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Grandes Ecoles et universit�s concurrentes

Le Celsa, un ovni dans le monde universitaire  14/05/2007

Le Celsa b�n�ficie, au sein de l'universit� Paris IV Sorbonne, d'un statut et de moyens financiers qui font r�ver bien des facult�s. Pour tenir son rang, l'iconoclaste centre litt�raire doit s'adapter en permanence au march� du travail.

Lorsque l'on écoute la directrice du Celsa, l'énergique Véronique Richard, exposer la stratégie de son établissement, on croit entendre la dirigeante d'une école de commerce. Elle parle «budget», « réseau d'anciens », « entreprises », « concurrence », «concours», « MBA »… Le Celsa est pourtant une école interne à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV). Autant dire que son discours détonne dans l'univers désintéressé des littéraires. Elle le sait et n'hésite pas à en jouer devant ses collègues de la Sorbonne, comme pour se venger de cette réputation de « canard boiteux de l'université vendu aux entreprises » qui colle au Celsa. L'établissement forme chaque année des étudiants venus de tous les horizons (Khâgne scientifique, Prépa économique, Histoire, Economie, IEP…) à la communication, au marketing et aux ressources humaines. On a le meilleur des deux mondes, souligne la directrice : « l'image de la Sorbonne et la possibilité de fonctionner comme une école ». Une liberté d'action qui fait quelques envieux.

Créé en 1965, le Celsa a vu son statut évoluer : il a d'abord été le Centre d'Etudes Littéraires et Scientifiques Appliquées. Il délivrait alors en un an un diplôme universitaire. Le succès aidant, l'établissement est devenu un institut, puis a pris le statut d'un UFR bénéficiant d'une dérogation pour organiser un concours, avant de devenir en 1985 une école interne à Paris IV, baptisée "École des hautes études en sciences de l'information et de la communication" (1). A chaque fois, il a gagné en autonomie, en liberté d'action. Aujourd'hui, il a le droit de sélectionner, de décider de ses programmes, de gérer ses personnels administratifs et enseignants et de tenir une comptabilité distincte. Mais attention, prévient Véronique Richard : « ce n'est pas un modèle facile à gérer, ni facile à répliquer ». Tous les UFR d'universités ne peuvent pas devenir des écoles en raison des contraintes et devoirs que cela implique. Le Celsa, implanté à Neuilly, ce n'est pas plus de 1000 élèves et ils coûtent cher : 10 000 euros chacun.

Financé par l'Etat à 48%
Beaucoup d'étudiants pensent que le Celsa est une école privée. Bonne surprise : on ne leur réclame que les droits universitaires….du moins quand ils sont en formation initiale. En formation continue, les tarifs explosent : 7260 euros le master et jusqu'à 18 000 euros le MBA co-labellisé «Sorbonne». Financé par l'Etat à hauteur de 48% de son budget (2), le Celsa ne se prive pas d'aller chasser sur les terres d'écoles de commerce qui doivent elles s'auto-financer. Et Véronique Richard d'enfoncer le clou: « les écoles de commerce formatent les étudiants. A l'université (comprendre au Celsa), nos étudiants ont une plus grande ouverture d'esprit ». Le Celsa entre aussi en concurrence frontale avec Sciences Po Paris qui, après avoir ouvert une école de journalisme, va ouvrir une école de communication.

Mais la concurrence ne fait pas peur à la directrice du Celsa, car les affaires marchent fort. L'établissement n'arrive pas toujours à faire face à la demande d'entreprises qui raffolent de formations en media training ou en management de proximité et qui sont sensibles à l'image de la Sorbonne. « Nous avons des stratégies de niches, nous ajustons nos programmes en permanence aux nouveaux besoins », fait valoir Véronique Richard, qui énumère la liste de ses dernières réalisations: un master en communication pour les collectivités territoriales, une formation continue diplômante en journalisme (la seule en France, facturée 8000 euros), un master « Cultures, tourismes et communication »… Et les projets ne manquent pas : le Celsa entend ouvrir un master en « marketing, management et communication » à Abu Dhabi, après la récente implantation de la Sorbonne dans cet émirat.

