Les filières de santé, en particulier médecine et pharmacie en raison du numerus clausus, sont très sélectives. Il en va de même pour le droit pour des raisons différentes. Ceux qui vont au bout des parcours proposés par ces filières sont quasiment assurés de décrocher un emploi. Il existe, de la même manière, beaucoup de filières réputées dans les universités. Celle d’Orsay (Paris 11) est, par exemple, reconnue pour ses départements scientifiques, Paris 7 pour ses mathématiques financières… De même, certains masters, dans toutes les matières, sont très cotés auprès des employeurs d’un secteur particulier (master développement durable, management environnemental et géomatique de Paris I, master management international de l’IAE de Lyon, master ingénierie des systèmes d'information distribués de Paris 12, …). Il faut néanmoins pouvoir s’y retrouver dans la jungle des masters universitaires pour piocher le bon parcours.
Quel avenir ? L’autonomie des universités devrait accélérer leur différenciation. Certaines d’entre elles arriveront à collecter de l’argent pour des départements précis et à développer des programmes réputés. C’est la démarche dans laquelle se situe aujourd’hui l’UPMC (Paris 6), par exemple. Mais d’autres universités ont des atouts à faire valoir : celles qui peuvent accoler la Sorbonne à leur nom (Paris I, Paris III, Paris IV). La vieille dame fait rêver aux quatre coins du monde, alors que d’autres établissements, bien plus réputés en France, sont inconnus des employeurs hors de l’Hexagone.