Les formations aux sciences politiques en France, et en Europe
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Sciences Po dans le 9-3
'Apr�s le Coll�ge de France � Aubervilliers, Sciences-po, au Blanc-Mesnil. La prestigieuse �cole parisienne , de son vrai nom, Institut d'�tudes politiques (IEP) de Paris, et la ville moyenne de la... -
Sciences Po Strasbourg 1 er au concours l'Express-Grandes Ecoles
'Le suppl�ment r�gional de mars 2007 r�alis�, pour le magazine L'Express, par l'association de l'IEP de Strasbourg Alsace Express a remport� le 1er prix du concours... -
L'IEP de Paris au Havre ?
Effectivement, ce sera le HAVRE. Magnifique ville de la c�te normande...que connaissent bien les Chinois (enfin bient�t).... -
Faire une prep ENA � Paris1-ENS
Je suppose qu'en appelant le num�ro ci-dessous vous obtiendrez la r�ponse � votre question : Responsable administrative : Mme... -
Faire une prep ENA � Paris1-ENS
Bonjour, Dipl�m�e de l'IEP de Rennes, mention bien en juin 2006 et actuellement en double cursus master2 G�opolitique et Etudes Europ�ennes � l'universit� de...
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Classement des Institut d'�tudes politiques (IEP)
Pour ton info , kikipu, plus de 70% des diplom�s des iep travaillent dans le priv�... Et selon les sp�cialit�s, beaucoup n'ont pas � rougir des salaires des ESC... -
Classement des Institut d'�tudes politiques (IEP)
Moi je dis que si on fais pas l'ENA apres scien po ca serrrt a rien du tout d'integrer science po -
Classement des Institut d'�tudes politiques (IEP)
A C�cile... Oui je suis �tudiant � l'IEP de Lille et depuis 4 ans... Ce que tu d�cris de... -
Classement des Institut d'�tudes politiques (IEP)
Bonsoir a tous, voila g vraiment besoin de votre avis: G �t� accept�e en 4eme ann�e a l'IEP de Grenoble mais g �galement �t� accept�e a Mc Gill University �... -
Classement des Institut d'�tudes politiques (IEP)
J'ai beaucoup appr�ci� l'humour de Fouquier-Tinville au sujet de l'IEP de Lille. Je crois que personne n'avait jamais �t� aussi loin!! Comme on peut encore le...
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Partenariats, concours, p�dagogies, recherche
Sciences Po Bordeaux a sign� une convention avec l'IJBA 30/05/2007
"Après avoir signé une convention avec l'ESJ de Lille, le CFJ et l'IPJ de Paris, Sciences Po Bordeaux en ajoute une quatrième avec l'Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine.
Sciences Po Bordeaux a mis en place, dans son offre de "parcours" en Master et en années 4 et 5 de son diplôme, une préparation spécifique à certaines grandes écoles de journalisme intitulée parcours "Journalisme" (JO). La formation dispensée dans ce parcours et ses modalités pratiques (scolarité partagée avec ces grandes Ecoles, en année 5 ou M2 de Master), sont disponibles sur le site de l'IJBA et sur celui de Sciences Po Bordeaux. Rubrique "Formation" puis "Formation initiale" et "Deuxième cycle".
A lire sur : http://www.sciencespobordeaux.fr/
Sciences Po Bordeaux a mis en place, dans son offre de "parcours" en Master et en années 4 et 5 de son diplôme, une préparation spécifique à certaines grandes écoles de journalisme intitulée parcours "Journalisme" (JO). La formation dispensée dans ce parcours et ses modalités pratiques (scolarité partagée avec ces grandes Ecoles, en année 5 ou M2 de Master), sont disponibles sur le site de l'IJBA et sur celui de Sciences Po Bordeaux. Rubrique "Formation" puis "Formation initiale" et "Deuxième cycle".
A lire sur : http://www.sciencespobordeaux.fr/
Sciences-Po, qu-est-ce que c'est ?
Sciences Po Le Havre 30/05/2007
Sciences Po Paris compte désormais 5 filiales en région, à Dijon, Menton, Nancy, Poitiers et Le Havre, ce qui représente un peu plus de 600 étudiants.
Ces antennes délocalisées de l'IEP de Paris ont chacune leur spécialité:
Ces cursus durent deux ans. Les étudiants passent ensuite une année à l'étranger, puis rejoignent Paris pour effectuer leur master (d'une durée de deux ans). Ils sont ensuite diplômés de Sciences Po Paris.
Ces antennes délocalisées de l'IEP de Paris ont chacune leur spécialité:
- Pays de l'Europe centrale et orientale à Dijon
- Pays germanophones et franco-allemand à Nancy
- Pays du Moyen Orient et Méditerranée à Menton
- Péninsule ibérique et monde latino-américain à Poitiers
- Asie au Havre
Ces cursus durent deux ans. Les étudiants passent ensuite une année à l'étranger, puis rejoignent Paris pour effectuer leur master (d'une durée de deux ans). Ils sont ensuite diplômés de Sciences Po Paris.
Grandes Ecoles et universit�s concurrentes
Le Celsa, un ovni dans le monde universitaire 14/05/2007
Le Celsa b�n�ficie, au sein de l'universit� Paris IV Sorbonne, d'un statut et de moyens financiers qui font r�ver bien des facult�s. Pour tenir son rang, l'iconoclaste centre litt�raire doit s'adapter en permanence au march� du travail.
Lorsque l'on écoute la directrice du Celsa, l'énergique Véronique Richard, exposer la stratégie de son établissement, on croit entendre la dirigeante d'une école de commerce. Elle parle «budget», « réseau d'anciens », « entreprises », « concurrence », «concours», « MBA »… Le Celsa est pourtant une école interne à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV). Autant dire que son discours détonne dans l'univers désintéressé des littéraires. Elle le sait et n'hésite pas à en jouer devant ses collègues de la Sorbonne, comme pour se venger de cette réputation de « canard boiteux de l'université vendu aux entreprises » qui colle au Celsa. L'établissement forme chaque année des étudiants venus de tous les horizons (Khâgne scientifique, Prépa économique, Histoire, Economie, IEP…) à la communication, au marketing et aux ressources humaines. On a le meilleur des deux mondes, souligne la directrice : « l'image de la Sorbonne et la possibilité de fonctionner comme une école ». Une liberté d'action qui fait quelques envieux.
Créé en 1965, le Celsa a vu son statut évoluer : il a d'abord été le Centre d'Etudes Littéraires et Scientifiques Appliquées. Il délivrait alors en un an un diplôme universitaire. Le succès aidant, l'établissement est devenu un institut, puis a pris le statut d'un UFR bénéficiant d'une dérogation pour organiser un concours, avant de devenir en 1985 une école interne à Paris IV, baptisée "École des hautes études en sciences de l'information et de la communication" (1). A chaque fois, il a gagné en autonomie, en liberté d'action. Aujourd'hui, il a le droit de sélectionner, de décider de ses programmes, de gérer ses personnels administratifs et enseignants et de tenir une comptabilité distincte. Mais attention, prévient Véronique Richard : « ce n'est pas un modèle facile à gérer, ni facile à répliquer ». Tous les UFR d'universités ne peuvent pas devenir des écoles en raison des contraintes et devoirs que cela implique. Le Celsa, implanté à Neuilly, ce n'est pas plus de 1000 élèves et ils coûtent cher : 10 000 euros chacun.
