|
Le dernier rapport remis au Haut conseil de l��valuation de l��cole (HCEE), sur �l��valuation de l�orientation � la fin du coll�ge et au lyc�e� a fait couler beaucoup d�encre au sujet des carences de cette orientation. Ses auteurs, l�inspectrice Maryse H�noque et le professeur des universit�s Andr� Legrand, mettent en cause ses acteurs et le manque d�information des �l�ves et des familles. Un passage de leur texte est consacr� � l�enseignement sup�rieur : �les �tudiants les meilleurs s�inscrivent l� o� ils veulent, alors que les �l�ves moins performants sont contraints de s�inscrire l� o� la s�lection est la moins forte�, rappellent-ils. � Certaines fili�res se remplissent donc par d�faut, ces �tudiants se retrouvant dans des fili�res qu�ils n�ont pas choisies. �
Les orientations des titulaires de baccalaur�ats g�n�raux rel�vent selon eux d�une � grande rationalit� �, alors que � le dysfonctionnement majeur concerne les suites d��tudes des bacheliers technologiques �. Selon les donn�es � la disposition des auteurs, � presque un quart des bacheliers STT et 18% des bacheliers technologiques � autres � s�inscrivent encore dans une fili�re a priori non adapt�e �. Le � g�chis � est particuli�rement �vident en universit�, o� � les abandons au bout d�un an concernent un bachelier technologique sur deux, contre 11% des bacheliers g�n�raux �� l�heure� (qui n�ont pas redoubl�, ndlr) et un quart des bacheliers g�n�raux �en retard�. La r�ponse, selon les rapporteurs, � consiste, pour les autorit�s acad�miques, � affirmer, dans la gestion de la carte scolaire la responsabilit�, pour chaque �tablissement, de l�orientation dont il a assur� la d�cision �, en particulier pour la carte des STS (Sections de techniciens sup�rieurs, qui pr�parent aux BTS). � Cette politique devrait avoir, par r�troaction, une influence forte sur les conseils de classe situ�s en amont �, concluent-ils.
Le Haut conseil, dans son avis � la suite de ce rapport, acquiesce : � les �tablissements, du second degr� comme du sup�rieur, ne subissent aucune cons�quence de leurs choix quant � l�orientation des jeunes qui les quittent ou de ceux qu�ils accueillent. (�) L�Etat et les autorit�s r�gionales doivent veiller � ce que les orientations d�bouchent sur des affectations coh�rentes. En effet, trop souvent des formations demeurent offertes et accueillent des �l�ves malgr� leur inadaptation aux besoins, uniquement parce qu�elles existent et qu�il y a des enseignants qualifi�s. Par ailleurs, d�autres sont ouvertes sans que leur n�cessit� soit av�r�e �.
|