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Ces tests d'entrée sont communs aux IEP de Rennes et de Toulouse
Les candidats admis à concourir : les titulaires du Baccalauréat de l’année 2007 et de l’année 2006.
Date : le Jeudi 28 juin 2007
Les épreuves du Test :
- Questions contemporaines - noté sur 40 - 3h
- Dissertation d’histoire - noté sur 40 - 3h
- Epreuve d’anglais - noté sur 20 - 1h
- Epreuve de langue au choix : allemand, arabe, espagnol, italien, russe - noté sur 20 - 1h Total : 120 points
Bonification :
- 3 points seront ajoutés au total des notes des candidats ayant obtenu une mention « bien » au baccalauréat ;
- 6 points seront ajoutés au total des notes des candidats ayant une mention « très bien » ;
Il appartiendra aux candidats de transmettre à la scolarité de l’IEP une attestation justifiant de l’obtention de la mention dans les 2 jours suivant la publication des résultats du baccalauréat.
Coût de l’inscription au test d’entrée : 100 euros
Retrait des dossiers : exclusivement en ligne - à partir du 19 mars 2007 et jusqu’au 4 juin 2007.
Lectures conseillées :
- Jean-Jacques Rousseau : discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (édition indifférente),
- Robert Castel : les métamorphoses de la question sociale, Gallimard, Folio essai, 1999
Préparation :
Selon une enquête réalisée depuis 2003, on constate que les étudiants de Sciences Po Toulouse sont issus respectivement de Bac ES à 45%, de Bac S à 31% et de Bac L à 24%. La majorité des nouveaux entrants étaient bacheliers à 41% ou inscrits en classes préparatoires à 48%.
Plus d'information : http://examens.iep.fr/
Source de ces informations : http://www.sciencespo-toulouse.fr/
Les candidats admis à concourir : les titulaires du Baccalauréat de l’année 2007 et de l’année 2006.
Date : le Jeudi 28 juin 2007
Les épreuves du Test :
- Questions contemporaines - noté sur 40 - 3h
- Dissertation d’histoire - noté sur 40 - 3h
- Epreuve d’anglais - noté sur 20 - 1h
- Epreuve de langue au choix : allemand, arabe, espagnol, italien, russe - noté sur 20 - 1h Total : 120 points
Bonification :
- 3 points seront ajoutés au total des notes des candidats ayant obtenu une mention « bien » au baccalauréat ;
- 6 points seront ajoutés au total des notes des candidats ayant une mention « très bien » ;
Il appartiendra aux candidats de transmettre à la scolarité de l’IEP une attestation justifiant de l’obtention de la mention dans les 2 jours suivant la publication des résultats du baccalauréat.
Coût de l’inscription au test d’entrée : 100 euros
Retrait des dossiers : exclusivement en ligne - à partir du 19 mars 2007 et jusqu’au 4 juin 2007.
Lectures conseillées :
- Jean-Jacques Rousseau : discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (édition indifférente),
- Robert Castel : les métamorphoses de la question sociale, Gallimard, Folio essai, 1999
Préparation :
Selon une enquête réalisée depuis 2003, on constate que les étudiants de Sciences Po Toulouse sont issus respectivement de Bac ES à 45%, de Bac S à 31% et de Bac L à 24%. La majorité des nouveaux entrants étaient bacheliers à 41% ou inscrits en classes préparatoires à 48%.
Plus d'information : http://examens.iep.fr/
Source de ces informations : http://www.sciencespo-toulouse.fr/
Classement des IEP
Classement des IEP dans le numéro 60 de Challenges (décembre 2006) intitulé "Les diplômes qui donnent des emplois"
L'article dédié aux IEP est titré "Le prestige n'est pas tout". La journaliste Sarah Piovezan explique que "Les IEP n'ont jamais autant séduit les étudiants, mais ils doivent aujourd'hui faire leurs preuves sur le marché de l'emploi dans le privé".
En effet, les IEP qui délivrent une formation en cinq ans, au lieu de trois précdemment, se doivent désormais de délivrer un diplôme terminal et non plus servir de marchepied pour un autre type de formation (école d'administration, école de commerce, école de journalisme...) comme c'était très souvent le cas auparavant.
La journaliste classe la valeur des IEP sur le marché de l'emploi :
Hors catégorie : IEP Paris
Trois étoiles : IEP Bordeaux et IEP Strasbourg
Deux étoiles : IEP Aix, IEP Grenoble et IEP Lille
Une étoile : IEP Lyon, IEP Toulouse et IEP Rennes
En février 2007, Le Nouvel Economiste (oui il paraît encore) a publié un classement des grandes écoles de gestion, dans lequel figurent des IEP (quatre exactement). Ce n'est pas illogique, dans la mesure où la plupart des diplômés de Sciences Po vont finalement travailler en entreprise aux mêmes postes que les diplômés des écoles de commerce. Seuls 20% des diplômés environ choisissent la voie des concours administratifs (pourtant à l'origine même de l'existence de ce type de formation).
Donc, le Nouvel Economiste a interrogé 209 DRH et leur a demandé de noter la qualité de 40 formations à la gestion.
Sciences Po Paris, cinquième au global, est le premier des IEP.
1) Sciences-Po Paris : 8,33
2) Sciences-Po Bordeaux : 5,21
3) Sciences-Po Grenoble : 5
4) Sciences-Po Strasbourg : 4,92
L'article dédié aux IEP est titré "Le prestige n'est pas tout". La journaliste Sarah Piovezan explique que "Les IEP n'ont jamais autant séduit les étudiants, mais ils doivent aujourd'hui faire leurs preuves sur le marché de l'emploi dans le privé".
En effet, les IEP qui délivrent une formation en cinq ans, au lieu de trois précdemment, se doivent désormais de délivrer un diplôme terminal et non plus servir de marchepied pour un autre type de formation (école d'administration, école de commerce, école de journalisme...) comme c'était très souvent le cas auparavant.
La journaliste classe la valeur des IEP sur le marché de l'emploi :
Hors catégorie : IEP Paris
Trois étoiles : IEP Bordeaux et IEP Strasbourg
Deux étoiles : IEP Aix, IEP Grenoble et IEP Lille
Une étoile : IEP Lyon, IEP Toulouse et IEP Rennes
En février 2007, Le Nouvel Economiste (oui il paraît encore) a publié un classement des grandes écoles de gestion, dans lequel figurent des IEP (quatre exactement). Ce n'est pas illogique, dans la mesure où la plupart des diplômés de Sciences Po vont finalement travailler en entreprise aux mêmes postes que les diplômés des écoles de commerce. Seuls 20% des diplômés environ choisissent la voie des concours administratifs (pourtant à l'origine même de l'existence de ce type de formation).
Donc, le Nouvel Economiste a interrogé 209 DRH et leur a demandé de noter la qualité de 40 formations à la gestion.
Sciences Po Paris, cinquième au global, est le premier des IEP.
1) Sciences-Po Paris : 8,33
2) Sciences-Po Bordeaux : 5,21
3) Sciences-Po Grenoble : 5
4) Sciences-Po Strasbourg : 4,92
IDe 34
Rédigé par IDe 34 le 27/02/2007 à 10:31
Grandes Ecoles et universités concurrentes
L'Essec souffle ses cent bougies
14/01/2007
Créée le 30 mai 1907 par des jésuites dans le cadre de l'Ecole Sainte-Geneviève sous le nom d'Institut Economique (1), l'Essec organise cette année 100 évènements (économiques, culturels ou festifs) pour célébrer son centenaire. Dans le cadre du lancement de cette année anniversaire, les dirigeants de l'établissement, en partenariat avec l'association des anciens, ont fait le point lors d'une conférence sur la stratégie et l'ambition de l'Essec.
A l'image des grandes entreprises, l'Essec aime mettre en avant ses valeurs, à savoir l'humanisme, l'innovation, la responsabilité, la diversité et l'excellence. Par valeurs, il faut comprendre les lignes directrices de son action. S'il n'est pas certain que tous les étudiants et anciens connaissent ces « valeurs », force est de constater que l'établissement tente de les illustrer par différentes actions. En ce qui concerne l'innovation pédagogique, par exemple, l'Essec a été la première à demander, en 1996, l'accréditation américaine AACSB en France et à en faire la promotion au nez et à la barbe de ses concurrents. L'Essec a, par ailleurs, été un vecteur du développement de l'apprentissage jusqu'à un niveau Bac + 5 et a su organiser un soutien des lycéens des zones d'éducation prioritaire (ZEP) par ses étudiants. A chaque fois, elle a su médiatiser ses trouvailles et entraîner d'autres établissements dans son sillage. A l'exception toutefois de l'épisode du changement, intervenu en 1999, de dénomination de son programme grande école, rebaptisé MBA afin de s'inscrire dans le schéma anglo-saxon des études. Cette initiative n'a pas, pour l'instant, fait école.
L'objectif d'une université commune avec Mannheim demeure
Dans le cadre des manifestations liées au centenaire de l'école de commerce, une flamme fera le tour des 40 représentations des anciens Essec à travers le monde. Une façon pour l'école de souligner le caractère international de son réseau de diplômés.
Pierre Tapie, le directeur général du groupe, a rappelé à ce propos que le projet de constitution d'un établissement commun avec l'université de Mannheim en Allemagne était toujours d'actualité. Et ce, même si les réalisations concrètes de ce projet, lancé en octobre 2003, sont pour le moment assez maigres (échanges d'étudiants et lancement d'un executive MBA) au regard de l'objectif fixé : fusionner. Les trois années écoulées ont notamment permis à l'université allemande de faire évoluer son statut (création d'une business school, sélection des étudiants), fait valoir l'Essec, qui aimerait bien par ailleurs faire entrer un troisième partenaire dans ce projet de regroupement des forces. L'Essec songe notamment à la Bocconi à Milan et à l'Instituto de Empresa à Madrid, sans que rien n'ait été signé pour le moment.