Financé par l'Etat à 48%
Beaucoup d'étudiants pensent que le Celsa est une école privée. Bonne surprise : on ne leur réclame que les droits universitaires….du moins quand ils sont en formation initiale. En formation continue, les tarifs explosent : 7260 euros le master et jusqu'à 18 000 euros le MBA co-labellisé «Sorbonne». Financé par l'Etat à hauteur de 48% de son budget (2), le Celsa ne se prive pas d'aller chasser sur les terres d'écoles de commerce qui doivent elles s'auto-financer. Et Véronique Richard d'enfoncer le clou: « les écoles de commerce formatent les étudiants. A l'université (comprendre au Celsa), nos étudiants ont une plus grande ouverture d'esprit ». Le Celsa entre aussi en concurrence frontale avec Sciences Po Paris qui, après avoir ouvert une école de journalisme, va ouvrir une école de communication.
Mais la concurrence ne fait pas peur à la directrice du Celsa, car les affaires marchent fort. L'établissement n'arrive pas toujours à faire face à la demande d'entreprises qui raffolent de formations en media training ou en management de proximité et qui sont sensibles à l'image de la Sorbonne. « Nous avons des stratégies de niches, nous ajustons nos programmes en permanence aux nouveaux besoins », fait valoir Véronique Richard, qui énumère la liste de ses dernières réalisations: un master en communication pour les collectivités territoriales, une formation continue diplômante en journalisme (la seule en France, facturée 8000 euros), un master « Cultures, tourismes et communication »… Et les projets ne manquent pas : le Celsa entend ouvrir un master en « marketing, management et communication » à Abu Dhabi, après la récente implantation de la Sorbonne dans cet émirat.
L'école n'exclut pas non plus de se positionner au niveau « M3 », c'est-à-dire de créer un programme post-master qui ne soit pas un doctorat (à l'instar des mastères spécialisés des grandes écoles) et ainsi de devenir une formation complémentaire pour les diplômés d'écoles d'ingénieurs et de commerce. Ce type de programme est à contre-courant du modèle LMD, mais le Celsa n'en a cure, lui qui continue de recruter à Bac+2 (3). Il est bâti sur le modèle des grandes écoles et ne compte pas en changer pour le moment. Ni pour autant quitter l'université. « On nous demande parfois si nous voulons rester au sein de la Sorbonne, la réponse est oui : car c'est ce socle de culture générale et d'humanités qui fait la force du Celsa ».
NB :
(1) Conformément aux dispositions de l'article 33 de la loi du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, tout comme les écoles d'ingénieurs internes aux universités (les ENSI par exemple).
(2) Le reste provenant de la taxe d'apprentissage, de contrats de recherche et de la formation continue
(3) avec un quota de 20% réservé aux étudiants de Paris IV, soit environ 25 personnes en L3
13/05/2007
Pierre-Alban Pillet
Source : Observatoire Boivigny
Créé en 1965, le Celsa a vu son statut évoluer : il a d'abord été le Centre d'Etudes Littéraires et Scientifiques Appliquées. Il délivrait alors en un an un diplôme universitaire. Le succès aidant, l'établissement est devenu un institut, puis a pris le statut d'un UFR bénéficiant d'une dérogation pour organiser un concours, avant de devenir en 1985 une école interne à Paris IV, baptisée "École des hautes études en sciences de l'information et de la communication" (1). A chaque fois, il a gagné en autonomie, en liberté d'action. Aujourd'hui, il a le droit de sélectionner, de décider de ses programmes, de gérer ses personnels administratifs et enseignants et de tenir une comptabilité distincte. Mais attention, prévient Véronique Richard : « ce n'est pas un modèle facile à gérer, ni facile à répliquer ». Tous les UFR d'universités ne peuvent pas devenir des écoles en raison des contraintes et devoirs que cela implique. Le Celsa, implanté à Neuilly, ce n'est pas plus de 1000 élèves et ils coûtent cher : 10 000 euros chacun.
Financé par l'Etat à 48%
Beaucoup d'étudiants pensent que le Celsa est une école privée. Bonne surprise : on ne leur réclame que les droits universitaires….du moins quand ils sont en formation initiale. En formation continue, les tarifs explosent : 7260 euros le master et jusqu'à 18 000 euros le MBA co-labellisé «Sorbonne». Financé par l'Etat à hauteur de 48% de son budget (2), le Celsa ne se prive pas d'aller chasser sur les terres d'écoles de commerce qui doivent elles s'auto-financer. Et Véronique Richard d'enfoncer le clou: « les écoles de commerce formatent les étudiants. A l'université (comprendre au Celsa), nos étudiants ont une plus grande ouverture d'esprit ». Le Celsa entre aussi en concurrence frontale avec Sciences Po Paris qui, après avoir ouvert une école de journalisme, va ouvrir une école de communication.
Mais la concurrence ne fait pas peur à la directrice du Celsa, car les affaires marchent fort. L'établissement n'arrive pas toujours à faire face à la demande d'entreprises qui raffolent de formations en media training ou en management de proximité et qui sont sensibles à l'image de la Sorbonne. « Nous avons des stratégies de niches, nous ajustons nos programmes en permanence aux nouveaux besoins », fait valoir Véronique Richard, qui énumère la liste de ses dernières réalisations: un master en communication pour les collectivités territoriales, une formation continue diplômante en journalisme (la seule en France, facturée 8000 euros), un master « Cultures, tourismes et communication »… Et les projets ne manquent pas : le Celsa entend ouvrir un master en « marketing, management et communication » à Abu Dhabi, après la récente implantation de la Sorbonne dans cet émirat.
L'école n'exclut pas non plus de se positionner au niveau « M3 », c'est-à-dire de créer un programme post-master qui ne soit pas un doctorat (à l'instar des mastères spécialisés des grandes écoles) et ainsi de devenir une formation complémentaire pour les diplômés d'écoles d'ingénieurs et de commerce. Ce type de programme est à contre-courant du modèle LMD, mais le Celsa n'en a cure, lui qui continue de recruter à Bac+2 (3). Il est bâti sur le modèle des grandes écoles et ne compte pas en changer pour le moment. Ni pour autant quitter l'université. « On nous demande parfois si nous voulons rester au sein de la Sorbonne, la réponse est oui : car c'est ce socle de culture générale et d'humanités qui fait la force du Celsa ».
NB :
(1) Conformément aux dispositions de l'article 33 de la loi du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, tout comme les écoles d'ingénieurs internes aux universités (les ENSI par exemple).
(2) Le reste provenant de la taxe d'apprentissage, de contrats de recherche et de la formation continue
(3) avec un quota de 20% réservé aux étudiants de Paris IV, soit environ 25 personnes en L3
13/05/2007
Pierre-Alban Pillet
Source : Observatoire Boivigny
D�bouch�s apr�s Sciences-Po
Le juge est une femme 14/05/2007
Pour r�ussir le concours de l'Ecole nationale de la magistrature de Bordeaux, mieux vaut �tre une femme et s'�tre pr�par�e � l'universit� Paris II Panth�on-Assas. Et si possible avec l'aide d'un cours priv�. Voil� ce qui ressort d'une enqu�te interne de l'ENM.
Nos futurs magistrats sont des magistrates: 74% des 252 auditeurs (élèves) de la promotion 2007 de l'Ecole nationale de la magistrature, recrutés en 2006, sont des femmes. Une proportion qui apparaît encore plus élevée si l'on ne considère que les auditeurs issus du premier concours, celui réservé aux étudiants : on dénombre alors 152 femmes, soit près de 82%. « Très proche de celui des promotions précédentes, l'auditeur-type de la promotion 2007 est une jeune femme de 25 ans (...) titulaire d'un diplôme de 3ème cycle, qui s'est préparée au concours à l'Institut d'Etudes Judiciaires de l'Université Paris II », affiche sans ambages la direction de la communication de l'ENM, basée à Bordeaux. Au moins l'étudiant qui prépare le concours pour devenir magistrat ailleurs qu'à Paris est-il prévenu.
