Valérie Pécresse s'attaque donc là à un nouveau front international, alors que déjà les chantiers ne manquent pas en France. Le plan « Réussir en licence » est en train d'être mis en œuvre, et avec lui, des modifications substantielles comme l'instauration d'un contrôle continu en 1ère année et la fin de la session de rattrapage de septembre, actées dernièrement. Sur la table de la ministre se trouve aussi un rapport de l'Assemblée nationale sur l'allocation des moyens des universités, remis le 25 juin et qui préconise de tenir compte des performances des établissements. Une concertation doit débuter en septembre pour réformer le dispositif actuel (normes San Remo). La Conférence des présidents d'université (CPU) s'est dite mi-juin favorable à un « financement à l'activité (enseignement supérieur et recherche) couplé à un mécanisme de prise en compte de l'efficacité et de la qualité des activités de formation et de recherche », qui pourrait être appliqué en 2009, à condition que les financements de l'Etat augmentent globalement.
Autre rapport attendu, celui de la « commission sur les nouveaux partenariats entre les universités et les grandes écoles », installée début juin et qui a pour mission de proposer des passerelles entre ces deux mondes, dans la lignée de la loi sur l'autonomie des universités. La ministre vient en tout cas de régler pour un temps un dossier : celui du « plan stratégique horizon 2020 » du CNRS, que le conseil d'administration du mastodonte de la recherche a finalement adopté le 1er juillet. Malgré les protestations récurrentes de chercheurs, le CNRS sera structuré en instituts disciplinaires.