Les formations aux sciences politiques en France, et en Europe

Recherche

Profil

IDe 34
IDe 34

Sondage

Quel IEP vous semble offrir la meilleure formation ?

Forum

  • Tous les masters propos�s par les IEP

    'Une convention relative � la mutualisation de la 5�me ann�e a �t� mise en place entre les diff�rents IEP de r�gion. Cette convention pr�voit un �change d'�tudiants sur la base d'un accord de l'IEP...

Forum

RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile

Concours de la fonction publique

Le minist�re de l'emploi du minitel !  19/10/2006

Pour s'inscrire pour le concours de recrutement d'inspecteurs du travail, il fallait cette année (2006) disposer d'un...minitel ! Oui, ces machines qui ont totalement disparu de la circulation il y a au moins trois ans (même La Poste n'en a plus).

Voilà le petit message encourageant du ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement destiné aux candidats :

"Pendant la période ouverte pour les inscriptions, les candidats peuvent s'inscrire en composant le 3614 MIRABEAU sur le Minitel ou un émulateur de Minitel.

Un minitel est gratuitement à leur disposition dans les directions départementales ou régionales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.

Pour les personnes bénéficiant d'un accès internet PAR MODEM, il est également possible de télécharger un émulateur de Minitel sur le site suivant : site i-minitel.com (attention, les accès internet par ADSL / live box, free box, alice box,... ne permettent pas le téléchargement ni l'utilisation de l'émulateur minitel)"

R�dig� par IDe 34 le 19/10/2006 � | Permalien | Commentaires (0)


D�bouch�s apr�s Sciences-Po

Les 11 centres de pr�paration au concours externe conventionn�s par l'ENA  17/10/2006

Il existe 11 centres de préparation au concours externe de l'ENA (pour les titulaires au minimum d'une licence, âgés de moins de 28 ans). Certains d'entre eux préparent également au concours interne (pour les fonctionnaires ou agents de l'Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics ou des organisations intergouvernementales) ou au troisième concours (pour ceux ayant eu une activité professionnelle hors fonction publique pendant au moins huit ans). L'IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique du ministère de l'Economie et des Finances), qui prépare uniquement au concours interne et au 3e concours, est également conventionné avec l'ENA. Tous ces centres reçoivent une aide financière de l'ENA. A titre d'exemple, elle s'élève à 30 000 euros par an pour la Prép'ENA Paris I-ENS, après avoir augmenté de 50% en un an.


Liste des 11 centres conventionnés

  • IEP d'Aix-en-Provence

  • IEP de Bordeaux

  • IEP de Grenoble

  • IEP de Lille

  • Université de Montpellier

  • IEP de Rennes

  • IEP de Strasbourg

  • IEP de Toulouse

  • IEP de Paris

  • Université Paris I Panthéon-Sorbonne

  • Université Paris-Dauphine

R�dig� par IDe 34 le 17/10/2006 � | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


Les IEP en image

L'IEP de Rennes  23/09/2006




IEP_Rennes.wmv
application/octet-stream
Cliquez pour lancer la vid�o

R�dig� par IDe 34 le 23/09/2006 � | Permalien | Commentaires (6) | Trackbacks (0)


D�bouch�s apr�s Sciences-Po

L'ENA va lancer de nouveaux troisi�mes cycles  18/09/2006

L'année 2005 aura été pour l'ENA une année charnière dans son histoire : celle du basculement définitif de l'ensemble de ses formations longues à Strasbourg, et du départ de ses locaux de la rue de l'université à Paris (1). Il lui faut désormais organiser les allers et venus de quelques 1000 intervenants extérieurs par an, pour la plupart parisiens.

L'ENA, qui n'a pas de corps professoral permanent et ne produit pas de recherche, veut maintenant dépasser son statut de formation administrative, aussi prestigieuse soit-elle, et se forger une image de grande école à part entière. A cette fin, le célèbre établissement profite de son adresse strasbourgeoise pour se positionner au niveau européen et lancer de nouvelles formations, en partenariat avec d'autres établissements, à l'image du master européen de gouvernance et d'administration élaboré avec l'université de Potsdam et Paris 1 ; ou encore du master professionnel en gestion publique mis au point avec l'université de Paris Dauphine.
Ce dernier programme doit démarrer à Paris en novembre de cette année : il s'adresse aux étudiants en formation initiale ainsi qu'aux cadres de la fonction publique.