L'IEJ de Paris II + prépa privée
De fait, sur les 186 admis à l'ENM en 2006, 76 s'étaient préparés au sein de l'IEJ de l'université Paris II Panthéon-Assas. L'institut avait présenté 314 candidats, son taux de réussite est donc de 24%, largement supérieur au taux de réussite moyen au concours, qui évolue entre 5% et 10% selon les années. L'IEJ de Paris II assure pourtant accueillir tous les étudiants candidats à sa formation, sauf ceux des autres universités parisiennes disposant également d'un IEJ, telles les universités Paris I, Paris V ou Nanterre, qui eux, sont refusés.
A Bordeaux, on se défend de toute collusion avec cet IEJ, même s'il est financé par l'ENM en tant que centre de préparation pour le deuxième concours, celui réservé aux fonctionnaires. «Il présente un grand nombre d'étudiants au concours, c'est une préparation réputée et ça se sait», explique Florence Deyts à la direction de la communication de l'ENM.
Derrière l'IEJ d'Assas, on trouve l'IEJ de Bordeaux avec 18 admis et l'IEJ de l'université Panthéon-Sorbonne avec 12 admis. Année après année, ces trois instituts forment le trio gagnant pour préparer l'ENM et ainsi bénéficier d'une formation dont le coût s'élève à 27 000 euros par an (1), les auditeurs étant rémunérés. Toutefois, s'inscrire à l'un de ces trois centres ne suffit pas toujours. Un sondage réalisé par l'ENM révèle qu'environ la moitié des admis ont suivi une préparation dans un institut privé (souvent en plus de celle d'un IEJ). IPESUP, ISP ou encore Juris-Formatio à Bordeaux facturent aux étudiants autour de 3000 euros la préparation pour devenir magistrat.
Bientôt un Bac+5 obligatoire ?
L'IEP de Paris vient de se voir autorisé à présenter ses élèves au concours du Barreau (concours d'avocats) sans que ceux-ci n'aient à passer par l'université, au grand dam des facultés de Droit. Ces dernières pourront toujours se consoler en constatant que les diplômés de Sciences-Po sont loin de truster une majorité de places au concours de l'ENM comme ce peut être le cas pour d'autres concours de la fonction publique.
En effet, sur les 186 admis au concours étudiant, seuls 27 sont passés par un IEP, dont 5 n'y ont effectué qu'un troisième cycle. Et seuls 15 diplômés de Sciences Po ont pu se contenter de ce seul diplôme, qui s'obtient désormais en cinq ans, pour réussir le concours. Parmi eux, 6 sortaient de l'IEP d'Aix, 5 de l'IEP de Paris, 2 de l'IEP de Lille et 1 de l'IEP de Grenoble.
En revanche, 134 admis sont titulaires d'un diplôme de troisième cycle universitaire (dont une majorité a un master recherche en droit privé ou droit pénal), alors que le niveau requis pour passer le concours est encore officiellement fixé à Bac+4. Cela ne durera probablement pas, car ce niveau de recrutement s'insère difficilement dans le schéma LMD. « Tous les jours, des candidats inquiets appellent pour savoir si le niveau de recrutement va passer à Bac+5 », rapporte Florence Deyts. Et ils ont raison de s'inquiéter car pour devenir commissaire de police, il faut un Bac+5 depuis deux ans déjà. Quant aux avocats, près de 34% de ceux qui se sont formés à Paris l'an passé détenaient non pas un, mais deux diplômes de niveau Bac+5 (2).
NB :
(1) Selon un rapport sénatorial, à lire sur http://senat.fr/rap/r06-004/r06-0041.html Notons par ailleurs que l'ENM est dotée de 46 millions d'euros, essentiellement par le ministère de la Justice. 70% du budget de fonctionnement de l'établissement est affecté à la formation continue.
(2) D'après un sondage réalisé à la mi-2006 par l'école du Barreau de Paris auprès de 578 avocats titulaires du CAPA, 61% d'entre eux avaient décroché un diplôme universitaire de niveau Bac + 5, et 34% avaient même deux diplômes de ce niveau. Par ailleurs, 11% détenaient un diplôme étranger en Droit et 12% un diplôme de Grande Ecole. A noter que l'EFB, Ecole de Formation professionnelle des Barreaux du ressort de la Cour d'Appel de Paris est le plus important des 15 Centres Régionaux de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA). La taille de ses promotions varie entre 1250 et 1500 élèves, l'équivalent de la moitié des avocats formés chaque année en France. Il accueille principalement les élèves avocats qui ont réussi l'examen d'entrée des IEJ des universités Paris I Sorbonne, Paris II Assas, Paris V Malakoff, Paris XII Créteil, Paris XIII Villetaneuse et Evry-Val d'Essonne.
13/05/2007
Pierre-Alban Pillet
Source : Observatoire Boivigny
L'IEJ de Paris II + prépa privée
De fait, sur les 186 admis à l'ENM en 2006, 76 s'étaient préparés au sein de l'IEJ de l'université Paris II Panthéon-Assas. L'institut avait présenté 314 candidats, son taux de réussite est donc de 24%, largement supérieur au taux de réussite moyen au concours, qui évolue entre 5% et 10% selon les années. L'IEJ de Paris II assure pourtant accueillir tous les étudiants candidats à sa formation, sauf ceux des autres universités parisiennes disposant également d'un IEJ, telles les universités Paris I, Paris V ou Nanterre, qui eux, sont refusés.
A Bordeaux, on se défend de toute collusion avec cet IEJ, même s'il est financé par l'ENM en tant que centre de préparation pour le deuxième concours, celui réservé aux fonctionnaires. «Il présente un grand nombre d'étudiants au concours, c'est une préparation réputée et ça se sait», explique Florence Deyts à la direction de la communication de l'ENM.
Derrière l'IEJ d'Assas, on trouve l'IEJ de Bordeaux avec 18 admis et l'IEJ de l'université Panthéon-Sorbonne avec 12 admis. Année après année, ces trois instituts forment le trio gagnant pour préparer l'ENM et ainsi bénéficier d'une formation dont le coût s'élève à 27 000 euros par an (1), les auditeurs étant rémunérés. Toutefois, s'inscrire à l'un de ces trois centres ne suffit pas toujours. Un sondage réalisé par l'ENM révèle qu'environ la moitié des admis ont suivi une préparation dans un institut privé (souvent en plus de celle d'un IEJ). IPESUP, ISP ou encore Juris-Formatio à Bordeaux facturent aux étudiants autour de 3000 euros la préparation pour devenir magistrat.
Bientôt un Bac+5 obligatoire ?
L'IEP de Paris vient de se voir autorisé à présenter ses élèves au concours du Barreau (concours d'avocats) sans que ceux-ci n'aient à passer par l'université, au grand dam des facultés de Droit. Ces dernières pourront toujours se consoler en constatant que les diplômés de Sciences-Po sont loin de truster une majorité de places au concours de l'ENM comme ce peut être le cas pour d'autres concours de la fonction publique.
En effet, sur les 186 admis au concours étudiant, seuls 27 sont passés par un IEP, dont 5 n'y ont effectué qu'un troisième cycle. Et seuls 15 diplômés de Sciences Po ont pu se contenter de ce seul diplôme, qui s'obtient désormais en cinq ans, pour réussir le concours. Parmi eux, 6 sortaient de l'IEP d'Aix, 5 de l'IEP de Paris, 2 de l'IEP de Lille et 1 de l'IEP de Grenoble.