L'école n'exclut pas non plus de se positionner au niveau « M3 », c'est-à-dire de créer un programme post-master qui ne soit pas un doctorat (à l'instar des mastères spécialisés des grandes écoles) et ainsi de devenir une formation complémentaire pour les diplômés d'écoles d'ingénieurs et de commerce. Ce type de programme est à contre-courant du modèle LMD, mais le Celsa n'en a cure, lui qui continue de recruter à Bac+2 (3). Il est bâti sur le modèle des grandes écoles et ne compte pas en changer pour le moment. Ni pour autant quitter l'université. « On nous demande parfois si nous voulons rester au sein de la Sorbonne, la réponse est oui : car c'est ce socle de culture générale et d'humanités qui fait la force du Celsa ».

NB :
(1) Conformément aux dispositions de l'article 33 de la loi du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur, tout comme les écoles d'ingénieurs internes aux universités (les ENSI par exemple).
(2) Le reste provenant de la taxe d'apprentissage, de contrats de recherche et de la formation continue
(3) avec un quota de 20% réservé aux étudiants de Paris IV, soit environ 25 personnes en L3


13/05/2007
Pierre-Alban Pillet
Source : Observatoire Boivigny


R�dig� par IDe 34 le 14/05/2007 � 12:12 | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


Grandes Ecoles et universit�s concurrentes

L'Essec souffle ses cent bougies  14/01/2007

Créée le 30 mai 1907 par des jésuites dans le cadre de l'Ecole Sainte-Geneviève sous le nom d'Institut Economique (1), l'Essec organise cette année 100 évènements (économiques, culturels ou festifs) pour célébrer son centenaire. Dans le cadre du lancement de cette année anniversaire, les dirigeants de l'établissement, en partenariat avec l'association des anciens, ont fait le point lors d'une conférence sur la stratégie et l'ambition de l'Essec.


A l'image des grandes entreprises, l'Essec aime mettre en avant ses valeurs, à savoir l'humanisme, l'innovation, la responsabilité, la diversité et l'excellence. Par valeurs, il faut comprendre les lignes directrices de son action. S'il n'est pas certain que tous les étudiants et anciens connaissent ces « valeurs », force est de constater que l'établissement tente de les illustrer par différentes actions. En ce qui concerne l'innovation pédagogique, par exemple, l'Essec a été la première à demander, en 1996, l'accréditation américaine AACSB en France et à en faire la promotion au nez et à la barbe de ses concurrents. L'Essec a, par ailleurs, été un vecteur du développement de l'apprentissage jusqu'à un niveau Bac + 5 et a su organiser un soutien des lycéens des zones d'éducation prioritaire (ZEP) par ses étudiants. A chaque fois, elle a su médiatiser ses trouvailles et entraîner d'autres établissements dans son sillage. A l'exception toutefois de l'épisode du changement, intervenu en 1999, de dénomination de son programme grande école, rebaptisé MBA afin de s'inscrire dans le schéma anglo-saxon des études. Cette initiative n'a pas, pour l'instant, fait école.

L'objectif d'une université commune avec Mannheim demeure
Dans le cadre des manifestations liées au centenaire de l'école de commerce, une flamme fera le tour des 40 représentations des anciens Essec à travers le monde. Une façon pour l'école de souligner le caractère international de son réseau de diplômés.

Pierre Tapie, le directeur général du groupe, a rappelé à ce propos que le projet de constitution d'un établissement commun avec l'université de Mannheim en Allemagne était toujours d'actualité. Et ce, même si les réalisations concrètes de ce projet, lancé en octobre 2003, sont pour le moment assez maigres (échanges d'étudiants et lancement d'un executive MBA) au regard de l'objectif fixé : fusionner. Les trois années écoulées ont notamment permis à l'université allemande de faire évoluer son statut (création d'une business school, sélection des étudiants), fait valoir l'Essec, qui aimerait bien par ailleurs faire entrer un troisième partenaire dans ce projet de regroupement des forces. L'Essec songe notamment à la Bocconi à Milan et à l'Instituto de Empresa à Madrid, sans que rien n'ait été signé pour le moment.

La stratégie internationale de l'Essec passe naturellement par l'élargissement d'échanges d'étudiants avec des universités de par le monde, mais également par le développement d'un campus en propre à Singapour. En outre, l'Essec s'est engagé dans une alliance stratégique avec l'Indian Institute of Management d'Ahmedabad en Inde, l'une des meilleures écoles de commerce d'Asie. Cette alliance, qui passe par la délivrance de doubles diplômes, des échanges d'étudiants et de professeurs, ainsi que des programmes communs pour des cadres supérieurs, n'est toutefois pas exclusive. En effet, l'IIMA entretient des relations avec 30 universités et écoles dans le monde entier, dont d'autres établissements français.