La stratégie internationale de l'Essec passe naturellement par l'élargissement d'échanges d'étudiants avec des universités de par le monde, mais également par le développement d'un campus en propre à Singapour. En outre, l'Essec s'est engagé dans une alliance stratégique avec l'Indian Institute of Management d'Ahmedabad en Inde, l'une des meilleures écoles de commerce d'Asie. Cette alliance, qui passe par la délivrance de doubles diplômes, des échanges d'étudiants et de professeurs, ainsi que des programmes communs pour des cadres supérieurs, n'est toutefois pas exclusive. En effet, l'IIMA entretient des relations avec 30 universités et écoles dans le monde entier, dont d'autres établissements français.
Une stratégie de décloisonnement académique
A l'instar des écoles concurrentes, et probablement dans le sillage de Sciences Po Paris et de sa stratégie de diversification, l'Essec multiplie les parcours académiques en partenariat avec des écoles d'ingénieurs et des universités. La mise en place de ces partenariats doit permettre d'élargir significativement le spectre des débouchés professionnels (au-delà des traditionnels emplois en finance et marketing) et le profil des diplômés de l'Essec.
L'école de commerce a ainsi mis en place des filières d'expertise-comptable et d'actuariat avec l'université Paris VI, de droit avec l'université de Cergy, de médecin-manager avec l'université Paris-V. Elle participe à des masters de recherche commun avec l'école des Mines, avec l'université Paris VI en mathématiques financières, avec l'université de Nanterre en finance et assurance, avec l'université Paris I en système d'information. L'Essec a, en outre, signé un partenariat avec Dauphine pour faciliter à ses étudiants la préparation du concours de l'ENA, et une convention avec l'Ecole française du Barreau pour les élèves qui veulent devenir avocat.
Enfin l'Essec fait partie du tout nouveau Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de Cergy-Pontoise aux côtés, notamment, de l'université de Cergy-Pontoise, et d'écoles d'ingénieurs (Escom, Eisti, Ensea, Epmi, Istom, Ebi…). L'Essec jouera un rôle moteur, son directeur général présidant le conseil de surveillance du PRES.
NB :
(1) L'Essec est la cadette des trois grandes écoles de commerce parisiennes : l'Ecole supérieure de commerce de Paris a été créée en 1819 et l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales en 1881. La première promotion, sortie en 1909, comptait 7 étudiants. Aujourd'hui, le groupe Essec (qui comprend, outre le cycle grande école-MBA, une école post-bac, des troisièmes cycles et des programmes de formation continue) diplôme 1500 personnes par an. L'établissement, hébergé par l'Institut Catholique de Paris jusqu'en 1973, accueille maintenant les étudiants et cadres en formation à Cergy-Pontoise, à la Défense, ainsi qu'à Singapour depuis 2004.
14/01/2007
Source : Observatoire Boivigny
A l'image des grandes entreprises, l'Essec aime mettre en avant ses valeurs, à savoir l'humanisme, l'innovation, la responsabilité, la diversité et l'excellence. Par valeurs, il faut comprendre les lignes directrices de son action. S'il n'est pas certain que tous les étudiants et anciens connaissent ces « valeurs », force est de constater que l'établissement tente de les illustrer par différentes actions. En ce qui concerne l'innovation pédagogique, par exemple, l'Essec a été la première à demander, en 1996, l'accréditation américaine AACSB en France et à en faire la promotion au nez et à la barbe de ses concurrents. L'Essec a, par ailleurs, été un vecteur du développement de l'apprentissage jusqu'à un niveau Bac + 5 et a su organiser un soutien des lycéens des zones d'éducation prioritaire (ZEP) par ses étudiants. A chaque fois, elle a su médiatiser ses trouvailles et entraîner d'autres établissements dans son sillage. A l'exception toutefois de l'épisode du changement, intervenu en 1999, de dénomination de son programme grande école, rebaptisé MBA afin de s'inscrire dans le schéma anglo-saxon des études. Cette initiative n'a pas, pour l'instant, fait école.
L'objectif d'une université commune avec Mannheim demeure
Dans le cadre des manifestations liées au centenaire de l'école de commerce, une flamme fera le tour des 40 représentations des anciens Essec à travers le monde. Une façon pour l'école de souligner le caractère international de son réseau de diplômés.
Pierre Tapie, le directeur général du groupe, a rappelé à ce propos que le projet de constitution d'un établissement commun avec l'université de Mannheim en Allemagne était toujours d'actualité. Et ce, même si les réalisations concrètes de ce projet, lancé en octobre 2003, sont pour le moment assez maigres (échanges d'étudiants et lancement d'un executive MBA) au regard de l'objectif fixé : fusionner. Les trois années écoulées ont notamment permis à l'université allemande de faire évoluer son statut (création d'une business school, sélection des étudiants), fait valoir l'Essec, qui aimerait bien par ailleurs faire entrer un troisième partenaire dans ce projet de regroupement des forces. L'Essec songe notamment à la Bocconi à Milan et à l'Instituto de Empresa à Madrid, sans que rien n'ait été signé pour le moment.
La stratégie internationale de l'Essec passe naturellement par l'élargissement d'échanges d'étudiants avec des universités de par le monde, mais également par le développement d'un campus en propre à Singapour. En outre, l'Essec s'est engagé dans une alliance stratégique avec l'Indian Institute of Management d'Ahmedabad en Inde, l'une des meilleures écoles de commerce d'Asie. Cette alliance, qui passe par la délivrance de doubles diplômes, des échanges d'étudiants et de professeurs, ainsi que des programmes communs pour des cadres supérieurs, n'est toutefois pas exclusive. En effet, l'IIMA entretient des relations avec 30 universités et écoles dans le monde entier, dont d'autres établissements français.
Une stratégie de décloisonnement académique
A l'instar des écoles concurrentes, et probablement dans le sillage de Sciences Po Paris et de sa stratégie de diversification, l'Essec multiplie les parcours académiques en partenariat avec des écoles d'ingénieurs et des universités. La mise en place de ces partenariats doit permettre d'élargir significativement le spectre des débouchés professionnels (au-delà des traditionnels emplois en finance et marketing) et le profil des diplômés de l'Essec.
L'école de commerce a ainsi mis en place des filières d'expertise-comptable et d'actuariat avec l'université Paris VI, de droit avec l'université de Cergy, de médecin-manager avec l'université Paris-V. Elle participe à des masters de recherche commun avec l'école des Mines, avec l'université Paris VI en mathématiques financières, avec l'université de Nanterre en finance et assurance, avec l'université Paris I en système d'information. L'Essec a, en outre, signé un partenariat avec Dauphine pour faciliter à ses étudiants la préparation du concours de l'ENA, et une convention avec l'Ecole française du Barreau pour les élèves qui veulent devenir avocat.
Enfin l'Essec fait partie du tout nouveau Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de Cergy-Pontoise aux côtés, notamment, de l'université de Cergy-Pontoise, et d'écoles d'ingénieurs (Escom, Eisti, Ensea, Epmi, Istom, Ebi…). L'Essec jouera un rôle moteur, son directeur général présidant le conseil de surveillance du PRES.
NB :
(1) L'Essec est la cadette des trois grandes écoles de commerce parisiennes : l'Ecole supérieure de commerce de Paris a été créée en 1819 et l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales en 1881. La première promotion, sortie en 1909, comptait 7 étudiants. Aujourd'hui, le groupe Essec (qui comprend, outre le cycle grande école-MBA, une école post-bac, des troisièmes cycles et des programmes de formation continue) diplôme 1500 personnes par an. L'établissement, hébergé par l'Institut Catholique de Paris jusqu'en 1973, accueille maintenant les étudiants et cadres en formation à Cergy-Pontoise, à la Défense, ainsi qu'à Singapour depuis 2004.
14/01/2007
Source : Observatoire Boivigny
Débouchés après Sciences-Po
Dans le cadre du débat sur le financement de l'enseignement supérieur, on oppose souvent le coût moyen pour l'Etat d'un élève en classe préparatoire (13500 € par an) à celui d'un étudiant à l'université (7200 € par an). Pourtant, il est d'autres étudiants pour lesquels l'Etat sait mettre la main à la poche : ceux qui se préparent à le servir.
Les élèves de Polytechnique, de l'ENA et de Normale Sup' ne versent pas de frais de scolarité. Le coût de leur formation est pourtant supérieur à celui des étudiants à l'université, en raison du taux d'encadrement dont ils bénéficient et de conditions d'accueil comparables à celles des grandes écoles. Mieux encore, ces étudiants privilégiés perçoivent une rémunération.
Ainsi, un jeune élève sans expérience préalable, qui réussit le concours de l'ENA, peut s'attendre à toucher environ 1300 € de salaire mensuel net et des indemnités (de résidence, de formation, de stage…) d'un peu plus de 200 euros mensuels en moyenne pendant sa scolarité. Un élève de l'Ecole Normale Supérieure touche également 1300 € par mois. De son côté, un élève de Polytechnique perçoit une solde d'environ 700 € par mois.
Au service de l'Etat
Une fois diplômés, les anciens de ces établissements sont assurés d'une brillante carrière professionnelle. Le diplôme de ces écoles, parmi les plus réputées de l'enseignement supérieur français, se monnaye facilement auprès des employeurs. En outre, ils sont rarement issus de classes sociales défavorisées. Pourquoi, dans ces conditions, sont-ils payés pour étudier ?
Essentiellement parce que c'est la volonté de l'Etat de recruter les meilleurs éléments. Et que cette rémunération est censée les inciter à entrer dans les plus grandes écoles publiques. Les élèves de ces établissements sont des fonctionnaires en formation qui s'engagent à servir l'Etat pour au moins dix ans. A défaut, ils doivent rembourser le coût de leur scolarité.
Les grandes entreprises ne font pas autrement lorsqu'elles proposent des programmes spécifiques de formation et d'intégration sur plusieurs mois, et parfois dans plusieurs pays, à leurs hauts potentiels. En outre, les firmes multinationales financent parfois le programme MBA de leurs cadres les plus prometteurs, contre un engagement de rester en leur sein une fois le diplôme décroché.