En revanche, 134 admis sont titulaires d'un diplôme de troisième cycle universitaire (dont une majorité a un master recherche en droit privé ou droit pénal), alors que le niveau requis pour passer le concours est encore officiellement fixé à Bac+4. Cela ne durera probablement pas, car ce niveau de recrutement s'insère difficilement dans le schéma LMD. « Tous les jours, des candidats inquiets appellent pour savoir si le niveau de recrutement va passer à Bac+5 », rapporte Florence Deyts. Et ils ont raison de s'inquiéter car pour devenir commissaire de police, il faut un Bac+5 depuis deux ans déjà. Quant aux avocats, près de 34% de ceux qui se sont formés à Paris l'an passé détenaient non pas un, mais deux diplômes de niveau Bac+5 (2).
NB :
(1) Selon un rapport sénatorial, à lire sur http://senat.fr/rap/r06-004/r06-0041.html Notons par ailleurs que l'ENM est dotée de 46 millions d'euros, essentiellement par le ministère de la Justice. 70% du budget de fonctionnement de l'établissement est affecté à la formation continue.
(2) D'après un sondage réalisé à la mi-2006 par l'école du Barreau de Paris auprès de 578 avocats titulaires du CAPA, 61% d'entre eux avaient décroché un diplôme universitaire de niveau Bac + 5, et 34% avaient même deux diplômes de ce niveau. Par ailleurs, 11% détenaient un diplôme étranger en Droit et 12% un diplôme de Grande Ecole. A noter que l'EFB, Ecole de Formation professionnelle des Barreaux du ressort de la Cour d'Appel de Paris est le plus important des 15 Centres Régionaux de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA). La taille de ses promotions varie entre 1250 et 1500 élèves, l'équivalent de la moitié des avocats formés chaque année en France. Il accueille principalement les élèves avocats qui ont réussi l'examen d'entrée des IEJ des universités Paris I Sorbonne, Paris II Assas, Paris V Malakoff, Paris XII Créteil, Paris XIII Villetaneuse et Evry-Val d'Essonne.
13/05/2007
Pierre-Alban Pillet
Source : Observatoire Boivigny
Classement des IEP
Le classement des IEP en fonction de la qualit� de leur formation 08/03/2007
Ce sondage en-ligne exclusif (mais non représentatif) reflète l'opinion de 933 internautes. Ils étaient invités à répondre à la question « Quel IEP vous semble offrir la meilleure formation ? ».
Sciences-Po Paris : 31%
Sciences-Po Toulouse : 21%
Sciences-Po Strasbourg : 12%
Sciences-Po Lille : 10%
Sciences-Po Bordeaux : 6%
Sciences-Po Rennes : 6%
Sciences-Po Aix-en-Provence : 5%
Sciences-Po Lyon : 5%
Sciences-Po Grenoble : 4%
933 votants ont répondu entre le 17 octobre 2006 et le 8 mars 2007. Echantillon non représentatif.
Sciences-Po Paris : 31%
Sciences-Po Toulouse : 21%
Sciences-Po Strasbourg : 12%
Sciences-Po Lille : 10%
Sciences-Po Bordeaux : 6%
Sciences-Po Rennes : 6%
Sciences-Po Aix-en-Provence : 5%
Sciences-Po Lyon : 5%
Sciences-Po Grenoble : 4%
933 votants ont répondu entre le 17 octobre 2006 et le 8 mars 2007. Echantillon non représentatif.
R�forme des IEP
Mutualisation de la cinqui�me ann�e : les conditions 05/03/2007
Voici quelques précisions sur les conditions d'application de la convention de mutualisation mise en place entre les Instituts d'Etudes Politiques.
Au terme de la convention de mutualisation signée par les directeurs des neuf Instituts d'Etudes Politiques, un étudiant de 4ème année de chacun des établissements peut demander à effectuer sa 5ème année dans l'IEP de son choix.
Conditions et procédure :
1) La formation que l'étudiant souhaite suivre dans le cadre de sa 5ème année ne doit pas être proposée dans son IEP d'origine.
2) L'étudiant doit obtenir au préalable l'autorisation d'être candidat auprès de la direction de l'IEP dont il dépend. Il peut formuler plusieurs choix de master.
3) Le candidat doit ensuite être autorisé à s'inscrire en 5ème année par l'IEP qu'il souhaite rejoindre, en fonction des modalités d'admission de chaque IEP.
4) Il obtient le diplôme de son IEP d'origine et un Master de l'IEP d'accueil. Si le parcours choisi n'est qu'un parcours « sec » de l'IEP d'accueil, les étudiants n'obtiennent qu'un certificat attestant de l'obtention de 60 crédits.
5) Les droits de scolarité sont réglés dans l'IEP d'accueil, avec des frais d'inscription complémentaires dans l'IEP d'origine, le cas échéant.
6) Il faut joindre au dossier une lettre de motivation, un CV, un relevé de notes et un programme des enseignements du master demandé.
Source de cette information : http://www-iep.u-strasbg.fr/
Au terme de la convention de mutualisation signée par les directeurs des neuf Instituts d'Etudes Politiques, un étudiant de 4ème année de chacun des établissements peut demander à effectuer sa 5ème année dans l'IEP de son choix.
Conditions et procédure :
1) La formation que l'étudiant souhaite suivre dans le cadre de sa 5ème année ne doit pas être proposée dans son IEP d'origine.
2) L'étudiant doit obtenir au préalable l'autorisation d'être candidat auprès de la direction de l'IEP dont il dépend. Il peut formuler plusieurs choix de master.
3) Le candidat doit ensuite être autorisé à s'inscrire en 5ème année par l'IEP qu'il souhaite rejoindre, en fonction des modalités d'admission de chaque IEP.
4) Il obtient le diplôme de son IEP d'origine et un Master de l'IEP d'accueil. Si le parcours choisi n'est qu'un parcours « sec » de l'IEP d'accueil, les étudiants n'obtiennent qu'un certificat attestant de l'obtention de 60 crédits.
5) Les droits de scolarité sont réglés dans l'IEP d'accueil, avec des frais d'inscription complémentaires dans l'IEP d'origine, le cas échéant.
6) Il faut joindre au dossier une lettre de motivation, un CV, un relevé de notes et un programme des enseignements du master demandé.
Source de cette information : http://www-iep.u-strasbg.fr/
Partenariats, concours, p�dagogies, recherche
Test d'entr�e en 1ere ann�e pour les IEP de Toulouse et de Rennes 02/03/2007
Ces tests d'entrée sont communs aux IEP de Rennes et de Toulouse
Les candidats admis à concourir : les titulaires du Baccalauréat de l'année 2007 et de l'année 2006.
Date : le Jeudi 28 juin 2007
Les épreuves du Test :
- Questions contemporaines - noté sur 40 - 3h
- Dissertation d'histoire - noté sur 40 - 3h
- Epreuve d'anglais - noté sur 20 - 1h
- Epreuve de langue au choix : allemand, arabe, espagnol, italien, russe - noté sur 20 - 1h Total : 120 points
Bonification :
- 3 points seront ajoutés au total des notes des candidats ayant obtenu une mention « bien » au baccalauréat ;
- 6 points seront ajoutés au total des notes des candidats ayant une mention « très bien » ;
Il appartiendra aux candidats de transmettre à la scolarité de l'IEP une attestation justifiant de l'obtention de la mention dans les 2 jours suivant la publication des résultats du baccalauréat.