En 2006-2007, l'ENA devrait également lancer deux nouveaux programmes dans le cadre du Pôle européen d'administration publique (2). Le premier est un mastère spécialisé en gestion des risques sur les territoires, développé avec l'école d'ingénieurs Esti, et le second est un cursus dénommé Eurostrat, élaboré avec Sciences-Po Strasbourg, le CEES, et l'Université Robert Schuman. Ce cursus traitera des enjeux stratégiques et politiques européens.

NB :
(1) L'ENA conserve toutefois, dans le cadre de ses activités de formation continue, un pied-à-terre, rue de l'Observatoire dans le VIème arrondissement de la capitale.
(2) Le PEAP a été créé l'an passé par l'ENA avec le Centre des études européennes de Strasbourg (CEES), l'Institut national des études territoriales (Inet), l'Université Robert Schuman, l'IEP de Strasbourg et l'Euro-Institut de Kehl

Source : Observatoire Boivigny
18/09/2006
P-A. Pillet

R�dig� par IDe 34 le 18/09/2006 � | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


R�forme des IEP

Tous les masters � Sciences-Po  10/09/2006

Les Instituts d'Etudes Politiques aussi sont passés au LMD. A l'origine ces établissements proposaient des cursus en trois ans, ce qui explique pourquoi au moins 85% des diplômés de Sciences-Po d'alors poursuivaient leurs études ailleurs ou effectuaient un cursus en parallèle de l'IEP.

Assez curieusement, un diplôme d'IEP donnait accès aux troisièmes cycles (alors intitulés DESS et DEA), si bien que celui-ci était généralement considéré comme un Bac+4.

Vers la fin des années 90, les IEP ont progressivement rendu obligatoire une année à l'étranger, si bien que leur cursus est véritablement devenu un Bac+4, et pas seulement sur le papier. Au moment du passage au LMD, ils ont naturellement choisi une sortie par le haut, à savoir un positionnement à Bac+5.

Un master, mais pas de licence
Le cursus à Sciences-Po dure désormais cinq ans (pour les candidats bacheliers, deux ans pour ceux qui rentrent directement en master) et débouche sur la délivrance d'un master. Pour l'instant, aucun IEP ne prévoit de sortie au niveau L, mais il apparaît hautement probable que cette opportunité sera étudiée par ces établissements avec attention dans les années à venir, à commencer par l'IEP de Paris.

Afin de meubler leur cinquième année, les IEP de régions ont multiplié les partenariats : entre eux tout d'abord, mais aussi avec les universités et les écoles de journalisme. Aujourd'hui, l'offre de masters est fournie et permet de satisfaire à peu près toutes les vocations.

La mutualisation de la cinquième année entre les IEP de régions offre ainsi la possibilité à un étudiant étant, par exemple, scolarisé à Toulouse, d'aller effectuer sa cinquième et dernière année à l'IEP de Lille, si c'est là qu'est offerte la spécialisation qui l'attire. Et ce, après avoir subi une sélection. Cela ne change pour ainsi dire pas grand-chose puisque les diplômés d'un IEP ont toujours eu la possibilité d'aller effectuer leur troisième cycle dans un autre.

On trouve ici la liste des masters proposés par les différentes IEP en France :

Anciens-IEP.net



R�dig� par Ide 34 le 10/09/2006 � | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


Partenariats, p�dagogies, recherche

P�le europ�en d'administration publique: une alliance d'�tablissements strasbourgeois  17/04/2006

