Pour les étudiants, comme pour les employeurs, il y avait auparavant des DESS et des DEA, et maintenant on parle de masters. Quand on a fait cinq ans d’études après le bac, on reçoit un diplôme de master en telle ou telle matière. C’est simple ? Oui. Trop même. En réalité, il faut distinguer les grades master, les spécialités de master, les mentions de master, les diplômes nationaux de master (DNM)…autant d’éléments terminologiques non identifiés engendrés par l’application de la réforme LMD depuis quatre ans. Les responsables pédagogiques pourtant sont les premiers à reconnaître que personne ne fait la différence entre un grade, un DNM ou une spécialité. « On communique sur le terme master, inutile d’embrouiller les gens avec des notions compliquées », explique cette responsable d’une spécialité de master au sein de l’université Pierre Mendès France, à Grenoble.
En théorie, le diplôme qui donne droit à la collation du grade de master, c’est-à-dire qui correspond à un niveau de cinq années d’études réussies après le bac, est le diplôme de master, lequel est subdivisé en spécialités (les ex DESS ou DEA). Cependant, parce qu’il n’y a pas que des universités dans l’enseignement supérieur français, le grade de master peut aussi être conféré par l’Etat aux titulaires d’un diplôme d’ingénieur, d’un diplôme d’Etat en architecture, d’un diplôme de fin d’études des grandes écoles de commerce ou encore d’un diplôme de fin d’études délivré par un Institut d’Etudes Politiques (IEP). Les grandes écoles et les écoles rattachées aux universités ne délivrent donc pas de masters, mais des diplômes qui ont grade de master. La différence ? Intrinsèquement le cursus n’est pas le même. Le diplôme national de master correspond à un contenu pédagogique précis, argumente-t-on à la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES). Seuls quelques initiés peuvent saisir cette nuance.
Et en pratique ces différences entre grade et diplôme compliquent la vie des établissements. Par exemple, au sein des IEP, les étudiants qui suivent cinq années de scolarité sortent avec le diplôme de l’IEP, qui vaut grade de master, et un diplôme national de master lié à leur spécialisation. Deux diplômes pour le prix d’un, donc. Mais les étudiants qui entrent en quatrième année de certains IEP peuvent, selon leur voie d’entrée (par concours ou sur dossier) sortir diplômés de l’IEP et d’un master ou seulement d’une spécialité de master. Pourtant, ils effectuent le même parcours en deux ans. Cocasse !
En théorie, le diplôme qui donne droit à la collation du grade de master, c’est-à-dire qui correspond à un niveau de cinq années d’études réussies après le bac, est le diplôme de master, lequel est subdivisé en spécialités (les ex DESS ou DEA). Cependant, parce qu’il n’y a pas que des universités dans l’enseignement supérieur français, le grade de master peut aussi être conféré par l’Etat aux titulaires d’un diplôme d’ingénieur, d’un diplôme d’Etat en architecture, d’un diplôme de fin d’études des grandes écoles de commerce ou encore d’un diplôme de fin d’études délivré par un Institut d’Etudes Politiques (IEP). Les grandes écoles et les écoles rattachées aux universités ne délivrent donc pas de masters, mais des diplômes qui ont grade de master. La différence ? Intrinsèquement le cursus n’est pas le même. Le diplôme national de master correspond à un contenu pédagogique précis, argumente-t-on à la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES). Seuls quelques initiés peuvent saisir cette nuance.
Et en pratique ces différences entre grade et diplôme compliquent la vie des établissements. Par exemple, au sein des IEP, les étudiants qui suivent cinq années de scolarité sortent avec le diplôme de l’IEP, qui vaut grade de master, et un diplôme national de master lié à leur spécialisation. Deux diplômes pour le prix d’un, donc. Mais les étudiants qui entrent en quatrième année de certains IEP peuvent, selon leur voie d’entrée (par concours ou sur dossier) sortir diplômés de l’IEP et d’un master ou seulement d’une spécialité de master. Pourtant, ils effectuent le même parcours en deux ans. Cocasse !
Comment créer des intitulés de diplômes à rallonge
Pour éviter une inflation de formations, le ministère a mis en place des règles précises pour l’habilitation des masters et de leurs spécialités. A la DGES, on explique que les masters se répartissent en domaines (quatre, en principe : Arts et lettres, Droit-économie-gestion, Sciences humaines et sociales, et Sciences, technologies et santé). Ces domaines sont ensuite structurés en mentions, lesquelles mentions sont subdivisées en spécialités. Des universités, par coquetterie peut-être, mais sans obligation, distinguent plusieurs parcours au sein des spécialités. Les intitulés des diplômes ressemblent donc à des poupées russes. Prenons pour exemple l’ancien DESS finance d’entreprise et de marché de l’université Robert Schuman à Strasbourg. Il s’agit désormais du « master finance d’entreprise, parcours professionnel du master management, mention comptabilité finance, spécialité finance d’entreprise et de marché »! A l’université Pierre et Marie Curie (UPMC), le DESS de mathématiques appliquées est devenu le « parcours M2 mathématiques pour l'entreprise proposé par la spécialité ingénierie mathématique en seconde année du master mathématiques et applications ». Du côté de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, on peut suivre un master « études sociales : travail et développement, mention études du développement, spécialité aménagement local et dynamique territoriale dans les pays en développement ».
Ces dénominations à rallonge peuvent peut-être permettre de remplir un CV s’il s’avère dégarni, certes, mais ce n’était probablement pas la meilleure façon de faciliter la reconnaissance des diplômes à l’international. Ce sont les universités qui proposent des maquettes au ministère, lequel habilite ou non les masters, leurs mentions et leurs spécialités. Apparemment, aucun spécialiste en marketing n’a été convié aux réunions préparatoires.
Ces dénominations à rallonge peuvent peut-être permettre de remplir un CV s’il s’avère dégarni, certes, mais ce n’était probablement pas la meilleure façon de faciliter la reconnaissance des diplômes à l’international. Ce sont les universités qui proposent des maquettes au ministère, lequel habilite ou non les masters, leurs mentions et leurs spécialités. Apparemment, aucun spécialiste en marketing n’a été convié aux réunions préparatoires.

Vie universitaire
Diplômé d’un Master W, mention Y, spécialité Z, parcours K ?