Coût de l'inscription au test d'entrée : 100 euros
Retrait des dossiers : exclusivement en ligne - à partir du 19 mars 2007 et jusqu'au 4 juin 2007.
Lectures conseillées :
- Jean-Jacques Rousseau : discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (édition indifférente),
- Robert Castel : les métamorphoses de la question sociale, Gallimard, Folio essai, 1999
Préparation :
Selon une enquête réalisée depuis 2003, on constate que les étudiants de Sciences Po Toulouse sont issus respectivement de Bac ES à 45%, de Bac S à 31% et de Bac L à 24%. La majorité des nouveaux entrants étaient bacheliers à 41% ou inscrits en classes préparatoires à 48%.
Plus d'information : http://examens.iep.fr/
Source de ces informations : http://www.sciencespo-toulouse.fr/
Les candidats admis à concourir : les titulaires du Baccalauréat de l'année 2007 et de l'année 2006.
Date : le Jeudi 28 juin 2007
Les épreuves du Test :
- Questions contemporaines - noté sur 40 - 3h
- Dissertation d'histoire - noté sur 40 - 3h
- Epreuve d'anglais - noté sur 20 - 1h
- Epreuve de langue au choix : allemand, arabe, espagnol, italien, russe - noté sur 20 - 1h Total : 120 points
Bonification :
- 3 points seront ajoutés au total des notes des candidats ayant obtenu une mention « bien » au baccalauréat ;
- 6 points seront ajoutés au total des notes des candidats ayant une mention « très bien » ;
Il appartiendra aux candidats de transmettre à la scolarité de l'IEP une attestation justifiant de l'obtention de la mention dans les 2 jours suivant la publication des résultats du baccalauréat.
Coût de l'inscription au test d'entrée : 100 euros
Retrait des dossiers : exclusivement en ligne - à partir du 19 mars 2007 et jusqu'au 4 juin 2007.
Lectures conseillées :
- Jean-Jacques Rousseau : discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (édition indifférente),
- Robert Castel : les métamorphoses de la question sociale, Gallimard, Folio essai, 1999
Préparation :
Selon une enquête réalisée depuis 2003, on constate que les étudiants de Sciences Po Toulouse sont issus respectivement de Bac ES à 45%, de Bac S à 31% et de Bac L à 24%. La majorité des nouveaux entrants étaient bacheliers à 41% ou inscrits en classes préparatoires à 48%.
Plus d'information : http://examens.iep.fr/
Source de ces informations : http://www.sciencespo-toulouse.fr/
Classement des IEP
Les classements r�cents des IEP dans la presse magazine 27/02/2007
Classement des IEP dans le numéro 60 de Challenges (décembre 2006) intitulé "Les diplômes qui donnent des emplois"
L'article dédié aux IEP est titré "Le prestige n'est pas tout". La journaliste Sarah Piovezan explique que "Les IEP n'ont jamais autant séduit les étudiants, mais ils doivent aujourd'hui faire leurs preuves sur le marché de l'emploi dans le privé".
En effet, les IEP qui délivrent une formation en cinq ans, au lieu de trois précdemment, se doivent désormais de délivrer un diplôme terminal et non plus servir de marchepied pour un autre type de formation (école d'administration, école de commerce, école de journalisme...) comme c'était très souvent le cas auparavant.
La journaliste classe la valeur des IEP sur le marché de l'emploi, sans toutefois préciser quelle est la méthodologie employée.
Hors catégorie : IEP Paris
Trois étoiles : IEP Bordeaux et IEP Strasbourg
Deux étoiles : IEP Aix, IEP Grenoble et IEP Lille
Une étoile : IEP Lyon, IEP Toulouse et IEP Rennes
En février 2007, Le Nouvel Economiste (oui il paraît encore) a publié un classement des grandes écoles de gestion, dans lequel figurent des IEP (quatre exactement). Ce n'est pas illogique, dans la mesure où la plupart des diplômés de Sciences Po vont finalement travailler en entreprise aux mêmes postes que les diplômés des écoles de commerce. Seuls 20% des diplômés environ choisissent la voie des concours administratifs (pourtant à l'origine même de l'existence de ce type de formation).
Donc, le Nouvel Economiste a interrogé 209 DRH et leur a demandé de noter la qualité de 40 formations à la gestion.
Sciences Po Paris, cinquième au global, est le premier des IEP.
1) Sciences-Po Paris : 8,33
2) Sciences-Po Bordeaux : 5,21
3) Sciences-Po Grenoble : 5
4) Sciences-Po Strasbourg : 4,92
L'article dédié aux IEP est titré "Le prestige n'est pas tout". La journaliste Sarah Piovezan explique que "Les IEP n'ont jamais autant séduit les étudiants, mais ils doivent aujourd'hui faire leurs preuves sur le marché de l'emploi dans le privé".
En effet, les IEP qui délivrent une formation en cinq ans, au lieu de trois précdemment, se doivent désormais de délivrer un diplôme terminal et non plus servir de marchepied pour un autre type de formation (école d'administration, école de commerce, école de journalisme...) comme c'était très souvent le cas auparavant.
La journaliste classe la valeur des IEP sur le marché de l'emploi, sans toutefois préciser quelle est la méthodologie employée.
Hors catégorie : IEP Paris
Trois étoiles : IEP Bordeaux et IEP Strasbourg
Deux étoiles : IEP Aix, IEP Grenoble et IEP Lille
Une étoile : IEP Lyon, IEP Toulouse et IEP Rennes
En février 2007, Le Nouvel Economiste (oui il paraît encore) a publié un classement des grandes écoles de gestion, dans lequel figurent des IEP (quatre exactement). Ce n'est pas illogique, dans la mesure où la plupart des diplômés de Sciences Po vont finalement travailler en entreprise aux mêmes postes que les diplômés des écoles de commerce. Seuls 20% des diplômés environ choisissent la voie des concours administratifs (pourtant à l'origine même de l'existence de ce type de formation).
Donc, le Nouvel Economiste a interrogé 209 DRH et leur a demandé de noter la qualité de 40 formations à la gestion.
Sciences Po Paris, cinquième au global, est le premier des IEP.
1) Sciences-Po Paris : 8,33
2) Sciences-Po Bordeaux : 5,21
3) Sciences-Po Grenoble : 5
4) Sciences-Po Strasbourg : 4,92
Grandes Ecoles et universit�s concurrentes
L'Essec souffle ses cent bougies 14/01/2007
Créée le 30 mai 1907 par des jésuites dans le cadre de l'Ecole Sainte-Geneviève sous le nom d'Institut Economique (1), l'Essec organise cette année 100 évènements (économiques, culturels ou festifs) pour célébrer son centenaire. Dans le cadre du lancement de cette année anniversaire, les dirigeants de l'établissement, en partenariat avec l'association des anciens, ont fait le point lors d'une conférence sur la stratégie et l'ambition de l'Essec.
A l'image des grandes entreprises, l'Essec aime mettre en avant ses valeurs, à savoir l'humanisme, l'innovation, la responsabilité, la diversité et l'excellence. Par valeurs, il faut comprendre les lignes directrices de son action. S'il n'est pas certain que tous les étudiants et anciens connaissent ces « valeurs », force est de constater que l'établissement tente de les illustrer par différentes actions. En ce qui concerne l'innovation pédagogique, par exemple, l'Essec a été la première à demander, en 1996, l'accréditation américaine AACSB en France et à en faire la promotion au nez et à la barbe de ses concurrents. L'Essec a, par ailleurs, été un vecteur du développement de l'apprentissage jusqu'à un niveau Bac + 5 et a su organiser un soutien des lycéens des zones d'éducation prioritaire (ZEP) par ses étudiants. A chaque fois, elle a su médiatiser ses trouvailles et entraîner d'autres établissements dans son sillage. A l'exception toutefois de l'épisode du changement, intervenu en 1999, de dénomination de son programme grande école, rebaptisé MBA afin de s'inscrire dans le schéma anglo-saxon des études. Cette initiative n'a pas, pour l'instant, fait école.