Formations labellisées, recherche, conférences... Les premières activités du Pôle européen d'administration publique (PEAP) commencent cette année. Il découle du dernier contrat triennal « Strasbourg ville européenne », pour lequel l'Etat a apporté une aide financière afin que l'agglomération tienne son rang dans les domaines des transports, de l'enseignement supérieur et de la culture. Créé en novembre 2004, le PEAP, sorte de consortium à la structure souple, rassemble l'Etat, les collectivités locales alsaciennes, l'Ecole nationale d'administration (ENA), l'Institut national des études territoriales (INET), le Centre des études européennes de Strasbourg, l'Euro-Institut de Kehl, l'Université Robert Schuman et l'Institut d'études politiques. « Il y a ici une forte concentration d'établissements ayant un savoir-faire dans l'administration publique. Nous voulons diffuser ce savoir-faire », indique-t-on à l'IEP. « Il s'agit de faire émerger dans ce domaine la place de Strasbourg en Europe », ajoute Antoine Durrleman, directeur de l'ENA, qui a déménagé en totalité en Alsace depuis début 2005. Ainsi, dans la mouvance des pôles de compétence, le PEAP entend peser à l'international et conforter la place de Strasbourg comme capitale européenne.

Source : Observatoire Boivigny

17/04/2006
A.C

R�dig� par IDe 34 le 17/04/2006 � | Permalien | Commentaires (0)


R�forme des IEP

Dans les m�andres des nouveaux dipl�mes des IEP  06/07/2005

Apr�s l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Paris, les huit autres IEP ont d�ploy� des efforts consid�rables pour s'adapter au syst�me LMD d'harmonisation des dipl�mes europ�ens, qui entra�ne le passage de 4 � 5 ans de leur scolarit�. La r�forme se met en place petit � petit - pour certains �tablissements comme l'IEP de Bordeaux depuis la rentr�e 2004 - et elle ne manque pas de semer le trouble parmi les candidats � ces cursus d�multipli�s.

Comment s'y retrouver entre "diplôme de master", "grade de master", "voies du diplôme"? Comment choisir alors que les formules n'ont pas été encore éprouvées? Vers quoi s'acheminent les diplômés à l'issue des 5 années d'études ? Autant de questions auxquelles les établissements répondent avec plus ou moins de clarté, si l'on s'en réfère à leurs sites internet, souvent première voie d'accès pour les candidats. Ils doivent savoir que les IEP entendent désormais se suffire à eux-mêmes. Ainsi l'IEP de Bordeaux affirme que tout titulaire d'un diplôme qu'il délivre "doit pouvoir se présenter sur le marché de l'emploi et espérer (...) trouver un emploi de niveau “ Bac+5 ”, dans des délais que l'on qualifiera de raisonnables". L'essentiel est de réussir le concours d'entrée - des accès sont aussi possibles en 2e, 3e, 4e et 5e année (pour un master en 1 an) selon les établissements. Il faut se déterminer assez rapidement quant à ses intentions de carrière. Grâce aux différents partenariats et passerelles mis en place, la palette offerte aux heureux élus est quasi infinie...Usine à gaz ou excellence “ Sciences Po ” maintenue?

Les IEP proposent de 5 (Rennes) à 29 (Bordeaux) parcours différents, menant soit à un diplôme national de master, construit avec l'université, soit à un diplôme propre à l'établissement qui a simplement le grade de master. On peut gager que cela fera peu de différences sur le marché du travail, ce qui compte étant le cachet de l'établissement ou du diplôme lui-même. Il existe souvent une sélection pour entrer en 1ère année de master (M1), même pour les étudiants ayant suivi le 1er cycle de l'IEP concerné. Enfin, les instituts ont signé des accords pour qu'il soit possible aux étudiants d'effectuer leur 5e année (M2) dans un autre IEP, et ainsi d'obtenir le diplôme de l'IEP d'origine et le master de l'IEP d'accueil. Reste à voir si en pratique ces échanges seront facilités.

A Aix, après le choix d'une section en 2e année, l'étudiant passe la 3e à l'étranger, dans une entreprise, l'administration ou à l'université. En 4e année, il faut sélectionner "communication et journalisme", "modes d'action politique comparés", "religion et société", "administration et entreprises en France et en Europe" ou, nouveauté à la rentrée 2005, "monde chinois des affaires". En 5e année, l'unique master d'études politiques que délivre l'IEP se décompose en 12 spécialités dont les plus notables sont "management interculturel et médiation religieuse", "commande publique, régulation économique et concurrence", "journalisme politique à l'international" et "histoire militaire, défense et politiques de sécurité" (avec l'université Montpellier III). D'autres partenariats sont projetés.

