Les effectifs des écoles d’ingénieurs ont doublé en l’espace de quinze ans. Cette croissance ne s’est pas démentie en 2004-2005, selon les derniers chiffres du ministère de l’Education nationale (1) : 101 000 étudiants y étaient recensés, soit 3% de plus que l’année précédente. Parallèlement, le nombre de diplômés a plus que doublé durant les vingt dernières années (+121% depuis 2004). Ainsi, à la fin de l’année 2003-2004, 26 800 diplômes d’ingénieurs ont été décernés (+1,4% par rapport à l’année précédente).
Parmi les autres données significatives, on relève que près de 6 futurs ingénieurs sur 10 sont formés par le ministère de l’Education nationale, en particulier dans le groupe des INSA (institut national des sciences appliquées) et des écoles internes ou rattachées aux instituts nationaux polytechniques, qui concentrent chacun près de 10% des élèves ingénieurs. Les écoles privées forment le quart de l’effectif, contre moins d’un cinquième il y a quinze ans. 10,2% des inscrits en écoles d’ingénieurs sont de nationalité étrangère (contre 9,1% l’année précédente). Un ingénieur sur quatre est formé en Ile-de-France, où se situe une école sur cinq.
Parmi les autres données significatives, on relève que près de 6 futurs ingénieurs sur 10 sont formés par le ministère de l’Education nationale, en particulier dans le groupe des INSA (institut national des sciences appliquées) et des écoles internes ou rattachées aux instituts nationaux polytechniques, qui concentrent chacun près de 10% des élèves ingénieurs. Les écoles privées forment le quart de l’effectif, contre moins d’un cinquième il y a quinze ans. 10,2% des inscrits en écoles d’ingénieurs sont de nationalité étrangère (contre 9,1% l’année précédente). Un ingénieur sur quatre est formé en Ile-de-France, où se situe une école sur cinq.
Ouverture vers les bacheliers technologiques
45,9% des nouveaux inscrits en écoles d’ingénieurs en 2004-2005 étaient issus des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), soit une proportion en recul d’un point par rapport à l’année précédente. Plus d’un élève sur cinq venait de passer le baccalauréat et intégrait soit une école assurant une scolarité en cinq ans, soit un cycle préparatoire intégré suivi de trois années d’études. Les admissions à la suite d’un institut universitaire de technologie (IUT) ou d’une section de technicien supérieur (STS, qui permet d'obtenir le brevet de technicien supérieur, bac +2) oscillent autour de 13%.
L’accès aux écoles reste réservé aux scientifiques de l’enseignement secondaire – 85% des inscrits en 2004 étaient titulaires d’un bac S et 9% d’un titre équivalent souvent obtenu à l’étranger. Cependant, 5% étaient titulaires d’un bac sciences et technologies industrielles (STI), ce qui marque une ouverture.
Le ministère s’est enfin intéressé à l’origine socio-professionnelle des élèves ingénieurs : 44,2% ont des parents cadres (contre 30,2% dans l’ensemble de l’enseignement supérieur) et 5,3% sont des enfants d’ouvriers (contre 11, 3%).
L’accès aux écoles reste réservé aux scientifiques de l’enseignement secondaire – 85% des inscrits en 2004 étaient titulaires d’un bac S et 9% d’un titre équivalent souvent obtenu à l’étranger. Cependant, 5% étaient titulaires d’un bac sciences et technologies industrielles (STI), ce qui marque une ouverture.
Le ministère s’est enfin intéressé à l’origine socio-professionnelle des élèves ingénieurs : 44,2% ont des parents cadres (contre 30,2% dans l’ensemble de l’enseignement supérieur) et 5,3% sont des enfants d’ouvriers (contre 11, 3%).

Vie universitaire
Les écoles d’ingénieurs toujours plus courues