Par ailleurs, les élèves des prestigieuses écoles que sont l'X, l'ENS ou l'ENA sont loin d'être les seuls à voir leur formation indemnisée par l'Etat : d'autres élèves fonctionnaires, comme les commissaires de police ou les inspecteurs des impôts, perçoivent des rémunérations, parfois même plus élevées. Cependant la formation de ces derniers, spécialisée, est plus difficile à valoriser en dehors du corps de métier d'origine, et plus encore en dehors de la fonction publique. La situation n'est donc pas tout à fait comparable.
A titre d'exemple :
* Un inspecteur des impôts en formation perçoit 2400 euros brut mensuels (y compris les indemnités)
* Un inspecteur du Trésor public en formation perçoit environ 1700 euros
* Un élève de l'ENSP (formation pour les directeurs d'hôpital), reçoit environ 1600 euros
* Un administrateur territorial (INET) en formation gagne environ 1600 euros
Trois questions à Charles, ancien de l'ENA
Estimez-vous que le versement d'un salaire au cours de vos études à l'ENA était justifié ? Et utile au regard du niveau social des élèves ?
Il y a plusieurs catégories d'énarques : les externes, qui sont généralement tout juste sortis du système d'enseignement supérieur, les internes, qui ont déjà travaillé au moins cinq ans dans la fonction publique et les énarques issus du « troisième concours » qui viennent du secteur privé.
A mon sens, il est difficilement concevable d'arrêter de payer ceux qui avaient un poste auparavant. Il n'y aurait d'ailleurs plus de candidats au concours, car il n'est pas possible de travailler en même temps que d'étudier à l'ENA. D'autre part, concernant les jeunes recrues, peut-on imaginer qu'ils s'engagent à servir l'Etat pendant 10 ans et qu'ils travaillent - puisque c'est le cas au cours de leur scolarité - 12 mois en préfecture et en ambassade gratuitement ? Certains ont déjà à leur entrée à l'ENA une famille à assumer. Pour l'Etat il s'agit d'un investissement en capital humain.
Peut-on échapper à l'obligation de servir l'Etat ?
Il y a quelques démissionnaires à la sortie de l'ENA. Mais ils ont dû rembourser entre 30% et 50% des frais de scolarité à l'Ecole. C'est de moins en moins facile d'y échapper…
Comment pensez-vous que les élèves et anciens élèves de l'ENA interpréteraient la suppression du versement d'une rémunération pendant les études ?
Cela dissuaderait beaucoup de bons éléments d'aller dans cette voie. Il ne faut pas oublier qu'après l'ENA, un cadre administratif à qualification égale avec un cadre du privé gagne généralement beaucoup moins, notamment à partir du milieu de carrière. Or, les entreprises financent les formations de leurs hauts cadres. Pourquoi les fonctionnaires devraient, parce qu'ils ont choisi de servir un Etat pauvre, payer sur leurs propres deniers leur formation ?
Trois questions à Pierre, ancien de l'école Polytechnique
Estimez-vous que le versement d'une rémunération au cours de vos études à Polytechnique était justifié ? Et utile au regard du niveau social des élèves ?
C'est le statut militaire de l'école et les obligations afférentes (prises d'armes, défilés, cours de sport avec un instructeur militaire) qui le justifient. Ce n'est pas vital pour la plupart des élèves issus de milieux favorisés, mais cela permet cependant à quelques élèves issus de milieux défavorisés de faire ces études.
Peut-on échapper à l'obligation de servir l'Etat ?
Ceux qui ne rejoignent pas un corps d'Etat doivent suivre une formation complémentaire dispensée par un organisme agréé par l'école d'une durée moyenne de deux ans (ils ne doivent ensuite rien à l'Etat, ndlr). Ceux qui intègrent un corps d'Etat (environ un quart des élèves) doivent ensuite travailler dix ans pour l'Etat ou rembourser la pantoufle, de l'ordre de 50 000 euros.
Comment pensez-vous que les élèves et anciens élèves de l'X interpréteraient la suppression du versement d'une rémunération pendant les études ?
Les élèves feraient l'X de toute façon. Cette question serait jugée accessoire pour le choix de l'école. Quant aux anciens, je suppose que la plupart des X ne considèreraient pas que c'est choquant si les raisons invoquées sont légitimes. Cependant l'association des anciens pourrait manifester sa réprobation, ce serait un réflexe naturel.
14/01/2007
Source : Observatoire Boivigny
Les élèves de Polytechnique, de l'ENA et de Normale Sup' ne versent pas de frais de scolarité. Le coût de leur formation est pourtant supérieur à celui des étudiants à l'université, en raison du taux d'encadrement dont ils bénéficient et de conditions d'accueil comparables à celles des grandes écoles. Mieux encore, ces étudiants privilégiés perçoivent une rémunération.
Ainsi, un jeune élève sans expérience préalable, qui réussit le concours de l'ENA, peut s'attendre à toucher environ 1300 € de salaire mensuel net et des indemnités (de résidence, de formation, de stage…) d'un peu plus de 200 euros mensuels en moyenne pendant sa scolarité. Un élève de l'Ecole Normale Supérieure touche également 1300 € par mois. De son côté, un élève de Polytechnique perçoit une solde d'environ 700 € par mois.
Au service de l'Etat
Une fois diplômés, les anciens de ces établissements sont assurés d'une brillante carrière professionnelle. Le diplôme de ces écoles, parmi les plus réputées de l'enseignement supérieur français, se monnaye facilement auprès des employeurs. En outre, ils sont rarement issus de classes sociales défavorisées. Pourquoi, dans ces conditions, sont-ils payés pour étudier ?
Essentiellement parce que c'est la volonté de l'Etat de recruter les meilleurs éléments. Et que cette rémunération est censée les inciter à entrer dans les plus grandes écoles publiques. Les élèves de ces établissements sont des fonctionnaires en formation qui s'engagent à servir l'Etat pour au moins dix ans. A défaut, ils doivent rembourser le coût de leur scolarité.
Les grandes entreprises ne font pas autrement lorsqu'elles proposent des programmes spécifiques de formation et d'intégration sur plusieurs mois, et parfois dans plusieurs pays, à leurs hauts potentiels. En outre, les firmes multinationales financent parfois le programme MBA de leurs cadres les plus prometteurs, contre un engagement de rester en leur sein une fois le diplôme décroché.
Par ailleurs, les élèves des prestigieuses écoles que sont l'X, l'ENS ou l'ENA sont loin d'être les seuls à voir leur formation indemnisée par l'Etat : d'autres élèves fonctionnaires, comme les commissaires de police ou les inspecteurs des impôts, perçoivent des rémunérations, parfois même plus élevées. Cependant la formation de ces derniers, spécialisée, est plus difficile à valoriser en dehors du corps de métier d'origine, et plus encore en dehors de la fonction publique. La situation n'est donc pas tout à fait comparable.
A titre d'exemple :
* Un inspecteur des impôts en formation perçoit 2400 euros brut mensuels (y compris les indemnités)
* Un inspecteur du Trésor public en formation perçoit environ 1700 euros
* Un élève de l'ENSP (formation pour les directeurs d'hôpital), reçoit environ 1600 euros
* Un administrateur territorial (INET) en formation gagne environ 1600 euros
Trois questions à Charles, ancien de l'ENA
Estimez-vous que le versement d'un salaire au cours de vos études à l'ENA était justifié ? Et utile au regard du niveau social des élèves ?
Il y a plusieurs catégories d'énarques : les externes, qui sont généralement tout juste sortis du système d'enseignement supérieur, les internes, qui ont déjà travaillé au moins cinq ans dans la fonction publique et les énarques issus du « troisième concours » qui viennent du secteur privé.
A mon sens, il est difficilement concevable d'arrêter de payer ceux qui avaient un poste auparavant. Il n'y aurait d'ailleurs plus de candidats au concours, car il n'est pas possible de travailler en même temps que d'étudier à l'ENA. D'autre part, concernant les jeunes recrues, peut-on imaginer qu'ils s'engagent à servir l'Etat pendant 10 ans et qu'ils travaillent - puisque c'est le cas au cours de leur scolarité - 12 mois en préfecture et en ambassade gratuitement ? Certains ont déjà à leur entrée à l'ENA une famille à assumer. Pour l'Etat il s'agit d'un investissement en capital humain.
Peut-on échapper à l'obligation de servir l'Etat ?
Il y a quelques démissionnaires à la sortie de l'ENA. Mais ils ont dû rembourser entre 30% et 50% des frais de scolarité à l'Ecole. C'est de moins en moins facile d'y échapper…
Comment pensez-vous que les élèves et anciens élèves de l'ENA interpréteraient la suppression du versement d'une rémunération pendant les études ?
Cela dissuaderait beaucoup de bons éléments d'aller dans cette voie. Il ne faut pas oublier qu'après l'ENA, un cadre administratif à qualification égale avec un cadre du privé gagne généralement beaucoup moins, notamment à partir du milieu de carrière. Or, les entreprises financent les formations de leurs hauts cadres. Pourquoi les fonctionnaires devraient, parce qu'ils ont choisi de servir un Etat pauvre, payer sur leurs propres deniers leur formation ?
Trois questions à Pierre, ancien de l'école Polytechnique
Estimez-vous que le versement d'une rémunération au cours de vos études à Polytechnique était justifié ? Et utile au regard du niveau social des élèves ?
C'est le statut militaire de l'école et les obligations afférentes (prises d'armes, défilés, cours de sport avec un instructeur militaire) qui le justifient. Ce n'est pas vital pour la plupart des élèves issus de milieux favorisés, mais cela permet cependant à quelques élèves issus de milieux défavorisés de faire ces études.
Peut-on échapper à l'obligation de servir l'Etat ?
Ceux qui ne rejoignent pas un corps d'Etat doivent suivre une formation complémentaire dispensée par un organisme agréé par l'école d'une durée moyenne de deux ans (ils ne doivent ensuite rien à l'Etat, ndlr). Ceux qui intègrent un corps d'Etat (environ un quart des élèves) doivent ensuite travailler dix ans pour l'Etat ou rembourser la pantoufle, de l'ordre de 50 000 euros.
Comment pensez-vous que les élèves et anciens élèves de l'X interpréteraient la suppression du versement d'une rémunération pendant les études ?