A Bordeaux, les 1ère et 2e années sont généralistes. La 3e année se fait à l'étranger ou à l'IEP. L'étudiant s'engage ensuite dans un des 29 parcours, pour les deux années restantes. De quoi donner le vertige entre le master "gouvernance des institutions et des organisations" divisé en 4 mentions, et le master "sciences de gestion et du management" en 3 mentions (la 5e année se fait alors à l'université Bordeaux IV ). Les mentions elles-mêmes donnent lieu à des spécialisations qui balaient tous les champs. Seuls 4 des parcours sont labellisés "recherche". Le stage est obligatoire dans le cadre des parcours dits professionnels. Une 5e année intitulée "objectif ENA", réservée à 10 étudiants, prépare à la Prep' ENA elle-même. Parmi les nouveaux partenariats noués par l'IEP de Bordeaux, on note celui avec l'Université de Laval au Québec pour une spécialité "affaires publiques et représentation des intérêts" (parmi les débouchés visés, les cabinets de lobbyistes), ainsi que celui avec l'Université de l'Amitié des peuples de Moscou pour "intégration européenne et développement global" (pour tous les métiers concernant l'ex-URSS).

A Grenoble, le choix d'une section se fait dès la 2e année, à l'ancienne, entre économie et finances, politique et économie sociales (qui vise à "comprendre les phénomènes sociaux contemporains"), science politique et service public. En 3e année, il faut en plus choisir un séminaire, afin de s'initier à la recherche et de rédiger un mémoire. Une "année d'ouverture" peut être insérée dans le cursus. 13 filières sont proposées dans le cadre du 2e cycle, construit avec l'Université Pierre Mendès France. Les 2 mentions de master - "politiques publiques et changement social" en sciences politiques et "Europe: gouvernance, intégration et intelligence européennes", interdisciplinaire - se subdivisent en 8 spécialités dont la très courue "direction de projets culturels". En outre, l'IEP présente 3 voies du diplôme. L'établissement est associé à l'IAE de Grenoble, ce qui va permettre à des étudiants d'opter en 5e année pour l'apprentissage, comme dans une école de commerce.

A Lille, après le choix d'une des 5 sections en 2e année, puis une 3e année à l'étranger, les étudiants poussent leur spécialisation et suivent en 5e année un des 11 parcours existants qui mènent tous au diplôme de l'IEP seul. La section "politique, économie et société" est particulièrement riche, d'un parcours "politiques territoriales de développement durable" à un parcours "préparation à l'agrégation de sciences sociales", en passant par "médias et société". Pour 2006-2007, annonce l'IEP, s'ouvriront trois nouveaux parcours: "communication institutionnelle et financière de l'entreprise", "politique et société en Amérique latine" et "métiers de la vie politique, syndicale et associative".

A Lyon, la spécialisation des étudiants est précoce, dès le 4e semestre dit "d'orientation", entre communication, affaires internationales, affaires publiques - on remarque l'absence de cursus économie et finances. Puis la spécialisation se poursuit en 3e année, période de mobilité académique (à l'étranger notamment) ou professionnelle (stages). Cet IEP offre 4 masters co-habilités avec l'université Lyon II, subdivisés en 10 spécialités, ainsi que trois autres voies propres à l'établissement qui débouchent sur le simple diplôme de l'IEP. On note que 7 des spécialités (3 professionnelles, 4 recherche) se font en sciences politiques.

A Rennes, où l'année à l'étranger est obligatoire, ce sont seulement 5 parcours (en M2) qui figurent pour le moment au menu de l'établissement. Un large master "sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion" peut se faire en spécialité recherche ("action et espaces publics en Europe") ou professionnelle ("expertises de l'action publique territoriale"). Avec l'université Rennes I, l'IEP présente un master "ingénierie des services urbains en réseaux dans les pays en voie de développement". Il existe aussi un master "politiques européennes". Enfin, l'institut a converti son DESS "management de la presse écrite" en un master, selon les mêmes modalités, afin de donner "une double compétence de gestionnaire et de juriste" selon ses promoteurs.