L'objectif d'une université commune avec Mannheim demeure
Dans le cadre des manifestations liées au centenaire de l'école de commerce, une flamme fera le tour des 40 représentations des anciens Essec à travers le monde. Une façon pour l'école de souligner le caractère international de son réseau de diplômés.
Pierre Tapie, le directeur général du groupe, a rappelé à ce propos que le projet de constitution d'un établissement commun avec l'université de Mannheim en Allemagne était toujours d'actualité. Et ce, même si les réalisations concrètes de ce projet, lancé en octobre 2003, sont pour le moment assez maigres (échanges d'étudiants et lancement d'un executive MBA) au regard de l'objectif fixé : fusionner. Les trois années écoulées ont notamment permis à l'université allemande de faire évoluer son statut (création d'une business school, sélection des étudiants), fait valoir l'Essec, qui aimerait bien par ailleurs faire entrer un troisième partenaire dans ce projet de regroupement des forces. L'Essec songe notamment à la Bocconi à Milan et à l'Instituto de Empresa à Madrid, sans que rien n'ait été signé pour le moment.
La stratégie internationale de l'Essec passe naturellement par l'élargissement d'échanges d'étudiants avec des universités de par le monde, mais également par le développement d'un campus en propre à Singapour. En outre, l'Essec s'est engagé dans une alliance stratégique avec l'Indian Institute of Management d'Ahmedabad en Inde, l'une des meilleures écoles de commerce d'Asie. Cette alliance, qui passe par la délivrance de doubles diplômes, des échanges d'étudiants et de professeurs, ainsi que des programmes communs pour des cadres supérieurs, n'est toutefois pas exclusive. En effet, l'IIMA entretient des relations avec 30 universités et écoles dans le monde entier, dont d'autres établissements français.
Une stratégie de décloisonnement académique
A l'instar des écoles concurrentes, et probablement dans le sillage de Sciences Po Paris et de sa stratégie de diversification, l'Essec multiplie les parcours académiques en partenariat avec des écoles d'ingénieurs et des universités. La mise en place de ces partenariats doit permettre d'élargir significativement le spectre des débouchés professionnels (au-delà des traditionnels emplois en finance et marketing) et le profil des diplômés de l'Essec.
L'école de commerce a ainsi mis en place des filières d'expertise-comptable et d'actuariat avec l'université Paris VI, de droit avec l'université de Cergy, de médecin-manager avec l'université Paris-V. Elle participe à des masters de recherche commun avec l'école des Mines, avec l'université Paris VI en mathématiques financières, avec l'université de Nanterre en finance et assurance, avec l'université Paris I en système d'information. L'Essec a, en outre, signé un partenariat avec Dauphine pour faciliter à ses étudiants la préparation du concours de l'ENA, et une convention avec l'Ecole française du Barreau pour les élèves qui veulent devenir avocat.
Enfin l'Essec fait partie du tout nouveau Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de Cergy-Pontoise aux côtés, notamment, de l'université de Cergy-Pontoise, et d'écoles d'ingénieurs (Escom, Eisti, Ensea, Epmi, Istom, Ebi…). L'Essec jouera un rôle moteur, son directeur général présidant le conseil de surveillance du PRES.
NB :
(1) L'Essec est la cadette des trois grandes écoles de commerce parisiennes : l'Ecole supérieure de commerce de Paris a été créée en 1819 et l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales en 1881. La première promotion, sortie en 1909, comptait 7 étudiants. Aujourd'hui, le groupe Essec (qui comprend, outre le cycle grande école-MBA, une école post-bac, des troisièmes cycles et des programmes de formation continue) diplôme 1500 personnes par an. L'établissement, hébergé par l'Institut Catholique de Paris jusqu'en 1973, accueille maintenant les étudiants et cadres en formation à Cergy-Pontoise, à la Défense, ainsi qu'à Singapour depuis 2004.
14/01/2007
P-A. Pillet
Source : Observatoire Boivigny
A l'image des grandes entreprises, l'Essec aime mettre en avant ses valeurs, à savoir l'humanisme, l'innovation, la responsabilité, la diversité et l'excellence. Par valeurs, il faut comprendre les lignes directrices de son action. S'il n'est pas certain que tous les étudiants et anciens connaissent ces « valeurs », force est de constater que l'établissement tente de les illustrer par différentes actions. En ce qui concerne l'innovation pédagogique, par exemple, l'Essec a été la première à demander, en 1996, l'accréditation américaine AACSB en France et à en faire la promotion au nez et à la barbe de ses concurrents. L'Essec a, par ailleurs, été un vecteur du développement de l'apprentissage jusqu'à un niveau Bac + 5 et a su organiser un soutien des lycéens des zones d'éducation prioritaire (ZEP) par ses étudiants. A chaque fois, elle a su médiatiser ses trouvailles et entraîner d'autres établissements dans son sillage. A l'exception toutefois de l'épisode du changement, intervenu en 1999, de dénomination de son programme grande école, rebaptisé MBA afin de s'inscrire dans le schéma anglo-saxon des études. Cette initiative n'a pas, pour l'instant, fait école.
L'objectif d'une université commune avec Mannheim demeure
Dans le cadre des manifestations liées au centenaire de l'école de commerce, une flamme fera le tour des 40 représentations des anciens Essec à travers le monde. Une façon pour l'école de souligner le caractère international de son réseau de diplômés.
Pierre Tapie, le directeur général du groupe, a rappelé à ce propos que le projet de constitution d'un établissement commun avec l'université de Mannheim en Allemagne était toujours d'actualité. Et ce, même si les réalisations concrètes de ce projet, lancé en octobre 2003, sont pour le moment assez maigres (échanges d'étudiants et lancement d'un executive MBA) au regard de l'objectif fixé : fusionner. Les trois années écoulées ont notamment permis à l'université allemande de faire évoluer son statut (création d'une business school, sélection des étudiants), fait valoir l'Essec, qui aimerait bien par ailleurs faire entrer un troisième partenaire dans ce projet de regroupement des forces. L'Essec songe notamment à la Bocconi à Milan et à l'Instituto de Empresa à Madrid, sans que rien n'ait été signé pour le moment.
La stratégie internationale de l'Essec passe naturellement par l'élargissement d'échanges d'étudiants avec des universités de par le monde, mais également par le développement d'un campus en propre à Singapour. En outre, l'Essec s'est engagé dans une alliance stratégique avec l'Indian Institute of Management d'Ahmedabad en Inde, l'une des meilleures écoles de commerce d'Asie. Cette alliance, qui passe par la délivrance de doubles diplômes, des échanges d'étudiants et de professeurs, ainsi que des programmes communs pour des cadres supérieurs, n'est toutefois pas exclusive. En effet, l'IIMA entretient des relations avec 30 universités et écoles dans le monde entier, dont d'autres établissements français.
Une stratégie de décloisonnement académique
A l'instar des écoles concurrentes, et probablement dans le sillage de Sciences Po Paris et de sa stratégie de diversification, l'Essec multiplie les parcours académiques en partenariat avec des écoles d'ingénieurs et des universités. La mise en place de ces partenariats doit permettre d'élargir significativement le spectre des débouchés professionnels (au-delà des traditionnels emplois en finance et marketing) et le profil des diplômés de l'Essec.