Les élèves feraient l'X de toute façon. Cette question serait jugée accessoire pour le choix de l'école. Quant aux anciens, je suppose que la plupart des X ne considèreraient pas que c'est choquant si les raisons invoquées sont légitimes. Cependant l'association des anciens pourrait manifester sa réprobation, ce serait un réflexe naturel.
14/01/2007
Source : Observatoire Boivigny
Concours de la fonction publique
Le ministère de l'emploi du minitel !
19/10/2006
Pour s'inscrire pour le concours de recrutement d'inspecteurs du travail, il fallait cette année (2006) disposer d'un...minitel ! Oui, ces machines qui ont totalement disparu de la circulation il y a au moins trois ans (même La Poste n'en a plus).
Voilà le petit message encourageant du ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement destiné aux candidats :
"Pendant la période ouverte pour les inscriptions, les candidats peuvent s'inscrire en composant le 3614 MIRABEAU sur le Minitel ou un émulateur de Minitel.
Un minitel est gratuitement à leur disposition dans les directions départementales ou régionales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.
Pour les personnes bénéficiant d'un accès internet PAR MODEM, il est également possible de télécharger un émulateur de Minitel sur le site suivant : site i-minitel.com (attention, les accès internet par ADSL / live box, free box, alice box,... ne permettent pas le téléchargement ni l'utilisation de l'émulateur minitel)"
Voilà le petit message encourageant du ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement destiné aux candidats :
"Pendant la période ouverte pour les inscriptions, les candidats peuvent s'inscrire en composant le 3614 MIRABEAU sur le Minitel ou un émulateur de Minitel.
Un minitel est gratuitement à leur disposition dans les directions départementales ou régionales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.
Pour les personnes bénéficiant d'un accès internet PAR MODEM, il est également possible de télécharger un émulateur de Minitel sur le site suivant : site i-minitel.com (attention, les accès internet par ADSL / live box, free box, alice box,... ne permettent pas le téléchargement ni l'utilisation de l'émulateur minitel)"
IDe 34
Rédigé par IDe 34 le 19/10/2006 à 16:49
Débouchés après Sciences-Po
Il existe 11 centres de préparation au concours externe de l'ENA (pour les titulaires au minimum d'une licence, âgés de moins de 28 ans). Certains d'entre eux préparent également au concours interne (pour les fonctionnaires ou agents de l'Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics ou des organisations intergouvernementales) ou au troisième concours (pour ceux ayant eu une activité professionnelle hors fonction publique pendant au moins huit ans). L'IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique du ministère de l'Economie et des Finances), qui prépare uniquement au concours interne et au 3e concours, est également conventionné avec l'ENA. Tous ces centres reçoivent une aide financière de l'ENA. A titre d'exemple, elle s'élève à 30 000 euros par an pour la Prép'ENA Paris I-ENS, après avoir augmenté de 50% en un an.
Liste des 11 centres conventionnés
Liste des 11 centres conventionnés
- IEP d'Aix-en-Provence
- IEP de Bordeaux
- IEP de Grenoble
- IEP de Lille
- Université de Montpellier
- IEP de Rennes
- IEP de Strasbourg
- IEP de Toulouse
- IEP de Paris
- Université Paris I Panthéon-Sorbonne
- Université Paris-Dauphine
Débouchés après Sciences-Po
Au programme des écoles de journalisme
20/09/2006
Ne m'appelez plus IUT de journalisme de Bordeaux mais IJBA
L'IUT de journalisme de Bordeaux fait sa révolution en cette rentrée en changeant de nom mais surtout en abandonnant son caractère d'IUT. Ainsi en juin 2005 a été sélectionnée la dernière promotion préparant le DUT en journalisme (bac+2). Ces dernières années, la plupart des étudiants avaient déjà un bagage universitaire important à leur arrivée, ce qui faisait perdre à la filière sa vocation d'un recrutement au niveau bac ou bac+1. La direction en a tiré les conclusions qui s'imposaient et transformé le DUT en master en journalisme (recrutement à bac+3). L'IUT est devenu un simple institut, composante de l'Université Bordeaux III, et a été baptisé Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA).
Partenariat entre le CFJ et l'Université Paris-Dauphine
A partir de la rentrée, les élèves de 1ère année du Centre de formation des journalistes (CFJ) vont pouvoir suivre certains cours du master « gestion des télécommunications et des nouveaux médias » à Paris-Dauphine, notamment ceux sur le marché de la télévision en France, la régulation et l'ouverture à la concurrence des télécommunications, l'économie et le droit des bouquets de télévision par câble, par satellite et des nouveaux médias, ainsi que sur l'économie d'Internet. En retour, les étudiants du master de Dauphine pourront se former en radio et télévision au CFJ.
C'est l'occasion pour le CFJ de « sous-traiter » des cours théoriques auprès de spécialistes. Dauphine, de son côté, permet à ses étudiants de se former à la pratique, ce qui est le point faible de ses cursus en journalisme. Il existait déjà un partenariat entre le groupe CFPJ, qui englobe le CFJ, et Dauphine pour un MBA « management des entreprises de médias ». Celui-ci est actuellement suspendu et sera remodelé en 2007.
Prépa en ligne payante pour l'ESJ
Au moment où la 82e promotion de l'Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille effectuera sa rentrée, le 9 octobre, va débuter une première session de préparation à distance du concours d'entrée de l'école pour les futurs candidats. C'est une nouveauté pour l'école du Nord, qui va facturer 380 euros la session de 9 semaines (600 euros pour deux sessions, la seconde débutant en mars 2007). Formation et série d'épreuves sont au programme. « Les épreuves seront corrigées par des journalistes intervenant à l'ESJ et/ou correcteurs des épreuves du concours », précise l'école. Il est possible de suivre cette formation à distance « quel que soit le niveau d'études », même s'il faut un bac+2 pour se présenter au concours, ajoute l'école. Ceux qui veulent maximiser leurs chances de réussite peuvent donc suivre la prépa par exemple deux années de suite, dès bac +1! Les inscriptions seront closes le 4 octobre (1).
Dans le même temps, l'ESJ lance en cette rentrée un « tutorat » destiné aux élèves des lycées du Nord-Pas-de-Calais, dans le cadre de sa lutte contre les discriminations. Anciens de l'école et étudiants actuels assureront un « suivi individuel et personnalisé » des candidats sélectionnés pour ce programme intitulé « Journaliste: pourquoi pas vous? ».
Le recrutement de l'ESJ est resté encore uniforme cette année, puisque 42% des admis viennent d'un Institut d'études politiques (IEP), 28% de la filière Histoire et 6% de Lettres modernes. La proportion des diplômés d'IEP, des généralistes dont la formation est parfaitement adaptée au concours, est toujours écrasante. Par ailleurs, la 82e promotion, qui compte sept étudiants étrangers (dont trois de Chine) sur un total de 57 étudiants, est féminine à 65%, soit la tendance inverse des chiffres moyens de la profession.
L'EJT propose un double diplôme avec Aix-Marseille III en journalisme juridique
Opportunité bienvenue à l'Ecole de Journalisme de Toulouse, dont la formation se déroule sur trois années: les étudiants titulaires d'une licence (bac+3) ou d'une maîtrise (bac+4 avant le LMD) de droit peuvent effectuer leur troisième année à l'Université Aix-Marseille III pour décrocher un master de journalisme juridique. « La montée en puissance du droit dans notre société implique le croisement de l'information et de la connnaissance juridique. Ce master forme des experts capables d'analyser l'histoire en temps réel », affirme l'université, qui place la barre assez haut. Les meilleurs décrocheront le double diplôme (bac+5) en trois ans au total (EJT + 2e année de master), avec un déménagement à la clé, puisque l'école toulousaine n'a pas choisi l'université la plus proche.
NB :
(1) Depuis plusieurs années les étudiants de l'Institut d'études politiques (IEP) de Lille pouvaient suivre une préparation au concours de l'ESJ. Cette préparation dite « aux concours de journalisme » constitue maintenant un des 14 parcours de formation de la 5e année de l'IEP.
20/09/2006
Alison Cartier
Source : Observatoire Boivigny
L'IUT de journalisme de Bordeaux fait sa révolution en cette rentrée en changeant de nom mais surtout en abandonnant son caractère d'IUT. Ainsi en juin 2005 a été sélectionnée la dernière promotion préparant le DUT en journalisme (bac+2). Ces dernières années, la plupart des étudiants avaient déjà un bagage universitaire important à leur arrivée, ce qui faisait perdre à la filière sa vocation d'un recrutement au niveau bac ou bac+1. La direction en a tiré les conclusions qui s'imposaient et transformé le DUT en master en journalisme (recrutement à bac+3). L'IUT est devenu un simple institut, composante de l'Université Bordeaux III, et a été baptisé Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA).
Partenariat entre le CFJ et l'Université Paris-Dauphine
A partir de la rentrée, les élèves de 1ère année du Centre de formation des journalistes (CFJ) vont pouvoir suivre certains cours du master « gestion des télécommunications et des nouveaux médias » à Paris-Dauphine, notamment ceux sur le marché de la télévision en France, la régulation et l'ouverture à la concurrence des télécommunications, l'économie et le droit des bouquets de télévision par câble, par satellite et des nouveaux médias, ainsi que sur l'économie d'Internet. En retour, les étudiants du master de Dauphine pourront se former en radio et télévision au CFJ.
C'est l'occasion pour le CFJ de « sous-traiter » des cours théoriques auprès de spécialistes. Dauphine, de son côté, permet à ses étudiants de se former à la pratique, ce qui est le point faible de ses cursus en journalisme. Il existait déjà un partenariat entre le groupe CFPJ, qui englobe le CFJ, et Dauphine pour un MBA « management des entreprises de médias ». Celui-ci est actuellement suspendu et sera remodelé en 2007.
