Commentaires des lecteurs
1. Posté par
actan
le 13/09/2008 14:29
C'este une heureuse nouvelle. Cela fait des années qu'on se demande des managers exclusivement formés aux sciences "dures" de gestion peuvent vraiment intégrer la dimension sociale et humaine sans fréquenter les disciplines du même nom. Les sciences de gestion s'ouvrent enfin aux sciences humaines et inversement... Ce n'est pas trop tôt!
http://www.4tempsdumanagement.com
2. Posté par
Stoppons la comédie
le 20/09/2008 18:08
Soyons un peu sérieux;
Les matières enseignées à l'ENS Lettres et Sciences Humaines ne sont en rien complémentaires de celles enseignées dans une école de gestion. Rappelons que les principales disciplines enseignées en première année d'école de commerce sont: la comptabilité, le contrôle de gestion, le marketing, la finance et le droit.
Ce constat est renforcé par le fait qu'une bonne partie des élèves du programme Grande Ecole de l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris sont issus d'une formation scientifique (bac scientifique suivi d'une préparation aux hautes études commerciales en filière scientifique).
Les deux institutions impliquées sont toutes les deux respectables; néanmoins, leur alliance ne semble présenter aucun intérêt pédagogique pour leurs élèves respectifs. Le but d'une école de management n'est pas de former des "philosophes de l'entreprise"; elle forme des techniciens. Une alliance avec un établissement à vocation scientifique serait bien plus souhaitable.
3. Posté par
Julien
le 21/09/2008 18:01
C'est parce que ce ne sont pas les mêmes, que les programmes sont complémentaires. Etudiant à l'ESCP-EAP, je n'ai nullement l'intention de devenir un technicien de l'entreprise, pas plus qu'un philosophe de l'entreprise.
Par contre cela m'intéresse de pouvoir approfondir des matières littéraires déjà abordées en prépa. En plus, un diplôme de l'ENS peut présenter un sympathique intérêt sur un CV.
4. Posté par
Yannick
le 23/09/2008 11:29
Affirmer qu'une ESC forme des techniciens, et qu'à ce titre la dimension littéraire n'y a pas sa place, c'est simplement indéfendable. Alors arrêtons la comédie.
Je suis à l'ESCP-EAP et j'ai suivi un parcours scientifique auparavant. J'ai donc étudié pendant des années le français, la philosophie mais aussi l'histoire-géo, les langues vivantes.
Cela permet d'avoir une ouverture sur le monde, ainsi qu'une culture humaniste certaine, nécessaires à chaque citoyen. Je pense en effet que la prise de décision doit s'accompagner d'une réflexion au préalable. C'est par exemple l'absence de réflexion qui a conduit "arrêtons la comédie" a écrire de telles bêtises.
Cet accord avec l'ENS me paraît donc excellent.
5. Posté par
Jean
le 23/10/2008 09:50
Je suis tout à fait d'accord avec Yannick.
Cela permet de donner de l'approfondissement intellectuel à des formations un peu trop techniques et offrir une culture générale sur le monde de l'entreprise aux Nomaliens, dont les qualités sont hélas dévalorisées et parfois même méprisées à cause de leur naïveté envers l'économie "réelle".
6. Posté par
Seb
le 23/10/2008 11:55
Voilà ce qu'en dit le directeur de l'ENS :
"Le jeudi 18 septembre dernier, j'ai eu le plaisir de signer un accord de partenariat avec l'ESCP-EAP. Une telle convention signifie un rapprochement entre deux établissements très différents mais qui se retrouvent autour d'un souci partagé d'ouverture des formations dispensées. Très concrètement, des élèves de notre Ecole pourront ainsi, après une troisième année à l'ENS LSH, suivre un parcours de formation au sein de l'ESCP-EAP. Il est très intéressant de permettre ainsi à de jeunes littéraires de s'initier, s'ils en ont l'envie, aux disciplines dispensées au sein des écoles de commerce et réciproquement aux élèves de ces établissements de venir à l'ENS LSH. Au delà des différences plus affichées que réelles, il est clair que le projet pédagogique porté par le directeur de l'ESCP-EAP, Pascal Morand, fait une large part aux enjeux de la recherche en sciences humaines et sociales"
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