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Augmentation de 10% du nombre d’inscrits en MS, en 2007-2008


Lancé en 1986 par la Conférence des grandes écoles (CGE), le mastère spécialisé s’est imposé petit à petit dans le paysage de l’enseignement supérieur français. Solide, il parvient à se maintenir en dehors du schéma LMD, dans lequel il ne s’insère absolument pas puisque c’est un programme en un an qui recrute des Bac+5. Un programme maison, devrait-on dire, car le mastère spécialisé n’est pas un diplôme universitaire, mais une marque déposée des grandes écoles. Un label élitiste, dont peuvent se revendiquer 68 500 titulaires à ce jour.



Il y a actuellement 6282 inscrits dans l’un des 344 mastères spécialisés (MS) accrédités par la CGE et ouverts dans des écoles d’ingénieurs ou de commerce. Sur un an, le nombre d’étudiants a progressé de près de 10%.

Ces programmes apportent une « spécialisation ou une double-compétence », selon la CGE. Les MS sont pensés pour les besoins très spécifiques d’un ingénieur qui veut faire de la finance, d’un juriste qui veut acquérir une expertise en fiscalité ou encore d’un médecin qui veut s’orienter vers l’industrie pharmaceutique.

Les premiers à postuler aux MS sont les diplômés des grandes écoles eux-mêmes. En effet, la plus forte proportion d’étudiants en MS, à presque 44%, venait l’an passé d’une école d’ingénieurs. De leur côté, les diplômés d’écoles de commerce représentaient 12% du total des entrants en MS. Seul un étudiant sur quatre provenait d’une filière universitaire.

Les MS coûtent fréquemment plus de 10 000 € pour 12 à 18 mois de scolarité, y compris les stages. À ce prix, les étudiants sont peu nombreux : 14 en moyenne par mastère dans les écoles d’ingénieurs, et 24 dans les écoles de commerce. La Conférence des grandes écoles garantit que ses mastères répondent à un réel besoin des entreprises. C’est la condition sine qua non de lancement d’un nouveau programme.

En 2008-2009, comme chaque année, de nouveaux mastères vont ouvrir, en voici quelques exemples :

  • EI.Cesi : Management de la construction durable
  • Ensam ParisTech : construction et habitat durables
  • ISEP : Ingénierie financière, informatique et mathématiques
  • ISEP : L’intelligence des risques par l’intelligence économique

  • Audencia : Direction de l’information et de la communication
  • EM Lyon : Finance de marché
  • ESC Toulouse : Gestion du développement durable et du changement climatique
  • ESCEM : Exportation des vins
  • ESCEM : Microfinance
  • ESSEC : Business Administration Research


Rédaction
14 Juillet 2008





Voir aussi : cge, grandes écoles, mastère


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