Prépa en ligne payante pour l'ESJ
Au moment où la 82e promotion de l'Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille effectuera sa rentrée, le 9 octobre, va débuter une première session de préparation à distance du concours d'entrée de l'école pour les futurs candidats. C'est une nouveauté pour l'école du Nord, qui va facturer 380 euros la session de 9 semaines (600 euros pour deux sessions, la seconde débutant en mars 2007). Formation et série d'épreuves sont au programme. « Les épreuves seront corrigées par des journalistes intervenant à l'ESJ et/ou correcteurs des épreuves du concours », précise l'école. Il est possible de suivre cette formation à distance « quel que soit le niveau d'études », même s'il faut un bac+2 pour se présenter au concours, ajoute l'école. Ceux qui veulent maximiser leurs chances de réussite peuvent donc suivre la prépa par exemple deux années de suite, dès bac +1! Les inscriptions seront closes le 4 octobre (1).
Dans le même temps, l'ESJ lance en cette rentrée un « tutorat » destiné aux élèves des lycées du Nord-Pas-de-Calais, dans le cadre de sa lutte contre les discriminations. Anciens de l'école et étudiants actuels assureront un « suivi individuel et personnalisé » des candidats sélectionnés pour ce programme intitulé « Journaliste: pourquoi pas vous? ».
Le recrutement de l'ESJ est resté encore uniforme cette année, puisque 42% des admis viennent d'un Institut d'études politiques (IEP), 28% de la filière Histoire et 6% de Lettres modernes. La proportion des diplômés d'IEP, des généralistes dont la formation est parfaitement adaptée au concours, est toujours écrasante. Par ailleurs, la 82e promotion, qui compte sept étudiants étrangers (dont trois de Chine) sur un total de 57 étudiants, est féminine à 65%, soit la tendance inverse des chiffres moyens de la profession.
L'EJT propose un double diplôme avec Aix-Marseille III en journalisme juridique
Opportunité bienvenue à l'Ecole de Journalisme de Toulouse, dont la formation se déroule sur trois années: les étudiants titulaires d'une licence (bac+3) ou d'une maîtrise (bac+4 avant le LMD) de droit peuvent effectuer leur troisième année à l'Université Aix-Marseille III pour décrocher un master de journalisme juridique. « La montée en puissance du droit dans notre société implique le croisement de l'information et de la connnaissance juridique. Ce master forme des experts capables d'analyser l'histoire en temps réel », affirme l'université, qui place la barre assez haut. Les meilleurs décrocheront le double diplôme (bac+5) en trois ans au total (EJT + 2e année de master), avec un déménagement à la clé, puisque l'école toulousaine n'a pas choisi l'université la plus proche.
NB :
(1) Depuis plusieurs années les étudiants de l'Institut d'études politiques (IEP) de Lille pouvaient suivre une préparation au concours de l'ESJ. Cette préparation dite « aux concours de journalisme » constitue maintenant un des 14 parcours de formation de la 5e année de l'IEP.
20/09/2006
Alison Cartier
Source : Observatoire Boivigny
Débouchés après Sciences-Po
L'année 2005 aura été pour l'ENA une année charnière dans son histoire : celle du basculement définitif de l'ensemble de ses formations longues à Strasbourg, et du départ de ses locaux de la rue de l'université à Paris (1). Il lui faut désormais organiser les allers et venus de quelques 1000 intervenants extérieurs par an, pour la plupart parisiens.
L'ENA, qui n'a pas de corps professoral permanent et ne produit pas de recherche, veut maintenant dépasser son statut de formation administrative, aussi prestigieuse soit-elle, et se forger une image de grande école à part entière. A cette fin, le célèbre établissement profite de son adresse strasbourgeoise pour se positionner au niveau européen et lancer de nouvelles formations, en partenariat avec d'autres établissements, à l'image du master européen de gouvernance et d'administration élaboré avec l'université de Potsdam et Paris 1 ; ou encore du master professionnel en gestion publique mis au point avec l'université de Paris Dauphine.
Ce dernier programme doit démarrer à Paris en novembre de cette année : il s'adresse aux étudiants en formation initiale ainsi qu'aux cadres de la fonction publique.
En 2006-2007, l'ENA devrait également lancer deux nouveaux programmes dans le cadre du Pôle européen d'administration publique (2). Le premier est un mastère spécialisé en gestion des risques sur les territoires, développé avec l'école d'ingénieurs Esti, et le second est un cursus dénommé Eurostrat, élaboré avec Sciences-Po Strasbourg, le CEES, et l'Université Robert Schuman. Ce cursus traitera des enjeux stratégiques et politiques européens.
NB :
(1) L'ENA conserve toutefois, dans le cadre de ses activités de formation continue, un pied-à-terre, rue de l'Observatoire dans le VIème arrondissement de la capitale.
(2) Le PEAP a été créé l'an passé par l'ENA avec le Centre des études européennes de Strasbourg (CEES), l'Institut national des études territoriales (Inet), l'Université Robert Schuman, l'IEP de Strasbourg et l'Euro-Institut de Kehl
Source : Observatoire Boivigny
18/09/2006
L'ENA, qui n'a pas de corps professoral permanent et ne produit pas de recherche, veut maintenant dépasser son statut de formation administrative, aussi prestigieuse soit-elle, et se forger une image de grande école à part entière. A cette fin, le célèbre établissement profite de son adresse strasbourgeoise pour se positionner au niveau européen et lancer de nouvelles formations, en partenariat avec d'autres établissements, à l'image du master européen de gouvernance et d'administration élaboré avec l'université de Potsdam et Paris 1 ; ou encore du master professionnel en gestion publique mis au point avec l'université de Paris Dauphine.
Ce dernier programme doit démarrer à Paris en novembre de cette année : il s'adresse aux étudiants en formation initiale ainsi qu'aux cadres de la fonction publique.
En 2006-2007, l'ENA devrait également lancer deux nouveaux programmes dans le cadre du Pôle européen d'administration publique (2). Le premier est un mastère spécialisé en gestion des risques sur les territoires, développé avec l'école d'ingénieurs Esti, et le second est un cursus dénommé Eurostrat, élaboré avec Sciences-Po Strasbourg, le CEES, et l'Université Robert Schuman. Ce cursus traitera des enjeux stratégiques et politiques européens.
NB :
(1) L'ENA conserve toutefois, dans le cadre de ses activités de formation continue, un pied-à-terre, rue de l'Observatoire dans le VIème arrondissement de la capitale.
(2) Le PEAP a été créé l'an passé par l'ENA avec le Centre des études européennes de Strasbourg (CEES), l'Institut national des études territoriales (Inet), l'Université Robert Schuman, l'IEP de Strasbourg et l'Euro-Institut de Kehl
Source : Observatoire Boivigny
18/09/2006
Réforme des IEP
Tous les masters à Sciences-Po
10/09/2006
Les Instituts d'Etudes Politiques aussi sont passés au LMD. A l'origine ces établissements proposaient des cursus en trois ans, ce qui explique pourquoi au moins 85% des diplômés de Sciences-Po d’alors poursuivaient leurs études ailleurs ou effectuaient un cursus en parallèle de l'IEP.
Assez curieusement, un diplôme d'IEP donnait accès aux troisièmes cycles (alors intitulés DESS et DEA), si bien que celui-ci était généralement considéré comme un Bac+4.
Vers la fin des années 90, les IEP ont progressivement rendu obligatoire une année à l'étranger, si bien que leur cursus est véritablement devenu un Bac+4, et pas seulement sur le papier. Au moment du passage au LMD, ils ont naturellement choisi une sortie par le haut, à savoir un positionnement à Bac+5.
Un master, mais pas de licence
Le cursus à Sciences-Po dure désormais cinq ans (pour les candidats bacheliers, deux ans pour ceux qui rentrent directement en master) et débouche sur la délivrance d'un master. Pour l'instant, aucun IEP ne prévoit de sortie au niveau L, mais il apparaît hautement probable que cette opportunité sera étudiée par ces établissements avec attention dans les années à venir, à commencer par l’IEP de Paris.
Afin de meubler leur cinquième année, les IEP de régions ont multiplié les partenariats : entre eux tout d’abord, mais aussi avec les universités et les écoles de journalisme. Aujourd’hui, l’offre de masters est fournie et permet de satisfaire à peu près toutes les vocations.
La mutualisation de la cinquième année entre les IEP de régions offre ainsi la possibilité à un étudiant étant, par exemple, scolarisé à Toulouse, d’aller effectuer sa cinquième et dernière année à l’IEP de Lille, si c’est là qu’est offerte la spécialisation qui l’attire. Et ce, après avoir subi une sélection. Cela ne change pour ainsi dire pas grand-chose puisque les diplômés d’un IEP ont toujours eu la possibilité d’aller effectuer leur troisième cycle dans un autre.
On trouve ici la liste des masters proposés par les différentes IEP en France :
Anciens-IEP.net
Assez curieusement, un diplôme d'IEP donnait accès aux troisièmes cycles (alors intitulés DESS et DEA), si bien que celui-ci était généralement considéré comme un Bac+4.
Vers la fin des années 90, les IEP ont progressivement rendu obligatoire une année à l'étranger, si bien que leur cursus est véritablement devenu un Bac+4, et pas seulement sur le papier. Au moment du passage au LMD, ils ont naturellement choisi une sortie par le haut, à savoir un positionnement à Bac+5.
Un master, mais pas de licence
Le cursus à Sciences-Po dure désormais cinq ans (pour les candidats bacheliers, deux ans pour ceux qui rentrent directement en master) et débouche sur la délivrance d'un master. Pour l'instant, aucun IEP ne prévoit de sortie au niveau L, mais il apparaît hautement probable que cette opportunité sera étudiée par ces établissements avec attention dans les années à venir, à commencer par l’IEP de Paris.
Afin de meubler leur cinquième année, les IEP de régions ont multiplié les partenariats : entre eux tout d’abord, mais aussi avec les universités et les écoles de journalisme. Aujourd’hui, l’offre de masters est fournie et permet de satisfaire à peu près toutes les vocations.
La mutualisation de la cinquième année entre les IEP de régions offre ainsi la possibilité à un étudiant étant, par exemple, scolarisé à Toulouse, d’aller effectuer sa cinquième et dernière année à l’IEP de Lille, si c’est là qu’est offerte la spécialisation qui l’attire. Et ce, après avoir subi une sélection. Cela ne change pour ainsi dire pas grand-chose puisque les diplômés d’un IEP ont toujours eu la possibilité d’aller effectuer leur troisième cycle dans un autre.
