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Coup de sang en Gr�ce contre des r�formes d'ampleur de l'enseignement sup�rieur
Les étudiants et enseignants grecs, qui manifestent chaque semaine depuis début janvier contre les projets du gouvernement conservateur, disent s'inspirer du mouvement anti-CPE (contrat première embauche) français remontant à début 2006. Ils ont cependant atteint un niveau de violence inégalé - une dizaine de blessés graves ont été dénombrés le 8 mars lors d'une manifestation à Athènes - au nom de la défense de leur enseignement supérieur.
Qu'en est-il au juste ? Depuis près d'un an, des universités sont en grève ou occupées pour contester deux projets de réforme. Le premier prévoit une plus grande autonomie économique et administrative des universités, une évaluation des professeurs et l'instauration de délais pour obtenir les diplômes, afin de lutter contre le phénomène des étudiants « à vie ». Le deuxième a pour objet de réviser la Constitution afin de permettre la création d'universités privées, ou plus exactement de permettre la reconnaissance des nombreux établissements qui ont ouvert sans contrôle afin de pallier la médiocrité de l'enseignement supérieur grec. Il est également prévu un assouplissement du « droit d'asile universitaire », qui limite les possibilités pour la police d'entrer sur les sites. Cette mesure avait été adoptée en 1975, après un soulèvement étudiant contre la dictature des Colonels à l'Ecole Polytechnique d'Athènes, remontant au 17 novembre 1973, qui s'était soldé par 44 morts selon le bilan officiel. Ces divers projets cheminent bon an mal an dans les circuits législatifs, avec pour certaines dispositions le soutien du parti socialiste et de la majorité de la population. Le gouvernement, qui voit ses jeunes partir à l'étranger pour leurs études, soutient à bout de bras ce qu'il considère comme une remise à niveau de son enseignement supérieur à l'heure européenne. Nombre d'étudiants grecs, entraînant ou devancés par certains professeurs, rappellent que les dépenses consacrées à ce secteur ne représentent que 3,5% du PIB, soit bien moins que la moyenne des pays développés. 15/03/2007
A.C.
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