La France manque peut-être d’entrepreneurs, mais – bonne nouvelle - elle ne manque pas d’élites. Ainsi nombre d’établissements revendiquent la formation des meilleurs. Les plus affirmés s’affirment creuset de leur formation, les plus modestes se contentent de mettre en avant une tradition d’excellence. Mais tous se veulent uniques.
Cela va bien au-delà du simple argument marketing, du slogan apposé sur une plaquette institutionnelle : le sentiment d’appartenir à l’élite se répand parmi les étudiants, les enseignants, et finit par se diffuser hors de l’établissement.
Rien d’extraordinaire à cela, tous les pays ayant des établissements estampillés formation d’élite. C’est même plutôt une bonne chose pour la France que ses étudiants entretiennent un sentiment d’appartenance fort à une communauté d’excellence et vouent à leur ancien établissement de formation une affection et une admiration sans faille.
Force est de constater toutefois que le marché français de la formation des leaders du monde de l’entreprise, de l’univers scientifique et de la vie publique apparaît relativement surchargé, en comparaison de ce que l’on peut observer chez nos voisins européens. A tel point que l’on ne sait plus trop à quelle élite se fier. Un tour d’horizon du paysage éducatif français amène à ce constat.
Cela commence avec les grands lycées. Ceux logés sur la montagne Sainte-Geneviève, sont réputés former les meilleurs : ainsi le Lycée Henri IV propose « un projet d'études ambitieux par la voie d'une filière d'excellence et de réussite ». Les classes préparatoires littéraires, commerciales, scientifiques sélectionnent également la crème de la crème. Centrale, Polytechnique (« former des hommes et des femmes (…) au plus haut niveau mondial »), les Mines, l’ENPC et les autres écoles d’ingénieurs se chargent ensuite de former des leaders à tour de bras. A moins que ce ne soient l’Essec, l’ESCP, HEC qui s’en occupent. Cette dernière nourrit ainsi « sa réputation par son leadership en France, mais aussi par le prestige de ses programmes dans le monde, l'excellence de son corps professoral et la renommée de plus de 24 000 diplômés ».
On ne sait plus trop. Mais du côté de Sciences po et Normale Sup’ une chose est sûre, on forme «des élèves de très haut niveau ». Quoi qu’à l’ENA et à l’ENM aussi. Sans oublier les élites universitaires : Dauphine, Sorbonne, Assas, Langues’O et Médecine ou encore les MBA, Insead en tête.
Bref, la France a au moins cette chance qu’elle n’a rien à craindre si quelques-uns de ses cerveaux se piquaient de quitter leur pays, car il est déjà en régime de surproduction en la matière.
Cela va bien au-delà du simple argument marketing, du slogan apposé sur une plaquette institutionnelle : le sentiment d’appartenir à l’élite se répand parmi les étudiants, les enseignants, et finit par se diffuser hors de l’établissement.
Rien d’extraordinaire à cela, tous les pays ayant des établissements estampillés formation d’élite. C’est même plutôt une bonne chose pour la France que ses étudiants entretiennent un sentiment d’appartenance fort à une communauté d’excellence et vouent à leur ancien établissement de formation une affection et une admiration sans faille.
Force est de constater toutefois que le marché français de la formation des leaders du monde de l’entreprise, de l’univers scientifique et de la vie publique apparaît relativement surchargé, en comparaison de ce que l’on peut observer chez nos voisins européens. A tel point que l’on ne sait plus trop à quelle élite se fier. Un tour d’horizon du paysage éducatif français amène à ce constat.
Cela commence avec les grands lycées. Ceux logés sur la montagne Sainte-Geneviève, sont réputés former les meilleurs : ainsi le Lycée Henri IV propose « un projet d'études ambitieux par la voie d'une filière d'excellence et de réussite ». Les classes préparatoires littéraires, commerciales, scientifiques sélectionnent également la crème de la crème. Centrale, Polytechnique (« former des hommes et des femmes (…) au plus haut niveau mondial »), les Mines, l’ENPC et les autres écoles d’ingénieurs se chargent ensuite de former des leaders à tour de bras. A moins que ce ne soient l’Essec, l’ESCP, HEC qui s’en occupent. Cette dernière nourrit ainsi « sa réputation par son leadership en France, mais aussi par le prestige de ses programmes dans le monde, l'excellence de son corps professoral et la renommée de plus de 24 000 diplômés ».
On ne sait plus trop. Mais du côté de Sciences po et Normale Sup’ une chose est sûre, on forme «des élèves de très haut niveau ». Quoi qu’à l’ENA et à l’ENM aussi. Sans oublier les élites universitaires : Dauphine, Sorbonne, Assas, Langues’O et Médecine ou encore les MBA, Insead en tête.
Bref, la France a au moins cette chance qu’elle n’a rien à craindre si quelques-uns de ses cerveaux se piquaient de quitter leur pays, car il est déjà en régime de surproduction en la matière.

Vie universitaire
Les formations d’élite en France