L'école de commerce a ainsi mis en place des filières d'expertise-comptable et d'actuariat avec l'université Paris VI, de droit avec l'université de Cergy, de médecin-manager avec l'université Paris-V. Elle participe à des masters de recherche commun avec l'école des Mines, avec l'université Paris VI en mathématiques financières, avec l'université de Nanterre en finance et assurance, avec l'université Paris I en système d'information. L'Essec a, en outre, signé un partenariat avec Dauphine pour faciliter à ses étudiants la préparation du concours de l'ENA, et une convention avec l'Ecole française du Barreau pour les élèves qui veulent devenir avocat.
Enfin l'Essec fait partie du tout nouveau Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de Cergy-Pontoise aux côtés, notamment, de l'université de Cergy-Pontoise, et d'écoles d'ingénieurs (Escom, Eisti, Ensea, Epmi, Istom, Ebi…). L'Essec jouera un rôle moteur, son directeur général présidant le conseil de surveillance du PRES.
NB :
(1) L'Essec est la cadette des trois grandes écoles de commerce parisiennes : l'Ecole supérieure de commerce de Paris a été créée en 1819 et l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales en 1881. La première promotion, sortie en 1909, comptait 7 étudiants. Aujourd'hui, le groupe Essec (qui comprend, outre le cycle grande école-MBA, une école post-bac, des troisièmes cycles et des programmes de formation continue) diplôme 1500 personnes par an. L'établissement, hébergé par l'Institut Catholique de Paris jusqu'en 1973, accueille maintenant les étudiants et cadres en formation à Cergy-Pontoise, à la Défense, ainsi qu'à Singapour depuis 2004.
14/01/2007
P-A. Pillet
Source : Observatoire Boivigny
D�bouch�s apr�s Sciences-Po
ENA, Polytechnique, Normale : quand les �tudes payent 14/01/2007
Dans le cadre du débat sur le financement de l'enseignement supérieur, on oppose souvent le coût moyen pour l'Etat d'un élève en classe préparatoire (13500 € par an) à celui d'un étudiant à l'université (7200 € par an). Pourtant, il est d'autres étudiants pour lesquels l'Etat sait mettre la main à la poche : ceux qui se préparent à le servir.
Les élèves de Polytechnique, de l'ENA et de Normale Sup' ne versent pas de frais de scolarité. Le coût de leur formation est pourtant supérieur à celui des étudiants à l'université, en raison du taux d'encadrement dont ils bénéficient et de conditions d'accueil comparables à celles des grandes écoles. Mieux encore, ces étudiants privilégiés perçoivent une rémunération.
Ainsi, un jeune élève sans expérience préalable, qui réussit le concours de l'ENA, peut s'attendre à toucher environ 1300 € de salaire mensuel net et des indemnités (de résidence, de formation, de stage…) d'un peu plus de 200 euros mensuels en moyenne pendant sa scolarité. Un élève de l'Ecole Normale Supérieure touche également 1300 € par mois. De son côté, un élève de Polytechnique perçoit une solde d'environ 700 € par mois.
Au service de l'Etat
Une fois diplômés, les anciens de ces établissements sont assurés d'une brillante carrière professionnelle. Le diplôme de ces écoles, parmi les plus réputées de l'enseignement supérieur français, se monnaye facilement auprès des employeurs. En outre, ils sont rarement issus de classes sociales défavorisées. Pourquoi, dans ces conditions, sont-ils payés pour étudier ?
Essentiellement parce que c'est la volonté de l'Etat de recruter les meilleurs éléments. Et que cette rémunération est censée les inciter à entrer dans les plus grandes écoles publiques. Les élèves de ces établissements sont des fonctionnaires en formation qui s'engagent à servir l'Etat pour au moins dix ans. A défaut, ils doivent rembourser le coût de leur scolarité.
Les grandes entreprises ne font pas autrement lorsqu'elles proposent des programmes spécifiques de formation et d'intégration sur plusieurs mois, et parfois dans plusieurs pays, à leurs hauts potentiels. En outre, les firmes multinationales financent parfois le programme MBA de leurs cadres les plus prometteurs, contre un engagement de rester en leur sein une fois le diplôme décroché.
Par ailleurs, les élèves des prestigieuses écoles que sont l'X, l'ENS ou l'ENA sont loin d'être les seuls à voir leur formation indemnisée par l'Etat : d'autres élèves fonctionnaires, comme les commissaires de police ou les inspecteurs des impôts, perçoivent des rémunérations, parfois même plus élevées. Cependant la formation de ces derniers, spécialisée, est plus difficile à valoriser en dehors du corps de métier d'origine, et plus encore en dehors de la fonction publique. La situation n'est donc pas tout à fait comparable.
A titre d'exemple :
* Un inspecteur des impôts en formation perçoit 2400 euros brut mensuels (y compris les indemnités)
* Un inspecteur du Trésor public en formation perçoit environ 1700 euros
* Un élève de l'ENSP (formation pour les directeurs d'hôpital), reçoit environ 1600 euros
* Un administrateur territorial (INET) en formation gagne environ 1600 euros
Trois questions à Charles, ancien de l'ENA
Estimez-vous que le versement d'un salaire au cours de vos études à l'ENA était justifié ? Et utile au regard du niveau social des élèves ?
Il y a plusieurs catégories d'énarques : les externes, qui sont généralement tout juste sortis du système d'enseignement supérieur, les internes, qui ont déjà travaillé au moins cinq ans dans la fonction publique et les énarques issus du « troisième concours » qui viennent du secteur privé.
A mon sens, il est difficilement concevable d'arrêter de payer ceux qui avaient un poste auparavant. Il n'y aurait d'ailleurs plus de candidats au concours, car il n'est pas possible de travailler en même temps que d'étudier à l'ENA. D'autre part, concernant les jeunes recrues, peut-on imaginer qu'ils s'engagent à servir l'Etat pendant 10 ans et qu'ils travaillent - puisque c'est le cas au cours de leur scolarité - 12 mois en préfecture et en ambassade gratuitement ? Certains ont déjà à leur entrée à l'ENA une famille à assumer. Pour l'Etat il s'agit d'un investissement en capital humain.
Peut-on échapper à l'obligation de servir l'Etat ?
Il y a quelques démissionnaires à la sortie de l'ENA. Mais ils ont dû rembourser entre 30% et 50% des frais de scolarité à l'Ecole. C'est de moins en moins facile d'y échapper…
Comment pensez-vous que les élèves et anciens élèves de l'ENA interpréteraient la suppression du versement d'une rémunération pendant les études ?
Cela dissuaderait beaucoup de bons éléments d'aller dans cette voie. Il ne faut pas oublier qu'après l'ENA, un cadre administratif à qualification égale avec un cadre du privé gagne généralement beaucoup moins, notamment à partir du milieu de carrière. Or, les entreprises financent les formations de leurs hauts cadres. Pourquoi les fonctionnaires devraient, parce qu'ils ont choisi de servir un Etat pauvre, payer sur leurs propres deniers leur formation ?
Trois questions à Pierre, ancien de l'école Polytechnique
Estimez-vous que le versement d'une rémunération au cours de vos études à Polytechnique était justifié ? Et utile au regard du niveau social des élèves ?
C'est le statut militaire de l'école et les obligations afférentes (prises d'armes, défilés, cours de sport avec un instructeur militaire) qui le justifient. Ce n'est pas vital pour la plupart des élèves issus de milieux favorisés, mais cela permet cependant à quelques élèves issus de milieux défavorisés de faire ces études.
Peut-on échapper à l'obligation de servir l'Etat ?
