Le système d’enseignement supérieur français est construit de telle sorte que les lycéens doivent, pendant leur année de terminale, se déterminer sur leur orientation universitaire, et ce, avant même d’avoir découvert la fac. Ainsi vont-ils choisir de se spécialiser par exemple en Droit, Médecine, Urbanisme, Architecture ou encore en Psychologie… sans rien savoir de ces matières puisqu’elles ne sont pas abordées au lycée. Sans parler du cas des grandes écoles, dont la teneur de l’enseignement reste souvent inconnue, y compris des élèves déjà engagés dans les classes préparatoires.
L’introduction d’un semestre d’orientation lors de l’arrivée à l’université a partiellement corrigé cet effet. Reste que le taux d’échec demeure significatif pendant les premières années universitaires, et que celui-ci est partiellement imputable à une mauvaise orientation initiale. Il y a bien des conseillers d’orientation au sein des lycées (environ 4500), mais ceux-ci font davantage office de psychologues scolaires aidant les lycéens à élaborer un projet d’avenir à partir de bilans, que de guide pour se frayer un chemin dans le monde de l’enseignement supérieur. Recrutés parmi les titulaires de licence (ou d’un diplôme supérieur) en psychologie, ils ont parfois quelques difficultés à renseigner précisément les lycéens sur les formations scientifiques ou économiques, notamment.
Les lycéens qui souhaitent continuer d’étudier au-delà du bac ont donc des difficultés à découvrir en amont le véritable contenu des études dans lesquelles ils comptent s’engager. Dans d’autres pays, il en va différemment. Ainsi il existe une association basée aux Etats-Unis (1) dont le programme, baptisé Advanced Placement, permet à des lycéens d’obtenir des dispenses dans l’obtention du diplôme parachevant le premier cycle universitaire, moyennant le passage d’un ou plusieurs examens. Ce système de pré-crédits universitaires a été conçu dans le but de permettre aux lycéens de prendre de l’avance sur leur parcours : au sein de leur établissement, ils suivent, sur la base du volontariat, des cours de niveau universitaire donnés par des enseignants du secondaire. Ils ont ensuite la possibilité de valider cet enseignement dans le cadre d’un test en fin d’année. Les crédits obtenus sont ensuite reconnus par les universités qui adhèrent au programme.
Dans le contexte universitaire américain, l’orientation ne se fait pas dès la première année, puisque les études restent relativement généralistes jusqu’au master. En revanche, en France un dispositif similaire pourrait servir d’aiguillage pour l’enseignement supérieur et réduirait ainsi les erreurs d’orientation. Ce système aurait également comme mérite de combler en partie le fossé pédagogique qui sépare le secondaire de l’université.
L’introduction d’un semestre d’orientation lors de l’arrivée à l’université a partiellement corrigé cet effet. Reste que le taux d’échec demeure significatif pendant les premières années universitaires, et que celui-ci est partiellement imputable à une mauvaise orientation initiale. Il y a bien des conseillers d’orientation au sein des lycées (environ 4500), mais ceux-ci font davantage office de psychologues scolaires aidant les lycéens à élaborer un projet d’avenir à partir de bilans, que de guide pour se frayer un chemin dans le monde de l’enseignement supérieur. Recrutés parmi les titulaires de licence (ou d’un diplôme supérieur) en psychologie, ils ont parfois quelques difficultés à renseigner précisément les lycéens sur les formations scientifiques ou économiques, notamment.
Les lycéens qui souhaitent continuer d’étudier au-delà du bac ont donc des difficultés à découvrir en amont le véritable contenu des études dans lesquelles ils comptent s’engager. Dans d’autres pays, il en va différemment. Ainsi il existe une association basée aux Etats-Unis (1) dont le programme, baptisé Advanced Placement, permet à des lycéens d’obtenir des dispenses dans l’obtention du diplôme parachevant le premier cycle universitaire, moyennant le passage d’un ou plusieurs examens. Ce système de pré-crédits universitaires a été conçu dans le but de permettre aux lycéens de prendre de l’avance sur leur parcours : au sein de leur établissement, ils suivent, sur la base du volontariat, des cours de niveau universitaire donnés par des enseignants du secondaire. Ils ont ensuite la possibilité de valider cet enseignement dans le cadre d’un test en fin d’année. Les crédits obtenus sont ensuite reconnus par les universités qui adhèrent au programme.
Dans le contexte universitaire américain, l’orientation ne se fait pas dès la première année, puisque les études restent relativement généralistes jusqu’au master. En revanche, en France un dispositif similaire pourrait servir d’aiguillage pour l’enseignement supérieur et réduirait ainsi les erreurs d’orientation. Ce système aurait également comme mérite de combler en partie le fossé pédagogique qui sépare le secondaire de l’université.
NB :
(1) http://www.collegeboard.com/

Vie universitaire
Des crédits universitaires dès le lycée