A Strasbourg, au statut particulier puisque l'institut est interne à l'université Robert Schuman, il est possible d'effectuer la 5e année à l'université, dans un autre IEP bien sûr, et aussi de construire "un projet personnel validé par l'IEP, en relation avec le cursus effectué". L'IEP lui-même propose, en lieu et place de l'ancien DEA et des deux DESS, pas moins de 16 parcours. La 4e année consiste en une pré-spécialisation (administration publique, études européennes, économie et entreprises), et le master débute véritablement en 5e année. Parmi les points forts de l'établissement, on compte les sciences politiques, le droit (avec l'université Nancy II), l'Europe. On observe que la Prep' ENA peut se faire en 2e année de master (il s'agit de la spécialité "administration d'Etat" au sein de la mention "administration publique"). L'établissement strasbourgeois décidément resserre la scolarité: il est aussi le seul IEP à proposer un double cursus en 5 ans et non 6 avec une école de journalisme, le CUEJ en l'occurrence.

A Toulouse, la 3e année est très souple, avec des possibilités d'études à l'étranger combinées à des stages en France ou à l'international, ou encore une pré-spécialisation. A chacun de se prendre en main. En 4e année (M1) il faut choisir entre 4 spécialités à chaque semestre (administration, relations internationales, économie, communication et journalisme). En 5e année commence vraiment le master, avec l'université Toulouse I. Ce diplôme unique en sciences politiques se décline en 9 spécialités, dont les plus originales sont "réponse publique à la délinquance", "économie du tourisme international", "management public territorial" en partenariat avec l'IAE. L'IEP offre une spécialité "journalisme" assez complète avec des enseignements pratiques et un stage de 3 mois minimum.

On le voit: l'offre des IEP est sans commune mesure avec ce qu'ils proposaient précédemment, grâce à leur association avec les universités, et prochainement des grandes écoles comme ils l'annoncent. Jusqu'à concurrencer sérieusement ces dernières... Ainsi l'ambition de certains instituts, avec la spécialisation journalisme par exemple, est non seulement de préparer les étudiants aux concours des écoles type ESJ, CFJ ou IPJ, mais aussi de former des professionnels prêts à intégrer les rédactions. De même les déclinaisons en économie et finances n'ont parfois rien à envier à une école de commerce. Reste que ces formations doivent faire leurs preuves, même si les IEP capitalisent sur leurs anciens DEA et DESS bien établis, ainsi que les professeurs renommés. Le pari d'être à la fois généraliste et spécialisé n'est pas gagné. D'autant que les niches qu'occupent chacun ne sont pas encore bien établies, des IEP n'hésitant pas à afficher que certaines filières fermeront si les candidats ne sont pas au rendez-vous.
Par ailleurs, ce foisonnement de parcours aurait largement gagné en lisibilité s'ils avaient été établis sur la base d'un schéma commun aux différents IEP. Une offre à la fois commune et complémentaire aurait permis à ces établissements de renforcer leur présence au sein du paysage éducatif français.


Source : Observatoire Boivigny

06/07/2005
Alison Cartier

R�dig� par Ide 34 le 06/07/2005 � | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


D�bouch�s apr�s Sciences-Po

Les I.R.A, voie d'acc�s m�connue � la fonction publique  02/07/2004

Les IRA, instituts régionaux d'administration, sont cinq écoles d'application à vocation interministérielle. Ils recrutent et forment les fonctionnaires de catégorie A d'administration générale, autres que ceux recrutés par la voie de l'ENA. D'où l'idée de certains, même si IRA et ENA ne se placent pas au même niveau, de regrouper leurs formations.


Le concours des Instituts régionaux d'administration (IRA) est une voie d'accès à la fonction publique, moins connue que celle de l'Ecole nationale d'administration (ENA) dont la formation à caractère interministérielle est pourtant du même type. Les cinq IRA (Lille, Lyon, Nantes, Metz, Bastia) ont vu successivement le jour dans les années 70 pour assurer trois missions : la formation initiale des fonctionnaires de catégorie A d'administration générale, contribuer à la formation continue interministérielle et ministérielle, et participer à la coopération internationale. Il existe une hiérarchie officieuse entre les cinq IRA même si en théorie les établissements sont équivalents.

