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F�minisation limit�e dans les �coles d'ing�nieurs



Féminisation limitée dans les écoles d'ingénieurs
Les femmes représentent le quart de l'effectif des élèves ingénieurs, soit quelque 24 500 étudiantes sur près de 98.000 étudiants au total, d'après une étude du ministère de l'Education nationale portant sur l'année 2003-2004 (1). La féminisation est « lente mais continue », avec une progression de 5% à la rentrée de cette année-là. Depuis 1998, notent les auteurs, les effectifs féminins des écoles d'ingénieurs ont augmenté de 33%.

La part des femmes reste très variable selon le type d'établissement : les écoles publiques sous tutelle d'un ministère autre que celui de l'Education nationale leur font la part belle mais les taux vont de 60% de femmes dans les écoles dépendant du ministère de l'Agriculture (2) à 15% dans celles relevant de la Défense. L'Ecole nationale supérieure des arts et métiers et les écoles assimilées (3) demeurent les moins féminisées (11,3% des effectifs).

9,1% d'�l�ves �trangers

Globalement, les effectifs des écoles d'ingénieurs sont en constante croissance. 98.000 étudiants étaient inscrits en cycle ingénieur ou de spécialisation en 2003-2004, soit 2,7% de plus en un an. Les inscriptions ont quasiment doublé en 15 ans. Les élèves étrangers contribuent fortement à cette hausse : ils sont 27,3% de plus en 2003 par rapport à 2002, et comptent pour 9,1% des effectifs. 26 400 étudiants sont sortis diplômés en 2003 des écoles d'ingénieurs, dont 600 après une ou deux années de spécialisation à la suite d'un cycle d'ingénieur ou d'un 3e cycle universitaire.

Un ingénieur sur quatre est formé en Ile-de-France, où se trouve une école sur cinq. Au total, 227 établissements d'enseignement supérieur sont habilités à délivrer un titre d'ingénieur diplômé. La tendance des dix dernières années n'est plus à des habilitations en masse mais au regroupement des écoles, essentiellement dans le secteur universitaire où sont ainsi créées des écoles polytechniques universitaires. La moitié des écoles sont des établissements sous tutelle du ministère de l'Education nationale et près de trois sur dix appartiennent au secteur privé. Versailles, Rennes, Nantes, Paris et Nancy-Metz sont les académies qui rassemblent le plus grand nombre de ces établissements, vingt en moyenne.

Les universités de technologie et les écoles internes ou rattachées aux INP (instituts nationaux polytechniques) (4), soit une vingtaine d'établissements, sont ceux qui ont le plus ouvert les vannes du recrutement (+16,1% et +9,6% respectivement en 2003-2004). A contrario, l'ENSAM, les écoles centrales et les écoles sous tutelle des ministères des Télécommunications, de l'Equipement ou de la Ville de Paris ont réduit les admissions.

Pr�s de 47% viennent d'une pr�pa

La voie d'accès royale à une école d'ingénieurs reste celle de la classe préparatoire : en 2003, 46,8% des nouveaux entrants en sont issus en moyenne, et même 71,5% pour l'ENSAM et les écoles assimilées, 77,0% pour les écoles centrales. Et un nouvel entrant sur cinq est entré en école d'ingénieurs directement après le bac, soit dans une école se faisant en cinq ans, soit dans un cycle préparatoire intégré suivi de trois années d'écoles (une école sur quatre).

Les admissions après un DUT ou un BTS sont en hausse depuis plusieurs années : 13,6% des nouveaux inscrits en 2003, contre 11,1% cinq ans auparavant. « Les voies d'accès au diplôme d'ingénieur ont ainsi tendance à se diversifier », estiment les auteurs de l'étude, en soulignant aussitôt les limites de cette diversification : l'accès aux établissements reste réservé aux élèves scientifiques de l'enseignement général. 5% des nouveaux inscrits seulement sont titulaires d'un bac STI et 7,3% dans les écoles ayant élargi leur recrutement à des élèves issus d'un 1er cycle universitaire ou d'une STS (c'est-à-dire les écoles universitaires, les universités de technologie, les écoles privées ou encore l'ENSAM). Les admissions parallèles sont en recul sur l'année d'étude. Elles représentent 5,1% des entrants, contre 7,3% cinq ans avant, avec des disparités là encore selon le type d'établissement.

NB :

(1) "Les écoles d'ingénieurs publiques et privées", note d'information de la Direction de l'évaluation et de la prospective d'avril 2005
(ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni/ni2005/ni0514.pdf )
(2) « Agro » : écoles nationales supérieures agronomiques et écoles nationales d'ingénieurs des travaux agricoles
(3) ENS des arts et industries textiles de Roubaix et ENS de l'électronique et de ses applications de Cergy-Pontoise. Ces écoles recrutent principalement par le concours arts et métiers qui s'adresse aux étudiants issus de classes préparatoires technologiques.
(4) Les universités de technologie de Compiègne, Belfort-Montbéliard et Troyes ont un statut d'écoles externes aux universités. Les écoles internes ou rattachées aux INP, sur les sites de Grenoble, Nancy et Toulouse, sont également des écoles externes aux universités.

17/04/2005
A.C

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