Pour financer le dispositif, l'Etat a déboursé 41 millions d'euros en 2006 et prévoit un budget de 47,8 millions d'euros pour 2007. Le jeu en vaut la chandelle : 92% des Cifre ont soutenu leur thèse au bout des trois ans. En outre, leur insertion sur le marché du travail est généralement réussie puisque 40% des doctorants Cifre intègrent l'entreprise partenaire de leur convention. En outre, 38% trouvent une place dans une autre entreprise.
12% d'entre eux seulement rejoignent la recherche publique, mais les places y sont chères. «Quand on fait une Cifre, on se ferme la voie de la recherche par la filière universitaire car pour être maître de conférence, il faut avoir donné des cours, ce qui n'est pas vraiment envisageable compte tenu de nos emplois du temps», estime Tom Vercauteren. « Mais de toute façon, la majorité des Cifre veulent travailler dans la R&D (recherche et développement), ils restent donc en entreprise ».
Ce succès a donné des idées au ministère de la Recherche. Il a décidé en décembre 2005 d'ouvrir, à titre expérimental, la procédure Cifre à des structures non industrielles. Les Cifre craps (Convention de recherche pour l'action publique et sociétale) ont ainsi vu le jour. Les ONG, les collectivités territoriales ou encore les établissements consulaires peuvent désormais, eux aussi, engager des doctorants sous convention Cifre. Un élargissement qui constitue peut-être un début de solution aux difficultés d'insertion des thésards sur le marché du travail.