En matière de formation initiale, le recrutement se fait par trois concours, comme à l'ENA : externe (pour les étudiants titulaires au minimum d'une licence ou d'un diplôme équivalent, âgés de 30 ans au plus), interne (pour les fonctionnaires ou non-titulaires de l'administration, après 4 ans de services effectifs) et 3e concours (ouvert aux candidats ayant une expérience d'au moins 5 ans dans le secteur privé ou en tant qu'élu local, et âgés de moins de 40 ans). Le 3e concours a été instauré par une loi en 1991 pour introduire des cadres expérimentés dans l'administration capables d'impulser une dynamique nouvelle. Les IPAG ou CEPAG (instituts ou centres de préparation à l'administration générale) préparent au concours externe. Les étudiants en droit ou en IEP sont ceux qui intègrent le plus facilement les IRA.

Eparpillement des corps
Chaque année, les quelque 650 lauréats sont affectés dans l'un des cinq établissements en fonction de leurs vœux et de leur rang de classement, pour une formation d'un an. Les IRA, écoles d'application, dispensent une formation qui se veut à la fois interministérielle - donner des compétences professionnelles transversales - et professionnelle, avec une alternance de cycles de formation et de stages. Pendant leur scolarité, les élèves ont le statut de fonctionnaire stagiaire et ils perçoivent une rémunération de l'ordre de 1.500 euros mensuel brut pour les externes, 1.700 euros pour les internes et ceux du 3e concours. Ils sont évalués tout au long de l'année, évaluation qui permet d'établir un classement de sortie, dont dépendra le choix de leur premier poste, dans une administration centrale ou un service déconcentré de l'Etat. Une vingtaine de corps sont accessibles à la sortie des IRA, dont principalement celui des attachés d'administration centrale, celui des attachés de préfecture et celui des attachés d'administration scolaire et universitaire.
La moitié des promotions des IRA sont affectées dans cette dernière catégorie, à l'Education nationale (collèges, lycées, rectorats, inspections académiques, universités etc…). L'association IRA3C, qui regroupe les anciens des IRA issus du 3e concours, note que souvent, ces emplois « se révèlent sous-dimensionnés au regard des niveaux des formations », notamment pour les cadres issus du 3e concours : « nous sommes recrutés sur nos compétences et notre expérience, mais ensuite le système prend le dessus, dès la formation. La fonction publique raisonne par cursus universitaires, et la logique est réglementaire et statutaire », explique le président d'IRA3C, Bruno Borghese, lui-même originaire du secteur du livre et actuellement au poste de directeur régional adjoint de la Défense en Bourgogne Franche-Comté. D'autre part, «l'enseignement est généraliste, et on nous demande ensuite d'être spécialisés. On s'attend à autre chose, cela génère des frustrations», note un autre ancien, attaché de préfecture.
Par ailleurs, l'« éparpillement des corps issus des IRA entrave la mobilité au sein de la fonction publique », comme le déplorait le parti RPR en juin 2001, à l'occasion d'un forum sur la réforme de l'Etat. A ce propos, l'assocation IRA3C estime qu'« outre les aspects discriminants entre ces différents corps issus d'une identique formation originelle, ces disparités mobilisent des énergies et un temps considérables au sein des différents départements ministériels pour la gestion de ces corps ».

Des systèmes empilés en doublon
Pour remédier à ces dysfonctionnements, l'association a profité du débat sur la réforme de l'ENA, en 2003, pour faire des propositions : « les critiques récurrentes ( …) depuis de nombreuses années adressées au système de formation dispensé par l'ENA » sont « tout aussi valables » pour les IRA. Ces deux systèmes, « dont les conditions requises d'accès en termes de dipômes sont identiques de même que le processus de scolarité, des contenus d'enseignement et des affectations de sortie », sont « empilés en doublon ».

