l'ENA dans son rapport sur le concours 2004: « Certains candidats pourtant titulaires des diplômes les plus prestigieux (agrégation, HEC, Essec, IEP...) apparaissent dépourvus de tout jugement, incapables d'exposer une pensée claire et personnelle, comme fatigués par leur trop lourd bagage ».
Le co-directeur semble relativement satisfait de la formule trouvée avec l'ENS: « nous avons eu trois reçus cette année à l'ENA. Bien sûr nos étudiants ne se présentent pas seulement à ce concours: trois ont réussi le concours du ministère des Affaires étrangères, quatre le concours d'administrateur territorial, et nous attendons les résultats du concours des assemblées parlementaires ». Etant donné que l'effectif durant l'année de démarrage était de 45 élèves, cela donne un taux de placement d'un quart. "C'est tout à fait estimable", salue le directeur de l'ENA. Sachant que le taux pour les IEP de province est de 1/6 ou 1/7 en moyenne.
« Concurrencer l'IEP de Paris est donc possible, surtout que leurs promotions sont d'une tout autre taille - plus de 300 élèves », ajoute M. Marcou. « L'IEP de Paris est prédominant car il fournit le plus de candidats », affirme également M. Durrleman, qui, en tant que « chercheur de nouveaux talents », note aussi l'émergence d'IEP connaissant des succès au concours de l'ENA, comme ceux de Rennes et Lille.
La Prép'ENA Paris I-ENS n'est pas un cas unique: l'université Dauphine et l'université de Montpellier I, par le biais de sa faculté de droit, ont également leur prépa. Diversifier le recrutement de l'ENA passe-t-il par de nouvelles associations, avec des écoles de commerce ou d'ingénieurs par exemple? « Nous sommes ouverts à toutes les formes de partenariat, tout en restant attachés à nos filières traditionnelles », admet M. Durrleman qui précise : "Nous ne voulons pas créer de grandes écuries »
Le co-directeur semble relativement satisfait de la formule trouvée avec l'ENS: « nous avons eu trois reçus cette année à l'ENA. Bien sûr nos étudiants ne se présentent pas seulement à ce concours: trois ont réussi le concours du ministère des Affaires étrangères, quatre le concours d'administrateur territorial, et nous attendons les résultats du concours des assemblées parlementaires ». Etant donné que l'effectif durant l'année de démarrage était de 45 élèves, cela donne un taux de placement d'un quart. "C'est tout à fait estimable", salue le directeur de l'ENA. Sachant que le taux pour les IEP de province est de 1/6 ou 1/7 en moyenne.
« Concurrencer l'IEP de Paris est donc possible, surtout que leurs promotions sont d'une tout autre taille - plus de 300 élèves », ajoute M. Marcou. « L'IEP de Paris est prédominant car il fournit le plus de candidats », affirme également M. Durrleman, qui, en tant que « chercheur de nouveaux talents », note aussi l'émergence d'IEP connaissant des succès au concours de l'ENA, comme ceux de Rennes et Lille.
La Prép'ENA Paris I-ENS n'est pas un cas unique: l'université Dauphine et l'université de Montpellier I, par le biais de sa faculté de droit, ont également leur prépa. Diversifier le recrutement de l'ENA passe-t-il par de nouvelles associations, avec des écoles de commerce ou d'ingénieurs par exemple? « Nous sommes ouverts à toutes les formes de partenariat, tout en restant attachés à nos filières traditionnelles », admet M. Durrleman qui précise : "Nous ne voulons pas créer de grandes écuries »

Vie universitaire
Comment la Prép'ENA Paris I-ENS tente de damer le pion à l'IEP de Paris