Une stratégie de décloisonnement académique
A l'instar des écoles concurrentes, et probablement dans le sillage de Sciences Po Paris et de sa stratégie de diversification, l'Essec multiplie les parcours académiques en partenariat avec des écoles d'ingénieurs et des universités. La mise en place de ces partenariats doit permettre d'élargir significativement le spectre des débouchés professionnels (au-delà des traditionnels emplois en finance et marketing) et le profil des diplômés de l'Essec.

L'école de commerce a ainsi mis en place des filières d'expertise-comptable et d'actuariat avec l'université Paris VI, de droit avec l'université de Cergy, de médecin-manager avec l'université Paris-V. Elle participe à des masters de recherche commun avec l'école des Mines, avec l'université Paris VI en mathématiques financières, avec l'université de Nanterre en finance et assurance, avec l'université Paris I en système d'information. L'Essec a, en outre, signé un partenariat avec Dauphine pour faciliter à ses étudiants la préparation du concours de l'ENA, et une convention avec l'Ecole française du Barreau pour les élèves qui veulent devenir avocat.

Enfin l'Essec fait partie du tout nouveau Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de Cergy-Pontoise aux côtés, notamment, de l'université de Cergy-Pontoise, et d'écoles d'ingénieurs (Escom, Eisti, Ensea, Epmi, Istom, Ebi…). L'Essec jouera un rôle moteur, son directeur général présidant le conseil de surveillance du PRES.

NB :
(1) L'Essec est la cadette des trois grandes écoles de commerce parisiennes : l'Ecole supérieure de commerce de Paris a été créée en 1819 et l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales en 1881. La première promotion, sortie en 1909, comptait 7 étudiants. Aujourd'hui, le groupe Essec (qui comprend, outre le cycle grande école-MBA, une école post-bac, des troisièmes cycles et des programmes de formation continue) diplôme 1500 personnes par an. L'établissement, hébergé par l'Institut Catholique de Paris jusqu'en 1973, accueille maintenant les étudiants et cadres en formation à Cergy-Pontoise, à la Défense, ainsi qu'à Singapour depuis 2004.

14/01/2007
P-A. Pillet
Source : Observatoire Boivigny


R�dig� par IDe 34 le 14/01/2007 � 15:06 | Permalien | Commentaires (0)


Grandes Ecoles et universit�s concurrentes

Comment la Pr�p'ENA Paris I-ENS tente de damer le pion � l'IEP de Paris  17/04/2006

« Les universités avaient déserté le terrain des grands concours au profit des IEP », selon Gérard Marcou, professeur de droit à Paris I. Son université s'est associée à Normale Sup' pour proposer un centre de préparation à l'Ecole nationale d'administration (ENA), capable de rivaliser avec celui de l'IEP de Paris. Il a reçu le soutien de l'ENA.

L'université Paris I était dotée d'une Prép'ENA depuis les années 80. « Mais les candidats passaient des concours moins prestigieux, et le soutien politique de l'université n'était pas suffisant », raconte M. Marcou. En 2003, le président de l'université lui a confié la mission de conduire les étudiants vers l'école de l'élite administrative, avec de nouveaux moyens. Soutenu par l'ENA elle-même, et en association avec l'Ecole normale supérieure (ENS), cet enseignant a relevé le défi. Sous sa nouvelle mouture, la Prép'ENA qu'il co-dirige depuis la rentrée 2005 avec Stéphane Israël, conseiller référendaire à la Cour des Comptes et professeur à l'ENS Ulm, commence à porter ses fruits.

Si L'ENS est venue en appui, c'est qu'elle cherchait une alternative à l'IEP de Paris, chez qui partaient parfois ses élèves en 3e cycle, afin d'accéder ensuite à la Prép'ENA, réservée aux élèves de la maison. « L'ENS souhaitait que l'ENA redevienne un débouché pour les Normaliens, comme au milieu des années 80 où ils étaient dispensés de concours. Nous avons cependant jugé qu'ils devaient suivre une préparation, et passer les examens », ajoute le directeur de l'ENA, Antoine Durrleman, qui s'est fait le marieur de ces initiatives de l'ENS et de Paris I.