Comme le RPR en 2001, mais « au-delà des clivages politiques », IRA3C propose pas moins que la fusion de l'ENA et des IRA dans un seul groupe des écoles nationales d'administration française : aux ex-IRA serait dévolue la formation initiale, à l'ex-ENA la formation continue et l'accès aux grands corps par un deuxième concours et une formation supplémentaire de 6 mois qu'elle prendrait en charge. Les IRA donneraient accès à un corps unique interministériel de cadres à vocation généraliste. La formation serait aussi remaniée : ouverture des matières « sur des enseignements modernes utiles à l'administration et à la société », comme l'économie d'entreprise, le management, la communication…et les intervenants extérieurs seraient plus diversifiés. Le classement de sortie demeurerait, mais les affectations se dérouleraient différemment : un dossier d'expériences et de parcours professionnel, ainsi qu'une lettre de motivation, seraient transmis aux recruteurs, qui auraient des entretiens avec les élèves en fin de scolarité.

Cette réforme « donnerait une lisibilité d'accès plus démocratique » à ces formations, selon IRA3C. De plus, « des économies considérables seraient dégagées par cette fusion ». A noter que les crédits (subventions publiques) accordés à l'ENA s'élèvent cette année à 32 millions d'euros, contre 33 millions d'euros alloués aux cinq IRA.

Source : Observatoire Boivigny

02/07/2004
Alison Cartier

R�dig� par IDe 34 le 02/07/2004 � | Permalien | Commentaires (0)


D�bouch�s apr�s Sciences-Po

O� recrute l'Ecole nationale de la magistrature ?  13/02/2004

L'ENM recrute des préparationnaires de l'Institut d'Etudes Judiciaires de Paris II
« Le portrait robot de l'auditeur de la promotion 2004 dessine une jeune femme de 24 ans, issue du premier concours 2003, titulaire d'un diplôme de 3e cycle, originaire de la région parisienne, qui s'est préparée au concours à l'Institut d'Etudes Judiciaires de l'Université Paris II », peut-on lire dans le document intitulé « Profil de la promotion 2004 », diffusé par la direction de la communication de l'ENM. Et de fait 76 auditeurs (élèves) sur 250 recrutés cette année à l'ENM proviennent de l'IEJ de Paris-II Assas. Ils étaient 71 en 2003. L'IEJ de Bordeaux se distingue également puisqu'il a fourni 21 auditeurs en 2004 et 21 en 2003, suivi par l'IEJ de Paris I Sorbonne avec 15 auditeurs en 2004 et 17 en 2003.
L'ENM assure toutefois ne pas entretenir de lien privilégié avec un centre de préparation ou un autre : « Si les étudiants de l'IEJ de Paris II réussissent mieux que les autres, c'est parce que leur formation est de qualité, particulièrement adaptée au concours. Ce sont également ceux qui présentent le plus de candidats », explique t-on à la direction.

L'ENM recrute parmi les titulaires d'un DEA de droit privé
Ils sont cette année 138 admis à être titulaires d'un diplôme de troisième cycle (dont 51 d'un DEA de droit privé). 63 ont une maîtrise et 29 proviennent directement d'un Institut d'Etudes Politiques (dont 13 de l'IEP de Paris et 5 de l'IEP de Bordeaux, contre 8 pour l'IEP de Paris et 9 pour l'IEP de Bordeaux en 2003). « La très grande majorité des étudiants n'ont pas fait un IEP, ils sont minoritaires en valeur absolue. Par contre leur formation est particulièrement adaptée à la réussite du concours, sauf pour l'épreuve de droit civil », indique la direction de l'ENM.
En dehors de Paris, ce sont donc les étudiants qui suivent une préparation à l'IEJ de Bordeaux et à l'IEP de Bordeaux qui s'en sortent le mieux. Cela n'est pas uniquement une question de proximité géographique, explique la direction de l'ENM: « L'IEJ et l'IEP de Bordeaux connaissent probablement mieux le fonctionnement de l'école et ses attentes au concours, ce qui est essentiel pour former des étudiants qui vont réussir ». Ses attentes ? Une approche transversale des sujets, et non matière par matière.

Source : Observatoire Boivigny
13/02/2004
Pierre-Alban Pillet

R�dig� par IDe 34 le 13/02/2004 � | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)


Sciences-Po, qu-est-ce que c'est ?

