Le site internet est un peu cheap, le corps professoral mystérieux et les locaux provisoires, mais SCPO Barcelone, qui se présente comme « un nouvel IEP européen », a de grandes ambitions. Le projet, porté par Jean-Marcel Rostand, « cadre de la fonction publique en disponibilité qui a longtemps travaillé pour La Poste », a pour but de donner naissance à une nouvelle grande école en sciences politiques. À cette fin, la structure, simple émanation d’une association basée à Perpignan, va former 25 à 60 étudiants dans un premier temps, moyennant 6400 euros par an. En vitesse de croisière, l’IEP de Barcelone vise à accueillir 600 étudiants.
Pour le moment, cette école privée qui n’a aucun lien avec les IEP français est en phase de recrutement de ses premiers élèves. Grâce à quelques encarts de publicité insérés dans La Dépêche du Midi et le Midi Libre, Jean-Marcel Rostand pense atteindre son objectif de « 25 étudiants pour débuter à la rentrée ». L’école démarre avec très peu de moyens (l’investissement initial est inférieur à 100 000 euros) et 12 profs « intéressés au projet ».
Pour le moment, cette école privée qui n’a aucun lien avec les IEP français est en phase de recrutement de ses premiers élèves. Grâce à quelques encarts de publicité insérés dans La Dépêche du Midi et le Midi Libre, Jean-Marcel Rostand pense atteindre son objectif de « 25 étudiants pour débuter à la rentrée ». L’école démarre avec très peu de moyens (l’investissement initial est inférieur à 100 000 euros) et 12 profs « intéressés au projet ».
Un eventuel partenariat avec l'université de Barcelone
Les promoteurs de la future école suggèrent une filiation intellectuelle avec l’IEP de Paris. Ils rappellent à plusieurs reprises qu’ils sont diplômés de Sciences Po et utilisent un logo qui ressemble à celui qu’utilisait, il y a encore peu de temps, l’école de la rue Saint-Guillaume. Mais dans les faits, il n’y a aucun lien. Dans les brochures de SCPO Barcelone, le terme « Sciences Po Barcelone » n’est jamais employé, mais seulement « SCPO » ou « IEP » (Institut d’Estudis Politiques).
Le but - assumé - est de récupérer une partie des candidats qui n’ont pas réussi les IEP en France, à l’image des facultés belges de Médecine qui héritent des recalés du concours français. Sauf que ces facultés belges sont reconnues.
L’IEP de Barcelone, à l’inverse, n’a pas de reconnaissance officielle, il prévoit donc de faire inscrire ses étudiants en parallèle à l'université de Barcelone ou auprès d'universités françaises (Perpignan / Toulouse / Montpellier) afin que ceux-ci puissent valider leurs années d’études. Pour l’instant, aucun accord n’a été signé, même si « un partenariat est en bonne voie avec une université à Barcelone », assure Jean-Marcel Rostand.
Le plus étrange reste cette promesse faite sur les brochures d'« un débouché professionnel garanti à tous les élèves ». Le petit SCPO Barcelone aurait-il trouvé la martingale de l’insertion professionnelle ? Interrogé par l’Observatoire Boivigny, Jean-Marcel Rostand explique qu’il est « sûr de pouvoir donner une telle garantie au moins aux premières promotions » grâce à de la création et reprise d’entreprises. Ce n’est pas très clair, mais il est vrai qu’il a encore 5 ans (date de sortie de la première promotion) pour trouver une solution.
En attendant – si jamais l’école voit effectivement le jour – les étudiants ne vont pas rigoler. Sur une des brochures, on peut lire : « l'ambiance à ScPo Barcelone est studieuse. (…) lors de certaines journées (…) le port d'une tenue commune, bleue marine et blanche vous sera par exemple imposé ».
Le but - assumé - est de récupérer une partie des candidats qui n’ont pas réussi les IEP en France, à l’image des facultés belges de Médecine qui héritent des recalés du concours français. Sauf que ces facultés belges sont reconnues.
L’IEP de Barcelone, à l’inverse, n’a pas de reconnaissance officielle, il prévoit donc de faire inscrire ses étudiants en parallèle à l'université de Barcelone ou auprès d'universités françaises (Perpignan / Toulouse / Montpellier) afin que ceux-ci puissent valider leurs années d’études. Pour l’instant, aucun accord n’a été signé, même si « un partenariat est en bonne voie avec une université à Barcelone », assure Jean-Marcel Rostand.
Le plus étrange reste cette promesse faite sur les brochures d'« un débouché professionnel garanti à tous les élèves ». Le petit SCPO Barcelone aurait-il trouvé la martingale de l’insertion professionnelle ? Interrogé par l’Observatoire Boivigny, Jean-Marcel Rostand explique qu’il est « sûr de pouvoir donner une telle garantie au moins aux premières promotions » grâce à de la création et reprise d’entreprises. Ce n’est pas très clair, mais il est vrai qu’il a encore 5 ans (date de sortie de la première promotion) pour trouver une solution.
En attendant – si jamais l’école voit effectivement le jour – les étudiants ne vont pas rigoler. Sur une des brochures, on peut lire : « l'ambiance à ScPo Barcelone est studieuse. (…) lors de certaines journées (…) le port d'une tenue commune, bleue marine et blanche vous sera par exemple imposé ».
NB :
Télécharger une affichette de publicité pour SCPO Barcelone :

Vie universitaire
Un bien curieux projet d’IEP à Barcelone