Les élèves des trois écoles normales supérieures (Ulm, Cachan, Lettres et sciences humaines) sont dispensés de l'épreuve de sélection pour la Prép'ENA, de même que les étudiants de Paris I ayant obtenu la mention Très bien à une maîtrise ou un master 1, en droit, science économique, science politique ou science de gestion. Plus généralement, la préparation est ouverte aux étudiants titulaires d'une maîtrise (master 1) ou d'un diplôme reconnu équivalent. Tous les candidats doivent avoir moins de 28 ans - c'est également la condition pour passer le concours externe d'entrée à l'ENA. Les élèves admis à suivre la formation sont choisis en fonction de leur dossier et d'une dissertation de culture générale d'une durée de 5 heures.

Ainsi, parmi les quelque 90 étudiants sur les bancs de Paris I actuellement, figurent une vingtaine de Normaliens, 17 élèves de Paris I, 22 des IEP de province, une douzaine d'autres universités, et enfin une vingtaine issus d'écoles de commerce et d'ingénieurs (dont Polytechnique). En même temps qu'ils préparent l'ENA, les étudiants, s'ils valident leurs deux semestres d'enseignement, obtiennent un master en droit public.

rechercher des nouveaux talents
« Le programme pédagogique de la Prép-ENA a été changé dès la rentrée 2004. Nous avons renforcé les matières décisives et donné plus d'importance à la culture générale. Nous faisons intervenir de jeunes hauts fonctionnaires pour des conférences. La réforme a été pleinement mise en oeuvre à la rentrée 2005 », explique M. Marcou. A propos de ce qu'apporte l'ENS à la prépa, il remarque que « nous avons chacun nos atouts: les Normaliens excellent aux concours; tandis que nos étudiants ont un bon niveau en droit et en économie ». Le co-directeur de la Prép'ENA note toutefois que les étudiants issus des universités sont généralement « mal préparés à l'esprit des épreuves orales et écrites de l'ENA ». Ils doivent « souvent apprendre à développer des points de vue personnels, et oser les exprimer », ajoute-t-il. Ce défaut ne semble toutefois pas être l'apanage des universitaires puisque comme le remarque le jury de l'ENA dans son rapport sur le concours 2004: « Certains candidats pourtant titulaires des diplômes les plus prestigieux (agrégation, HEC, Essec, IEP...) apparaissent dépourvus de tout jugement, incapables d'exposer une pensée claire et personnelle, comme fatigués par leur trop lourd bagage ».

Le co-directeur semble relativement satisfait de la formule trouvée avec l'ENS: « nous avons eu trois reçus cette année à l'ENA. Bien sûr nos étudiants ne se présentent pas seulement à ce concours: trois ont réussi le concours du ministère des Affaires étrangères, quatre le concours d'administrateur territorial, et nous attendons les résultats du concours des assemblées parlementaires ». Etant donné que l'effectif durant l'année de démarrage était de 45 élèves, cela donne un taux de placement d'un quart. "C'est tout à fait estimable", salue le directeur de l'ENA. Sachant que le taux pour les IEP de province est de 1/6 ou 1/7 en moyenne.

« Concurrencer l'IEP de Paris est donc possible, surtout que leurs promotions sont d'une tout autre taille - plus de 300 élèves », ajoute M. Marcou. « L'IEP de Paris est prédominant car il fournit le plus de candidats », affirme également M. Durrleman, qui, en tant que « chercheur de nouveaux talents », note aussi l'émergence d'IEP connaissant des succès au concours de l'ENA, comme ceux de Rennes et Lille.

La Prép'ENA Paris I-ENS n'est pas un cas unique: l'université Dauphine et l'université de Montpellier I, par le biais de sa faculté de droit, ont également leur prépa. Diversifier le recrutement de l'ENA passe-t-il par de nouvelles associations, avec des écoles de commerce ou d'ingénieurs par exemple? « Nous sommes ouverts à toutes les formes de partenariat, tout en restant attachés à nos filières traditionnelles », admet M. Durrleman qui précise : "Nous ne voulons pas créer de grandes écuries »

17/04/2006
Alison Cartier
Source : Observatoire Boivigny


R�dig� par IDe 34 le 17/04/2006 � 15:20 | Permalien | Commentaires (1) | Trackbacks (0)