On trouve ici la liste des masters proposés par les différentes IEP en France :
Anciens-IEP.net
Partenariats, concours, pédagogies, recherche
Formations labellisées, recherche, conférences... Les premières activités du Pôle européen d'administration publique (PEAP) commencent cette année. Il découle du dernier contrat triennal « Strasbourg ville européenne », pour lequel l'Etat a apporté une aide financière afin que l'agglomération tienne son rang dans les domaines des transports, de l'enseignement supérieur et de la culture. Créé en novembre 2004, le PEAP, sorte de consortium à la structure souple, rassemble l'Etat, les collectivités locales alsaciennes, l'Ecole nationale d'administration (ENA), l'Institut national des études territoriales (INET), le Centre des études européennes de Strasbourg, l'Euro-Institut de Kehl, l'Université Robert Schuman et l'Institut d'études politiques. « Il y a ici une forte concentration d'établissements ayant un savoir-faire dans l'administration publique. Nous voulons diffuser ce savoir-faire », indique-t-on à l'IEP. « Il s'agit de faire émerger dans ce domaine la place de Strasbourg en Europe », ajoute Antoine Durrleman, directeur de l'ENA, qui a déménagé en totalité en Alsace depuis début 2005. Ainsi, dans la mouvance des pôles de compétence, le PEAP entend peser à l'international et conforter la place de Strasbourg comme capitale européenne.
Source : Observatoire Boivigny
17/04/2006
A.C
Source : Observatoire Boivigny
17/04/2006
A.C
Grandes Ecoles et universités concurrentes
« Les universités avaient déserté le terrain des grands concours au profit des IEP », selon Gérard Marcou, professeur de droit à Paris I. Son université s'est associée à Normale Sup' pour proposer un centre de préparation à l'Ecole nationale d'administration (ENA), capable de rivaliser avec celui de l'IEP de Paris. Il a reçu le soutien de l'ENA.
L'université Paris I était dotée d'une Prép'ENA depuis les années 80. « Mais les candidats passaient des concours moins prestigieux, et le soutien politique de l'université n'était pas suffisant », raconte M. Marcou. En 2003, le président de l'université lui a confié la mission de conduire les étudiants vers l'école de l'élite administrative, avec de nouveaux moyens. Soutenu par l'ENA elle-même, et en association avec l'Ecole normale supérieure (ENS), cet enseignant a relevé le défi. Sous sa nouvelle mouture, la Prép'ENA qu'il co-dirige depuis la rentrée 2005 avec Stéphane Israël, conseiller référendaire à la Cour des Comptes et professeur à l'ENS Ulm, commence à porter ses fruits.
Si L'ENS est venue en appui, c'est qu'elle cherchait une alternative à l'IEP de Paris, chez qui partaient parfois ses élèves en 3e cycle, afin d'accéder ensuite à la Prép'ENA, réservée aux élèves de la maison. « L'ENS souhaitait que l'ENA redevienne un débouché pour les Normaliens, comme au milieu des années 80 où ils étaient dispensés de concours. Nous avons cependant jugé qu'ils devaient suivre une préparation, et passer les examens », ajoute le directeur de l'ENA, Antoine Durrleman, qui s'est fait le marieur de ces initiatives de l'ENS et de Paris I.
Les élèves des trois écoles normales supérieures (Ulm, Cachan, Lettres et sciences humaines) sont dispensés de l'épreuve de sélection pour la Prép'ENA, de même que les étudiants de Paris I ayant obtenu la mention Très bien à une maîtrise ou un master 1, en droit, science économique, science politique ou science de gestion. Plus généralement, la préparation est ouverte aux étudiants titulaires d'une maîtrise (master 1) ou d'un diplôme reconnu équivalent. Tous les candidats doivent avoir moins de 28 ans - c'est également la condition pour passer le concours externe d'entrée à l'ENA. Les élèves admis à suivre la formation sont choisis en fonction de leur dossier et d'une dissertation de culture générale d'une durée de 5 heures.
Ainsi, parmi les quelque 90 étudiants sur les bancs de Paris I actuellement, figurent une vingtaine de Normaliens, 17 élèves de Paris I, 22 des IEP de province, une douzaine d'autres universités, et enfin une vingtaine issus d'écoles de commerce et d'ingénieurs (dont Polytechnique). En même temps qu'ils préparent l'ENA, les étudiants, s'ils valident leurs deux semestres d'enseignement, obtiennent un master en droit public.
rechercher des nouveaux talents
« Le programme pédagogique de la Prép-ENA a été changé dès la rentrée 2004. Nous avons renforcé les matières décisives et donné plus d'importance à la culture générale. Nous faisons intervenir de jeunes hauts fonctionnaires pour des conférences. La réforme a été pleinement mise en oeuvre à la rentrée 2005 », explique M. Marcou. A propos de ce qu'apporte l'ENS à la prépa, il remarque que « nous avons chacun nos atouts: les Normaliens excellent aux concours; tandis que nos étudiants ont un bon niveau en droit et en économie ». Le co-directeur de la Prép'ENA note toutefois que les étudiants issus des universités sont généralement « mal préparés à l'esprit des épreuves orales et écrites de l'ENA ». Ils doivent « souvent apprendre à développer des points de vue personnels, et oser les exprimer », ajoute-t-il. Ce défaut ne semble toutefois pas être l'apanage des universitaires puisque comme le remarque le jury de l'ENA dans son rapport sur le concours 2004: « Certains candidats pourtant titulaires des diplômes les plus prestigieux (agrégation, HEC, Essec, IEP...) apparaissent dépourvus de tout jugement, incapables d'exposer une pensée claire et personnelle, comme fatigués par leur trop lourd bagage ».
Le co-directeur semble relativement satisfait de la formule trouvée avec l'ENS: « nous avons eu trois reçus cette année à l'ENA. Bien sûr nos étudiants ne se présentent pas seulement à ce concours: trois ont réussi le concours du ministère des Affaires étrangères, quatre le concours d'administrateur territorial, et nous attendons les résultats du concours des assemblées parlementaires ». Etant donné que l'effectif durant l'année de démarrage était de 45 élèves, cela donne un taux de placement d'un quart. "C'est tout à fait estimable", salue le directeur de l'ENA. Sachant que le taux pour les IEP de province est de 1/6 ou 1/7 en moyenne.
« Concurrencer l'IEP de Paris est donc possible, surtout que leurs promotions sont d'une tout autre taille - plus de 300 élèves », ajoute M. Marcou. « L'IEP de Paris est prédominant car il fournit le plus de candidats », affirme également M. Durrleman, qui, en tant que « chercheur de nouveaux talents », note aussi l'émergence d'IEP connaissant des succès au concours de l'ENA, comme ceux de Rennes et Lille.
La Prép'ENA Paris I-ENS n'est pas un cas unique: l'université Dauphine et l'université de Montpellier I, par le biais de sa faculté de droit, ont également leur prépa. Diversifier le recrutement de l'ENA passe-t-il par de nouvelles associations, avec des écoles de commerce ou d'ingénieurs par exemple? « Nous sommes ouverts à toutes les formes de partenariat, tout en restant attachés à nos filières traditionnelles », admet M. Durrleman qui précise : "Nous ne voulons pas créer de grandes écuries »
17/04/2006
Alison Cartier
Source : Observatoire Boivigny
L'université Paris I était dotée d'une Prép'ENA depuis les années 80. « Mais les candidats passaient des concours moins prestigieux, et le soutien politique de l'université n'était pas suffisant », raconte M. Marcou. En 2003, le président de l'université lui a confié la mission de conduire les étudiants vers l'école de l'élite administrative, avec de nouveaux moyens. Soutenu par l'ENA elle-même, et en association avec l'Ecole normale supérieure (ENS), cet enseignant a relevé le défi. Sous sa nouvelle mouture, la Prép'ENA qu'il co-dirige depuis la rentrée 2005 avec Stéphane Israël, conseiller référendaire à la Cour des Comptes et professeur à l'ENS Ulm, commence à porter ses fruits.
Si L'ENS est venue en appui, c'est qu'elle cherchait une alternative à l'IEP de Paris, chez qui partaient parfois ses élèves en 3e cycle, afin d'accéder ensuite à la Prép'ENA, réservée aux élèves de la maison. « L'ENS souhaitait que l'ENA redevienne un débouché pour les Normaliens, comme au milieu des années 80 où ils étaient dispensés de concours. Nous avons cependant jugé qu'ils devaient suivre une préparation, et passer les examens », ajoute le directeur de l'ENA, Antoine Durrleman, qui s'est fait le marieur de ces initiatives de l'ENS et de Paris I.
Les élèves des trois écoles normales supérieures (Ulm, Cachan, Lettres et sciences humaines) sont dispensés de l'épreuve de sélection pour la Prép'ENA, de même que les étudiants de Paris I ayant obtenu la mention Très bien à une maîtrise ou un master 1, en droit, science économique, science politique ou science de gestion. Plus généralement, la préparation est ouverte aux étudiants titulaires d'une maîtrise (master 1) ou d'un diplôme reconnu équivalent. Tous les candidats doivent avoir moins de 28 ans - c'est également la condition pour passer le concours externe d'entrée à l'ENA. Les élèves admis à suivre la formation sont choisis en fonction de leur dossier et d'une dissertation de culture générale d'une durée de 5 heures.