Ceux qui ne rejoignent pas un corps d'Etat doivent suivre une formation complémentaire dispensée par un organisme agréé par l'école d'une durée moyenne de deux ans (ils ne doivent ensuite rien à l'Etat, ndlr). Ceux qui intègrent un corps d'Etat (environ un quart des élèves) doivent ensuite travailler dix ans pour l'Etat ou rembourser la pantoufle, de l'ordre de 50 000 euros.
Comment pensez-vous que les élèves et anciens élèves de l'X interpréteraient la suppression du versement d'une rémunération pendant les études ?
Les élèves feraient l'X de toute façon. Cette question serait jugée accessoire pour le choix de l'école. Quant aux anciens, je suppose que la plupart des X ne considèreraient pas que c'est choquant si les raisons invoquées sont légitimes. Cependant l'association des anciens pourrait manifester sa réprobation, ce serait un réflexe naturel.
14/01/2007
P-A.Pillet
Source : Observatoire Boivigny
Les élèves de Polytechnique, de l'ENA et de Normale Sup' ne versent pas de frais de scolarité. Le coût de leur formation est pourtant supérieur à celui des étudiants à l'université, en raison du taux d'encadrement dont ils bénéficient et de conditions d'accueil comparables à celles des grandes écoles. Mieux encore, ces étudiants privilégiés perçoivent une rémunération.
Ainsi, un jeune élève sans expérience préalable, qui réussit le concours de l'ENA, peut s'attendre à toucher environ 1300 € de salaire mensuel net et des indemnités (de résidence, de formation, de stage…) d'un peu plus de 200 euros mensuels en moyenne pendant sa scolarité. Un élève de l'Ecole Normale Supérieure touche également 1300 € par mois. De son côté, un élève de Polytechnique perçoit une solde d'environ 700 € par mois.
Au service de l'Etat
Une fois diplômés, les anciens de ces établissements sont assurés d'une brillante carrière professionnelle. Le diplôme de ces écoles, parmi les plus réputées de l'enseignement supérieur français, se monnaye facilement auprès des employeurs. En outre, ils sont rarement issus de classes sociales défavorisées. Pourquoi, dans ces conditions, sont-ils payés pour étudier ?
Essentiellement parce que c'est la volonté de l'Etat de recruter les meilleurs éléments. Et que cette rémunération est censée les inciter à entrer dans les plus grandes écoles publiques. Les élèves de ces établissements sont des fonctionnaires en formation qui s'engagent à servir l'Etat pour au moins dix ans. A défaut, ils doivent rembourser le coût de leur scolarité.
Les grandes entreprises ne font pas autrement lorsqu'elles proposent des programmes spécifiques de formation et d'intégration sur plusieurs mois, et parfois dans plusieurs pays, à leurs hauts potentiels. En outre, les firmes multinationales financent parfois le programme MBA de leurs cadres les plus prometteurs, contre un engagement de rester en leur sein une fois le diplôme décroché.
Par ailleurs, les élèves des prestigieuses écoles que sont l'X, l'ENS ou l'ENA sont loin d'être les seuls à voir leur formation indemnisée par l'Etat : d'autres élèves fonctionnaires, comme les commissaires de police ou les inspecteurs des impôts, perçoivent des rémunérations, parfois même plus élevées. Cependant la formation de ces derniers, spécialisée, est plus difficile à valoriser en dehors du corps de métier d'origine, et plus encore en dehors de la fonction publique. La situation n'est donc pas tout à fait comparable.
A titre d'exemple :
* Un inspecteur des impôts en formation perçoit 2400 euros brut mensuels (y compris les indemnités)
* Un inspecteur du Trésor public en formation perçoit environ 1700 euros
* Un élève de l'ENSP (formation pour les directeurs d'hôpital), reçoit environ 1600 euros
* Un administrateur territorial (INET) en formation gagne environ 1600 euros
Trois questions à Charles, ancien de l'ENA
Estimez-vous que le versement d'un salaire au cours de vos études à l'ENA était justifié ? Et utile au regard du niveau social des élèves ?
Il y a plusieurs catégories d'énarques : les externes, qui sont généralement tout juste sortis du système d'enseignement supérieur, les internes, qui ont déjà travaillé au moins cinq ans dans la fonction publique et les énarques issus du « troisième concours » qui viennent du secteur privé.
A mon sens, il est difficilement concevable d'arrêter de payer ceux qui avaient un poste auparavant. Il n'y aurait d'ailleurs plus de candidats au concours, car il n'est pas possible de travailler en même temps que d'étudier à l'ENA. D'autre part, concernant les jeunes recrues, peut-on imaginer qu'ils s'engagent à servir l'Etat pendant 10 ans et qu'ils travaillent - puisque c'est le cas au cours de leur scolarité - 12 mois en préfecture et en ambassade gratuitement ? Certains ont déjà à leur entrée à l'ENA une famille à assumer. Pour l'Etat il s'agit d'un investissement en capital humain.
Peut-on échapper à l'obligation de servir l'Etat ?
Il y a quelques démissionnaires à la sortie de l'ENA. Mais ils ont dû rembourser entre 30% et 50% des frais de scolarité à l'Ecole. C'est de moins en moins facile d'y échapper…
Comment pensez-vous que les élèves et anciens élèves de l'ENA interpréteraient la suppression du versement d'une rémunération pendant les études ?
Cela dissuaderait beaucoup de bons éléments d'aller dans cette voie. Il ne faut pas oublier qu'après l'ENA, un cadre administratif à qualification égale avec un cadre du privé gagne généralement beaucoup moins, notamment à partir du milieu de carrière. Or, les entreprises financent les formations de leurs hauts cadres. Pourquoi les fonctionnaires devraient, parce qu'ils ont choisi de servir un Etat pauvre, payer sur leurs propres deniers leur formation ?
Trois questions à Pierre, ancien de l'école Polytechnique
Estimez-vous que le versement d'une rémunération au cours de vos études à Polytechnique était justifié ? Et utile au regard du niveau social des élèves ?
C'est le statut militaire de l'école et les obligations afférentes (prises d'armes, défilés, cours de sport avec un instructeur militaire) qui le justifient. Ce n'est pas vital pour la plupart des élèves issus de milieux favorisés, mais cela permet cependant à quelques élèves issus de milieux défavorisés de faire ces études.
Peut-on échapper à l'obligation de servir l'Etat ?
Ceux qui ne rejoignent pas un corps d'Etat doivent suivre une formation complémentaire dispensée par un organisme agréé par l'école d'une durée moyenne de deux ans (ils ne doivent ensuite rien à l'Etat, ndlr). Ceux qui intègrent un corps d'Etat (environ un quart des élèves) doivent ensuite travailler dix ans pour l'Etat ou rembourser la pantoufle, de l'ordre de 50 000 euros.
Comment pensez-vous que les élèves et anciens élèves de l'X interpréteraient la suppression du versement d'une rémunération pendant les études ?
Les élèves feraient l'X de toute façon. Cette question serait jugée accessoire pour le choix de l'école. Quant aux anciens, je suppose que la plupart des X ne considèreraient pas que c'est choquant si les raisons invoquées sont légitimes. Cependant l'association des anciens pourrait manifester sa réprobation, ce serait un réflexe naturel.
14/01/2007
P-A.Pillet
Source : Observatoire Boivigny
Ce blog �dit� par l'Observatoire Boivigny n'a aucun lien avec un �tablissement d'enseignement, que ce soit un IEP ou une universit�. Les informations publi�es ici le sont uniquement � titre informatif et n'engagent que l'opinion de leurs auteurs.