Dans son étude (1) le Céreq étudie aussi l'influence des modalités de sélection mises en oeuvre. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, l'organisme relève que dans près d'un tiers des recrutements, une seule candidature a été examinée. Pour un recrutement sur quatre, ce sont les relations professionnelles qui ont permis de trouver l'heureux élu, et pour un recrutement sur cinq, les candidatures spontanées. Les débutants sont plus facilement recrutés en piochant dans ces candidatures reçues sans sollicitation.
Dans les cas où l'employeur fait appel à un centre de formation ou à un organisme professionnel, la situation tourne en faveur des débutants, mais pas si l'employeur sollicite l'ANPE. La situation est également propice au recrutement d'un débutant si l'employeur souhaite sélectionner sur la base d'une lettre de motivation ou un dossier de candidature. Mais quand l'employeur demande les prétentions salariales ou des lettres de recommandations, cela a l'effet inverse. Les critères portant sur la formation, le niveau de diplôme, la filière, mais aussi l'âge, l'apparence ou la possibilité de bénéficier d'aides à l'emploi poussent à l'embauche de débutants, contrairement aux critères d'expérience ou encore de capacités physiques.