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L'enseignement sup�rieur a son minist�re d�l�gu�



Si l'intitulé des portefeuilles ministériels reflète l'importance accordée aux secteurs mentionnés, alors l'enseignement supérieur retrouve une place de choix dans le nouveau gouvernement Villepin. En effet, sous l'ère de François Fillon à l'Education nationale, François d'Aubert n'était "que" ministre délégué à la Recherche. François Goulard a été nommé ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche auprès du nouveau ministre de l'Education Gilles de Robien: on peut y voir également un signe lancé au monde de la recherche, qui voit son lien symboliquement renforcé avec l'université.
Car c'est bien le premier gros dossier qui attend M. Goulard, dont le prédécesseur avait affirmé que la loi sur la recherche pourrait être mise en oeuvre en janvier 2006. M. Goulard a affirmé vouloir travailler dans sa continuité, également au niveau du calendrier. Mais les organisations syndicales ont réclamé de nouvelles négociations, et notamment un plan budgétaire plus précis. Lourde tâche pour l'ex-secrétaire d'Etat aux transports et à la mer de l'ancien ministre de l'Equipement, M. de Robien. Rappelons que ce dernier a, quelques jours après sa nomination à l'Education nationale, annoncé reporter l'examen des projets de textes d'application de la loi sur l'Ecole, qui en était à ce stade après de hautes luttes. Il veut "se donner le temps de l'écoute"...

L'autonomie au stade exp�rimental

Concernant l'enseignement supérieur proprement dit, on peut gager que l'immobilisme sera de rigueur, vu le peu temps qu'il reste avant les échéances de 2007. Modernisation des universités, questions des frais de scolarité ou de la "gouvernance" des établissements: le débat n'a pourtant pas cessé depuis les propositions de Luc Ferry en la matière. Quelques expérimentations de l'autonomie seront peut-être possibles: Nicolas Sarkozy avait annoncé fin mars dernier que l'UMP allait en proposer dans une niche législative "pour voir ce qu'avec un peu de liberté, nos universités sont capables de faire", selon le président du parti majoritaire. Cette suggestion semble en voie de concrétisation, par le biais de Pierre Méhaignerie, président de la Commision des finances à l'Assemblée, qui parle d'universités "volontaires" dont le bilan serait tiré au bout de trois ans.

Par ailleurs, M. Goulard a pu trouver sur son bureau un manifeste de la Conférence des présidents d'université (CPU), qui ne mâche pas ses mots dans ce texte adopté fin mai: "il n'y aura plus de CHU", ou centres hospitaliers et universitaires. Un tel centre "n'existe que par l'association d'un hôpital régional et d'une université, sur la base d'une convention de structure, liant les deux établissements pour la conduite des activités communes de soins, d'enseignement et de recherche", explique la CPU. D'après elle, l'ordonnance du 2 mai simplifiant le régime juridique des établissements de santé "nie totalement (l') effort mené pour un nouveau partenariat avec les universités". L'ordonnance, qui réorganise la gouvernance des hôpitaux, est le troisième pilier du plan Hôpital 2007. Si ce texte n'est pas retiré, menacent les présidents d'université, alors ceux-ci dénonceront les conventions qui fondent les CHU. Un galop d'essai pour M. Goulard.

19/06/2005
A.C.

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