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Sciences Po Rh�ne-Alpes-M�diterran�e se construit peu � peuLe projet de rapprochement de trois Instituts d'Etudes Politiques
Le concours commun d'entrée en première année aux Instituts d'Etudes Politiques de Lyon, Grenoble et Aix-en-Provence, mis en place en 2003 notamment pour faire contrepoids à la politique offensive de Sciences-Po Paris avec ses antennes délocalisées (voir article), est une réussite. Chaque candidat avait formulé un ordre de priorité entre les trois Instituts, et passé le concours dans le centre d'examen correspondant au choix n°1. La répartition des personnes admises s'est faite à partir du classement général, en fonction du choix n°1 puis, à défaut, des choix n°2 et 3. Or, sur 600 admis (à raison de 200 places dans chaque IEP), 573 ont obtenu leur premier vœu, ce qui prouve que ce système fonctionne bien.
Le nombre de candidats s'est à peine amoindri par rapport aux années précédentes: 1561 dossiers ont été présentés pour Lyon (choix n°1), 992 pour Grenoble, 1520 pour Aix. Le concours commun a permis aux postulants de maximiser leurs chances de réussite à un IEP, ainsi que de réaliser une économie substantielle (droits d'inscription fixés à 100 euros). Quant aux trois IEP, ils ont pu renforcer leur attractivité. Cette coopération a vocation à se renforcer: des "diplômes partagés", "une présence coordonnée à l'international et dans les salons universitaires", ont été annoncés lors du lancement du concours commun. Un portail internet, "Sciences Po Rhône-Alpes-Méditerranée", a été ouvert. Entr�e � bac+0 privil�gi�e
Pour le moment, chaque IEP prépare le passage de la scolarité à cinq ans à la rentrée 2004, afin de s'adapter au système LMD. Cette réforme prend en compte le parcours type d'un étudiant dans un Institut d'Etudes Politiques: 1 année d'hypokhâgne, 4 années à l'IEP, 1 année de DEA, DESS ou de préparation aux concours administratifs. C'est pourquoi l'entrée en IEP au niveau bac+0 va être privilégiée, et les cursus de professionnalisation vont se développer.
La scolarité se décomposera en deux cycles: un premier de 3 ans, pluridisciplinaire, dont la 3e année se fera à l'étranger, un second de deux ans devant déboucher sur un master de recherche ou professionnel. C'est à ce niveau de master que les IEP de Lyon, Grenoble et Aix cherchent des "synergies", selon Jacqueline Plantin, responsable de l'espace avenir à Sciences-Po Lyon. Ces masters, dont le grade doit encore être reconnu, se feront également dans le cadre de conventions avec les universités de rattachement des IEP ou d'autres établissements, notamment pour la recherche. Les IEP de Lyon, Grenoble et Aix ont choisi de coopérer en vue de ces échéances. D'autres IEP font route seuls, ou en s'appuyant sur les partenariats déjà noués. Tous cherchent à marquer leurs points forts et leur identité, une identité qui sera de moins en moins commune aux Instituts d'Etudes Politiques, appelés à se spécialiser. 01/12/2003
Alison Cartier
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