La situation géographique, la culture et la langue ainsi que l'offre de formation sont les principaux critères qui déterminent la mobilité internationale des étudiants, d'après les chiffres analysés dans une étude du ministère de l'Education nationale (1). Ces chiffres proviennent de deux enquêtes menées en 1999-2000 et 2001-2002 conjointement par l'Unesco, l'OCDE et Eurostat (2). Ils mettent en évidence la relative frilosité des étudiants français, qui optent surtout pour les pays limitrophes.
En 2001, près de 1,8 million d'étudiants étaient scolarisés en dehors de leur pays d'origine, soit une augmentation de 19% depuis 1999. Selon le continent d'origine, les critères de choix du pays de destination sont différents. Asiatiques et Africains sont attachés aux liens culturels et historiques, ce qui les conduit dans des pays éloignés. Les étudiants américains ou européens privilégient eux la proximité géographique.
46% des étudiants expatriés en 2001 étaient originaires d'Asie ou d'Océanie. La France n'attire que 3% d'entre eux. Les Africains représentaient 12% des étudiants en mobilité, et les trois quarts étudiaient dans l'Union européenne (UE). L'Europe fournissait un tiers des étudiants expatriés, et l'UE stricto senso 20%. Les trois quarts de ces migrations étaient d'ailleurs internes à l'UE, et 14% se faisaient en direction des Etats-Unis. Plus de 70% des étudiants français à l'étranger restaient dans l'UE, et jusqu'à 90% de ces derniers dans un pays frontalier.