Ainsi, parmi les quelque 90 étudiants sur les bancs de Paris I actuellement, figurent une vingtaine de Normaliens, 17 élèves de Paris I, 22 des IEP de province, une douzaine d'autres universités, et enfin une vingtaine issus d'écoles de commerce et d'ingénieurs (dont Polytechnique). En même temps qu'ils préparent l'ENA, les étudiants, s'ils valident leurs deux semestres d'enseignement, obtiennent un master en droit public.
rechercher des nouveaux talents
« Le programme pédagogique de la Prép-ENA a été changé dès la rentrée 2004. Nous avons renforcé les matières décisives et donné plus d'importance à la culture générale. Nous faisons intervenir de jeunes hauts fonctionnaires pour des conférences. La réforme a été pleinement mise en oeuvre à la rentrée 2005 », explique M. Marcou. A propos de ce qu'apporte l'ENS à la prépa, il remarque que « nous avons chacun nos atouts: les Normaliens excellent aux concours; tandis que nos étudiants ont un bon niveau en droit et en économie ». Le co-directeur de la Prép'ENA note toutefois que les étudiants issus des universités sont généralement « mal préparés à l'esprit des épreuves orales et écrites de l'ENA ». Ils doivent « souvent apprendre à développer des points de vue personnels, et oser les exprimer », ajoute-t-il. Ce défaut ne semble toutefois pas être l'apanage des universitaires puisque comme le remarque le jury de l'ENA dans son rapport sur le concours 2004: « Certains candidats pourtant titulaires des diplômes les plus prestigieux (agrégation, HEC, Essec, IEP...) apparaissent dépourvus de tout jugement, incapables d'exposer une pensée claire et personnelle, comme fatigués par leur trop lourd bagage ».
Le co-directeur semble relativement satisfait de la formule trouvée avec l'ENS: « nous avons eu trois reçus cette année à l'ENA. Bien sûr nos étudiants ne se présentent pas seulement à ce concours: trois ont réussi le concours du ministère des Affaires étrangères, quatre le concours d'administrateur territorial, et nous attendons les résultats du concours des assemblées parlementaires ». Etant donné que l'effectif durant l'année de démarrage était de 45 élèves, cela donne un taux de placement d'un quart. "C'est tout à fait estimable", salue le directeur de l'ENA. Sachant que le taux pour les IEP de province est de 1/6 ou 1/7 en moyenne.
« Concurrencer l'IEP de Paris est donc possible, surtout que leurs promotions sont d'une tout autre taille - plus de 300 élèves », ajoute M. Marcou. « L'IEP de Paris est prédominant car il fournit le plus de candidats », affirme également M. Durrleman, qui, en tant que « chercheur de nouveaux talents », note aussi l'émergence d'IEP connaissant des succès au concours de l'ENA, comme ceux de Rennes et Lille.
La Prép'ENA Paris I-ENS n'est pas un cas unique: l'université Dauphine et l'université de Montpellier I, par le biais de sa faculté de droit, ont également leur prépa. Diversifier le recrutement de l'ENA passe-t-il par de nouvelles associations, avec des écoles de commerce ou d'ingénieurs par exemple? « Nous sommes ouverts à toutes les formes de partenariat, tout en restant attachés à nos filières traditionnelles », admet M. Durrleman qui précise : "Nous ne voulons pas créer de grandes écuries »
17/04/2006
Alison Cartier
Source : Observatoire Boivigny
Réforme des IEP
Après l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Paris, les huit autres IEP ont déployé des efforts considérables pour s'adapter au système LMD d'harmonisation des diplômes européens, qui entraîne le passage de 4 à 5 ans de leur scolarité. La réforme se met en place petit à petit - pour certains établissements comme l'IEP de Bordeaux depuis la rentrée 2004 - et elle ne manque pas de semer le trouble parmi les candidats à ces cursus démultipliés.
Comment s'y retrouver entre "diplôme de master", "grade de master", "voies du diplôme"? Comment choisir alors que les formules n'ont pas été encore éprouvées? Vers quoi s'acheminent les diplômés à l'issue des 5 années d'études ? Autant de questions auxquelles les établissements répondent avec plus ou moins de clarté, si l'on s'en réfère à leurs sites internet, souvent première voie d'accès pour les candidats. Ils doivent savoir que les IEP entendent désormais se suffire à eux-mêmes. Ainsi l'IEP de Bordeaux affirme que tout titulaire d'un diplôme qu'il délivre "doit pouvoir se présenter sur le marché de l'emploi et espérer (...) trouver un emploi de niveau “ Bac+5 ”, dans des délais que l'on qualifiera de raisonnables". L'essentiel est de réussir le concours d'entrée - des accès sont aussi possibles en 2e, 3e, 4e et 5e année (pour un master en 1 an) selon les établissements. Il faut se déterminer assez rapidement quant à ses intentions de carrière. Grâce aux différents partenariats et passerelles mis en place, la palette offerte aux heureux élus est quasi infinie...Usine à gaz ou excellence “ Sciences Po ” maintenue?
Les IEP proposent de 5 (Rennes) à 29 (Bordeaux) parcours différents, menant soit à un diplôme national de master, construit avec l'université, soit à un diplôme propre à l'établissement qui a simplement le grade de master. On peut gager que cela fera peu de différences sur le marché du travail, ce qui compte étant le cachet de l'établissement ou du diplôme lui-même. Il existe souvent une sélection pour entrer en 1ère année de master (M1), même pour les étudiants ayant suivi le 1er cycle de l'IEP concerné. Enfin, les instituts ont signé des accords pour qu'il soit possible aux étudiants d'effectuer leur 5e année (M2) dans un autre IEP, et ainsi d'obtenir le diplôme de l'IEP d'origine et le master de l'IEP d'accueil. Reste à voir si en pratique ces échanges seront facilités.
A Aix, après le choix d'une section en 2e année, l'étudiant passe la 3e à l'étranger, dans une entreprise, l'administration ou à l'université. En 4e année, il faut sélectionner "communication et journalisme", "modes d'action politique comparés", "religion et société", "administration et entreprises en France et en Europe" ou, nouveauté à la rentrée 2005, "monde chinois des affaires". En 5e année, l'unique master d'études politiques que délivre l'IEP se décompose en 12 spécialités dont les plus notables sont "management interculturel et médiation religieuse", "commande publique, régulation économique et concurrence", "journalisme politique à l'international" et "histoire militaire, défense et politiques de sécurité" (avec l'université Montpellier III). D'autres partenariats sont projetés.
A Bordeaux, les 1ère et 2e années sont généralistes. La 3e année se fait à l'étranger ou à l'IEP. L'étudiant s'engage ensuite dans un des 29 parcours, pour les deux années restantes. De quoi donner le vertige entre le master "gouvernance des institutions et des organisations" divisé en 4 mentions, et le master "sciences de gestion et du management" en 3 mentions (la 5e année se fait alors à l'université Bordeaux IV ). Les mentions elles-mêmes donnent lieu à des spécialisations qui balaient tous les champs. Seuls 4 des parcours sont labellisés "recherche". Le stage est obligatoire dans le cadre des parcours dits professionnels. Une 5e année intitulée "objectif ENA", réservée à 10 étudiants, prépare à la Prep' ENA elle-même. Parmi les nouveaux partenariats noués par l'IEP de Bordeaux, on note celui avec l'Université de Laval au Québec pour une spécialité "affaires publiques et représentation des intérêts" (parmi les débouchés visés, les cabinets de lobbyistes), ainsi que celui avec l'Université de l'Amitié des peuples de Moscou pour "intégration européenne et développement global" (pour tous les métiers concernant l'ex-URSS).
A Grenoble, le choix d'une section se fait dès la 2e année, à l'ancienne, entre économie et finances, politique et économie sociales (qui vise à "comprendre les phénomènes sociaux contemporains"), science politique et service public. En 3e année, il faut en plus choisir un séminaire, afin de s'initier à la recherche et de rédiger un mémoire. Une "année d'ouverture" peut être insérée dans le cursus. 13 filières sont proposées dans le cadre du 2e cycle, construit avec l'Université Pierre Mendès France. Les 2 mentions de master - "politiques publiques et changement social" en sciences politiques et "Europe: gouvernance, intégration et intelligence européennes", interdisciplinaire - se subdivisent en 8 spécialités dont la très courue "direction de projets culturels". En outre, l'IEP présente 3 voies du diplôme. L'établissement est associé à l'IAE de Grenoble, ce qui va permettre à des étudiants d'opter en 5e année pour l'apprentissage, comme dans une école de commerce.
A Lille, après le choix d'une des 5 sections en 2e année, puis une 3e année à l'étranger, les étudiants poussent leur spécialisation et suivent en 5e année un des 11 parcours existants qui mènent tous au diplôme de l'IEP seul. La section "politique, économie et société" est particulièrement riche, d'un parcours "politiques territoriales de développement durable" à un parcours "préparation à l'agrégation de sciences sociales", en passant par "médias et société". Pour 2006-2007, annonce l'IEP, s'ouvriront trois nouveaux parcours: "communication institutionnelle et financière de l'entreprise", "politique et société en Amérique latine" et "métiers de la vie politique, syndicale et associative".
A Lyon, la spécialisation des étudiants est précoce, dès le 4e semestre dit "d'orientation", entre communication, affaires internationales, affaires publiques - on remarque l'absence de cursus économie et finances. Puis la spécialisation se poursuit en 3e année, période de mobilité académique (à l'étranger notamment) ou professionnelle (stages). Cet IEP offre 4 masters co-habilités avec l'université Lyon II, subdivisés en 10 spécialités, ainsi que trois autres voies propres à l'établissement qui débouchent sur le simple diplôme de l'IEP. On note que 7 des spécialités (3 professionnelles, 4 recherche) se font en sciences politiques.
A Rennes, où l'année à l'étranger est obligatoire, ce sont seulement 5 parcours (en M2) qui figurent pour le moment au menu de l'établissement. Un large master "sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion" peut se faire en spécialité recherche ("action et espaces publics en Europe") ou professionnelle ("expertises de l'action publique territoriale"). Avec l'université Rennes I, l'IEP présente un master "ingénierie des services urbains en réseaux dans les pays en voie de développement". Il existe aussi un master "politiques européennes". Enfin, l'institut a converti son DESS "management de la presse écrite" en un master, selon les mêmes modalités, afin de donner "une double compétence de gestionnaire et de juriste" selon ses promoteurs.
A Strasbourg, au statut particulier puisque l'institut est interne à l'université Robert Schuman, il est possible d'effectuer la 5e année à l'université, dans un autre IEP bien sûr, et aussi de construire "un projet personnel validé par l'IEP, en relation avec le cursus effectué". L'IEP lui-même propose, en lieu et place de l'ancien DEA et des deux DESS, pas moins de 16 parcours. La 4e année consiste en une pré-spécialisation (administration publique, études européennes, économie et entreprises), et le master débute véritablement en 5e année. Parmi les points forts de l'établissement, on compte les sciences politiques, le droit (avec l'université Nancy II), l'Europe. On observe que la Prep' ENA peut se faire en 2e année de master (il s'agit de la spécialité "administration d'Etat" au sein de la mention "administration publique"). L'établissement strasbourgeois décidément resserre la scolarité: il est aussi le seul IEP à proposer un double cursus en 5 ans et non 6 avec une école de journalisme, le CUEJ en l'occurrence.
