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LMD : les grandes �coles vont devoir adapter leur offreD�livrant couramment des dipl�mes � bac +5 en cursus unique, les grandes �coles fran�aises ne se coulent pas parfaitement dans le d�coupage LMD. Celui-ci va entra�ner une intensification de la concurrence avec les universit�s et � l'�chelle du continent.
Le processus LMD incite les universités européennes à découper en deux cycles leurs cursus (jusqu'à bac+5) : le premier en trois ans aboutit à la licence, le deuxième en deux ans au master. Or les grandes écoles françaises, en recrutant à bac +2 après les classes préparatoires et en proposant un cursus unique en trois ans, se trouvent en décalage. Averties, les écoles de commerce ont trouvé la parade : il leur a suffi de renommer leur première année « cycle de management général » et les deux suivantes « cycle master ». Une formule qui marche tant que le vivier de recrutement est essentiellement français et sort des prépas. Mais l'internationalisation des effectifs voulue par la compétition européenne milite en faveur d'un recrutement après le niveau L, ce qui réduit l'offre des grandes écoles françaises à deux années de cursus (pour leur programme grande école) et surtout ne leur permet pas de se positionner sur l'offre de licences. En recrutant non après le lycée, mais deux ans plus tard, il leur est en effet difficile de délivrer une licence en un an. Sauf à signer un partenariat avec une université pour un programme intégré et sélectif. Ce qui n'est guère dans l'air du temps.
Il y a fort à parier que les Instituts d'études politiques, pour s'adapter à la nouvelle donne, finiront par offrir des programmes (pluridisciplinaires) diplômants en trois ans. Ce qui, ironie du sort, était leur positionnement initial. De même les écoles recrutant après le bac pourraient être tentées d'offrir de tels cursus si elles y sont autorisées et reçoivent l'habilitation étatique. L'intérêt d'une telle offre ? Multiplier les sources de recrutement, faciliter les partenariats internationaux, augmenter les effectifs et partant, les moyens, mais surtout calquer l'offre sur le modèle européen. Comp�tition entre masters
La compétition pour les cursus de master va s'intensifier - et se diversifier- dans les années à venir. Et alors que les étudiants de l'université changeaient le plus fréquemment d'établissement après leur maîtrise pour effectuer un troisième cycle, il est très probable que ce changement se fera désormais après la licence avec une mise en concurrence de tous les cursus masters dans une discipline, mais également entre disciplines puisque les cycles de licence sont appelés à accentuer leur caractère pluridisciplinaire. C'est d'ailleurs un phénomène que l'on peut observer outre-Atlantique, où les étudiants changent fréquemment d'orientation au niveau master (modèle 4 +2).
Les établissement vont donc devoir étoffer leur offre en masters, notamment pour attirer des candidats d'autres pays et avec une première expérience professionnelle. Notamment les grandes écoles de commerce qui se contentent - pour l'instant - de proposer un unique master en management, risquent d'apparaître bien dépourvues alors que la surabondance de l'offre, notamment en gestion, s'organise dans tous les types d'établissements. De plus, les programmes masters des établissements français sont désormais en concurrence avec tous les programmes masters au niveau européen. 26/09/2004
C.A.
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