|
||||
|
Pour discuter de la r�forme de l'universit�, des classements des grandes �coles, poser des questions sur l'orientation universitaire ou sur le march� du travail, c'est ici !
L'Observatoire Boivigny a obtenu le label :
|
Le projet � 5 ans des �coles d'ing�nieurs de ParisTech
Les directeurs des onze écoles qui constituent ParisTech entendent renforcer cette structure. En accord avec leurs tutelles, ils ont inscrit ce projet dans un livre blanc, feuille de route pour les 5 années à venir. Se plaçant d'emblée dans le contexte global de l'enseignement supérieur en France et dans le monde, ils soulignent dans ce texte la «pertinence» du projet ParisTech de se constituer en pôle d'excellence. Ils reconnaissent que l'association doit passer à la vitesse supérieure : elle « se doit désormais de construire un édifice à la fois plus visible et plus efficace sur les bases désormais bien établies ». Le modèle anglo-saxon est omniprésent, notent-ils, mais le modèle français n'est pas dépourvu d'atouts pour faire valoir sa place. Ses handicaps sont la dispersion de l'offre de formation et de recherche en petites structures, le déficit de notoriété des institutions françaises et un modèle de financement où la contribution des entreprises privées à la recherche est trop faible, selon eux. Cependant, la qualité des étudiants des grands écoles, la longue tradition d'excellence scientifique en France jouent en faveur du modèle français. De plus, « son approche peut constituer une proposition concurrente susceptible de rencontrer un grand succès au sein du �marché mondial des savoirs� » : elle consiste à proposer un parcours pluri-scientifique, une formation théorique de qualité, ainsi qu'une formation économique, sociale et humaine complémentaire.
Une �cole de commerce va certainement rejoindre le r�seau
Sur ces fondements, les directeurs des écoles de ParisTech présentent une «phase 2» pour leur réseau, qu'ils qualifient de « vision stratégique ambitieuse ». Tout d'abord, ils estiment que la qualité de la recherche et son articulation avec l'enseignement sont les clefs de la réussite dans une situation de concurrence internationale. Et afin de renforcer la place de la recherche, ils suggèrent d'accentuer les collaborations avec l'université. Deuxième point : ils entendent « tirer le meilleur parti des synergies existantes ». « Outre la possibilité de délivrer un doctorat ParisTech (lorsque son statut sera celui d'une personne morale de droit public, ndlr), il serait très souhaitable de multiplier le nombre de masters établis conjointement ainsi que mutualiser les cours du cycle ingénieur qui sont communs à plusieurs écoles », précisent-ils. De plus, notant « l'engouement depuis une dizaine d'années pour des formations alliant management et ingéniérie », ils recommandent « l'adjonction au sein de ParisTech d'un nouvel établissement spécialisé dans le domaine des sciences de la gestion et de l'entreprise », qui pourrait être une école de commerce. Enfin, le troisième axe de cette nouvelle phase de développement consisterait à « augmenter » la notoriété de ParisTech et son attractivité. Il faut à cette fin « une offre de formation reconnue pour son excellence et compétitive en termes de coûts et de services », «une politique salariale et des conditions de travail susceptibles d'attirer les meilleurs enseignants-chercheurs», et attirer les investissements.
Une fondation pourrait �tre cr��e
Pour atteindre ces objectifs, les directeurs préconisent une nouvelle structure juridique, « une confédération originale », « permettant aux établissements de renforcer leurs liens tout en préservant la spécificité et l'autonomie au quotidien des écoles concernées ». L'implantation géographique du réseau devrait aussi être «rationalisée», autour de « trois grands campus inter-reliés » : le site parisien, rive gauche, « vitrine » de ParisTech et équivalent de son siège social, et deux sites qui pourraient regrouper formation et recherche, et associer des grandes entreprises, l'un à Palaiseau (campus de l'Ecole Polytechnique), l'autre à Marne-la-Vallée (campus de l'ENPC). Concernant les financements, qui devront être accrus, l'idée d'une fondation est évoquée. En conclusion, les responsables des écoles, qui pensent pouvoir « participer durablement au rayonnement de la France en matière d'enseignement supérieur et de recherche », en appellent au soutien « des plus hautes autorités de l'Etat, des collectivités territoriales concernées et des entreprises ».
Les Mines, les Ponts et l'ENSTA, trois des écoles membres de ParisTech qui voulaient se regrouper en un noyau dur, n'y sont pas encore parvenues, malgré les efforts faits depuis le lancement de ce projet fin 2002-début 2003. Etendre et même aller plus loin dans un rapprochement, ce que proposent les 11 chefs d'établissements du réseau, est un dessein qui peut, dans ces conditions, laisser sceptique. Vœu pieux ou ferme résolution : les écoles devront quoi qu'il en soit évoluer pour s'adapter à la nouvelle donne mondiale. CQFD.
Lire également : ParisTech se fait connaître en Chine
01/11/2004
Alison Cartier
Envoyer
Nouveau commentaire :
A lire �galement dans cette rubrique
|
La newsletter
Derniers articlesEn BrefPratique |
||
Copyright � 2003-2007 Observatoire Boivigny SARL |
||||