Les IEP : statuts, missions et donn�es  08/12/2003

Il y a en France 9 Instituts d'Etudes Politiques (« Sciences-Po ») créés depuis 1945. Ces instituts font la part belle aux enseignements en histoire, économie et droit mais peu d'heures de cours sont en fait consacrées à la science politique à proprement parler.
Initialement établissements de préparation aux concours de la fonction publique, le diplôme des IEP est désormais considéré comme un diplôme terminal, à faire valoir sur le marché du travail et auprès des entreprises. Nombre de diplômés des IEP complètent toutefois leurs études par un troisième cycle.

  • Les IEP
d'Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Toulouse, Lille et Rennes sont des établissements publics à caractère administratif, dotés de la personnalité morale et de l'autonomie financière, mais rattachés à l'une des universités de l'académie où ils ont leur siège.

  • L'IEP de Paris
est un établissement public géré par une fondation.

  • L'IEP de Strasbourg
est un institut interne à l'université de Strasbourg-III.

Par ailleurs :

  • Les formations « IEP »
de Nancy, Poitiers et Dijon sont des sites dépendants de l'IEP de Paris

  • Sciences-Po Rhône-Alpes-Méditerranée
est un projet de rapprochement mis en place par les IEP de Lyon, Grenoble et Aix-en-Provence (voir article)

Selon les dispositions du décret du 18 décembre 1989 relatif aux IEP, ils ont pour missions :

  • de contribuer
, tant en formation initiale qu'en formation continue, à la formation des cadres supérieurs des secteurs public, parapublic et privé de la nation, et notamment des fonctions publiques de l'Etat et des collectivités territoriales.

  • de développer
, notamment en relation avec les établissements d'enseignement supérieur, la Fondation nationale des sciences politiques et le Centre national de la recherche scientifique, la recherche en sciences politique et administrative.

A cette fin :

Les IEP délivrent un diplôme propre (diplôme d'établissement).
Ils peuvent également participer à la préparation de diplômes nationaux et de diplômes d'université.

Dans le cadre de la réforme LMD :

Les diplômes des IEP passeront dans une même vague au grade master ou bien ils resteront des diplômes d'établissement, sanctionnant 5 années d'études, ou encore ils deviendront de nouveaux diplômes masters.


Les neuf Instituts d'Etudes Politiques en chiffres
Nombre d'enseignants (professeurs permanents, maîtres de conférence, intervenants extérieurs, ATER, doctorants), d'étudiants (diplôme d'établissement et autres formations) et de troisièmes cycles.

IEP Aix-en-Provence :

* 196 enseignants

* 1274 étudiants (dont 850 pour le diplôme d'établissement)

* 2 DEA et 2 DESS

IEP Bordeaux :

* 130 enseignants (dont 50 enseignants permanents)

* 1300 étudiants (dont 900 pour le diplôme d'établissement)

* 3 DEA et 3 DESS

IEP Grenoble :

* 168 enseignants (dont 53 enseignants permanents)

* 1200 étudiants (dont 800 pour le diplôme d'établissement)

* 1 DEA et 5 DESS

IEP Lille :

* 190 enseignants (dont 30 enseignants permanents)

* 950 étudiants (dont 900 pour le diplôme d'établissement)

* 1 DESS

IEP Lyon :

* 262 enseignants (dont 52 enseignants permanents)

* 1386 étudiants (dont 709 pour le diplôme d'établissement)

* 2 DEA et 3 DESS

IEP Paris :

* 1460 enseignants (dont 60 enseignants permanents)

* 5500 étudiants

* 6 DESS, 7 DEA et 1 MBA

IEP Rennes :

* 106 enseignants (dont 26 enseignants permanents)

* 644 étudiants (dont 529 pour le diplôme d'établissement)

* 1 DEA et 2 DESS

IEP Strasbourg :

* 140 enseignants

* 850 étudiants (dont 600 pour le diplôme d'établissement)

* 2 DESS et 2 DEA

IEP Toulouse :

* 150 enseignants

* 1300 étudiants (dont 800 pour le diplôme d'établissement)

* 1 DEA et 3 DESS


08/12/2003
Données : Observatoire Boivigny

R�dig� par Ide 34 le 08/12/2003 � | Permalien | Commentaires (0) | Trackbacks (0)