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Les IUT, qui f�tent 40 ans d'existence, mod�les dans le d�bat Universit�-Emploi



« C'est 40 ans d'expérience et de réussite »: le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, a fait les louanges fin mai, une fois n'est pas coutume, des Instituts universitaires de technologie (IUT) lors de leur anniversaire fêté à La Sorbonne. « Les IUT ont introduit dans l'université des formations accueillant des jeunes intéressés par une approche plus technologique et plus professionnelle, tout en conservant les caractéristiques d'ouverture des formations supérieures », s'est félicité le ministre. Il a souligné leur « rôle de pionniers » pour ce qui concerne « le développement des stages en entreprise, la pédagogie de projets, le montage de formations en alternance et en apprentissage, l'exportation de méthodes de formation ».

Qu'est-ce donc que ces IUT, autre exception du système français, sorte de classe préparatoire technologique? Ils ont été créés en 1966 par le ministre de l'Education de l'époque, Christian Fouchet, car l'économie du pays manquait de cadres intermédiaires susceptibles de faire la jonction entre conception et exécution des tâches professionnelles. On compte aujourd'hui 115 IUT, soit 125 000 étudiants dans 24 spécialités professionnelles, durement sélectionnés. En deux ans d'études fortement encadrées, ponctuées de stages, ils peuvent obtenir un diplôme universitaire de technologie (DUT, bac +2 ). Rattachés à l'université, les IUT bénéficient d'une autonomie de fonctionnement et leur conseil est présidé par un professionnel.

Immédiatement après l'obtention d'un DUT, les étudiants mettent trois mois en moyenne à trouver un emploi. Ils pourraient servir d'exemple pour les réformes à venir à la suite du débat Université-Emploi (1). Le thème premier de ce débat est en effet l'insertion professionnelle.

Paradoxalement, 74% des titulaires de ce diplôme poursuivent des études, notamment en licence professionnelle, formation souvent intégrée aux IUT. Ils escomptent alors un salaire supérieur, mais détournent les IUT de leur finalité. « Notre économie a besoin de jeunes diplômés de niveau bac +2 », s'est inquiété Gilles de Robien. Il faut y veiller, « en accueillant un plus grand nombre de bacheliers technologiques », leur vivier naturel, a prévenu le ministre. Car seuls 33,8% des étudiants en IUT sont titulaires d'un bac technologique, et 64,6% d'un bac général. Comme toute formation qui réussit, et bénéficie de plus d'une excellente image, les IUT attirent désormais le haut du panier.

NB :

(1) Lancé fin avril à la suite de la crise liée au contrat première embauche (CPE), ce débat vise à rapprocher l'université du monde du travail.

19/06/2006
A.C.

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