A Toulouse, la 3e année est très souple, avec des possibilités d'études à l'étranger combinées à des stages en France ou à l'international, ou encore une pré-spécialisation. A chacun de se prendre en main. En 4e année (M1) il faut choisir entre 4 spécialités à chaque semestre (administration, relations internationales, économie, communication et journalisme). En 5e année commence vraiment le master, avec l'université Toulouse I. Ce diplôme unique en sciences politiques se décline en 9 spécialités, dont les plus originales sont "réponse publique à la délinquance", "économie du tourisme international", "management public territorial" en partenariat avec l'IAE. L'IEP offre une spécialité "journalisme" assez complète avec des enseignements pratiques et un stage de 3 mois minimum.
On le voit: l'offre des IEP est sans commune mesure avec ce qu'ils proposaient précédemment, grâce à leur association avec les universités, et prochainement des grandes écoles comme ils l'annoncent. Jusqu'à concurrencer sérieusement ces dernières... Ainsi l'ambition de certains instituts, avec la spécialisation journalisme par exemple, est non seulement de préparer les étudiants aux concours des écoles type ESJ, CFJ ou IPJ, mais aussi de former des professionnels prêts à intégrer les rédactions. De même les déclinaisons en économie et finances n'ont parfois rien à envier à une école de commerce. Reste que ces formations doivent faire leurs preuves, même si les IEP capitalisent sur leurs anciens DEA et DESS bien établis, ainsi que les professeurs renommés. Le pari d'être à la fois généraliste et spécialisé n'est pas gagné. D'autant que les niches qu'occupent chacun ne sont pas encore bien établies, des IEP n'hésitant pas à afficher que certaines filières fermeront si les candidats ne sont pas au rendez-vous.
Par ailleurs, ce foisonnement de parcours aurait largement gagné en lisibilité s'ils avaient été établis sur la base d'un schéma commun aux différents IEP. Une offre à la fois commune et complémentaire aurait permis à ces établissements de renforcer leur présence au sein du paysage éducatif français.
Source : Observatoire Boivigny
06/07/2005
Alison Cartier
Les IEP proposent de 5 (Rennes) à 29 (Bordeaux) parcours différents, menant soit à un diplôme national de master, construit avec l'université, soit à un diplôme propre à l'établissement qui a simplement le grade de master. On peut gager que cela fera peu de différences sur le marché du travail, ce qui compte étant le cachet de l'établissement ou du diplôme lui-même. Il existe souvent une sélection pour entrer en 1ère année de master (M1), même pour les étudiants ayant suivi le 1er cycle de l'IEP concerné. Enfin, les instituts ont signé des accords pour qu'il soit possible aux étudiants d'effectuer leur 5e année (M2) dans un autre IEP, et ainsi d'obtenir le diplôme de l'IEP d'origine et le master de l'IEP d'accueil. Reste à voir si en pratique ces échanges seront facilités.
A Aix, après le choix d'une section en 2e année, l'étudiant passe la 3e à l'étranger, dans une entreprise, l'administration ou à l'université. En 4e année, il faut sélectionner "communication et journalisme", "modes d'action politique comparés", "religion et société", "administration et entreprises en France et en Europe" ou, nouveauté à la rentrée 2005, "monde chinois des affaires". En 5e année, l'unique master d'études politiques que délivre l'IEP se décompose en 12 spécialités dont les plus notables sont "management interculturel et médiation religieuse", "commande publique, régulation économique et concurrence", "journalisme politique à l'international" et "histoire militaire, défense et politiques de sécurité" (avec l'université Montpellier III). D'autres partenariats sont projetés.
A Bordeaux, les 1ère et 2e années sont généralistes. La 3e année se fait à l'étranger ou à l'IEP. L'étudiant s'engage ensuite dans un des 29 parcours, pour les deux années restantes. De quoi donner le vertige entre le master "gouvernance des institutions et des organisations" divisé en 4 mentions, et le master "sciences de gestion et du management" en 3 mentions (la 5e année se fait alors à l'université Bordeaux IV ). Les mentions elles-mêmes donnent lieu à des spécialisations qui balaient tous les champs. Seuls 4 des parcours sont labellisés "recherche". Le stage est obligatoire dans le cadre des parcours dits professionnels. Une 5e année intitulée "objectif ENA", réservée à 10 étudiants, prépare à la Prep' ENA elle-même. Parmi les nouveaux partenariats noués par l'IEP de Bordeaux, on note celui avec l'Université de Laval au Québec pour une spécialité "affaires publiques et représentation des intérêts" (parmi les débouchés visés, les cabinets de lobbyistes), ainsi que celui avec l'Université de l'Amitié des peuples de Moscou pour "intégration européenne et développement global" (pour tous les métiers concernant l'ex-URSS).
A Grenoble, le choix d'une section se fait dès la 2e année, à l'ancienne, entre économie et finances, politique et économie sociales (qui vise à "comprendre les phénomènes sociaux contemporains"), science politique et service public. En 3e année, il faut en plus choisir un séminaire, afin de s'initier à la recherche et de rédiger un mémoire. Une "année d'ouverture" peut être insérée dans le cursus. 13 filières sont proposées dans le cadre du 2e cycle, construit avec l'Université Pierre Mendès France. Les 2 mentions de master - "politiques publiques et changement social" en sciences politiques et "Europe: gouvernance, intégration et intelligence européennes", interdisciplinaire - se subdivisent en 8 spécialités dont la très courue "direction de projets culturels". En outre, l'IEP présente 3 voies du diplôme. L'établissement est associé à l'IAE de Grenoble, ce qui va permettre à des étudiants d'opter en 5e année pour l'apprentissage, comme dans une école de commerce.
A Lille, après le choix d'une des 5 sections en 2e année, puis une 3e année à l'étranger, les étudiants poussent leur spécialisation et suivent en 5e année un des 11 parcours existants qui mènent tous au diplôme de l'IEP seul. La section "politique, économie et société" est particulièrement riche, d'un parcours "politiques territoriales de développement durable" à un parcours "préparation à l'agrégation de sciences sociales", en passant par "médias et société". Pour 2006-2007, annonce l'IEP, s'ouvriront trois nouveaux parcours: "communication institutionnelle et financière de l'entreprise", "politique et société en Amérique latine" et "métiers de la vie politique, syndicale et associative".
A Lyon, la spécialisation des étudiants est précoce, dès le 4e semestre dit "d'orientation", entre communication, affaires internationales, affaires publiques - on remarque l'absence de cursus économie et finances. Puis la spécialisation se poursuit en 3e année, période de mobilité académique (à l'étranger notamment) ou professionnelle (stages). Cet IEP offre 4 masters co-habilités avec l'université Lyon II, subdivisés en 10 spécialités, ainsi que trois autres voies propres à l'établissement qui débouchent sur le simple diplôme de l'IEP. On note que 7 des spécialités (3 professionnelles, 4 recherche) se font en sciences politiques.
A Rennes, où l'année à l'étranger est obligatoire, ce sont seulement 5 parcours (en M2) qui figurent pour le moment au menu de l'établissement. Un large master "sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion" peut se faire en spécialité recherche ("action et espaces publics en Europe") ou professionnelle ("expertises de l'action publique territoriale"). Avec l'université Rennes I, l'IEP présente un master "ingénierie des services urbains en réseaux dans les pays en voie de développement". Il existe aussi un master "politiques européennes". Enfin, l'institut a converti son DESS "management de la presse écrite" en un master, selon les mêmes modalités, afin de donner "une double compétence de gestionnaire et de juriste" selon ses promoteurs.
A Strasbourg, au statut particulier puisque l'institut est interne à l'université Robert Schuman, il est possible d'effectuer la 5e année à l'université, dans un autre IEP bien sûr, et aussi de construire "un projet personnel validé par l'IEP, en relation avec le cursus effectué". L'IEP lui-même propose, en lieu et place de l'ancien DEA et des deux DESS, pas moins de 16 parcours. La 4e année consiste en une pré-spécialisation (administration publique, études européennes, économie et entreprises), et le master débute véritablement en 5e année. Parmi les points forts de l'établissement, on compte les sciences politiques, le droit (avec l'université Nancy II), l'Europe. On observe que la Prep' ENA peut se faire en 2e année de master (il s'agit de la spécialité "administration d'Etat" au sein de la mention "administration publique"). L'établissement strasbourgeois décidément resserre la scolarité: il est aussi le seul IEP à proposer un double cursus en 5 ans et non 6 avec une école de journalisme, le CUEJ en l'occurrence.
A Toulouse, la 3e année est très souple, avec des possibilités d'études à l'étranger combinées à des stages en France ou à l'international, ou encore une pré-spécialisation. A chacun de se prendre en main. En 4e année (M1) il faut choisir entre 4 spécialités à chaque semestre (administration, relations internationales, économie, communication et journalisme). En 5e année commence vraiment le master, avec l'université Toulouse I. Ce diplôme unique en sciences politiques se décline en 9 spécialités, dont les plus originales sont "réponse publique à la délinquance", "économie du tourisme international", "management public territorial" en partenariat avec l'IAE. L'IEP offre une spécialité "journalisme" assez complète avec des enseignements pratiques et un stage de 3 mois minimum.
On le voit: l'offre des IEP est sans commune mesure avec ce qu'ils proposaient précédemment, grâce à leur association avec les universités, et prochainement des grandes écoles comme ils l'annoncent. Jusqu'à concurrencer sérieusement ces dernières... Ainsi l'ambition de certains instituts, avec la spécialisation journalisme par exemple, est non seulement de préparer les étudiants aux concours des écoles type ESJ, CFJ ou IPJ, mais aussi de former des professionnels prêts à intégrer les rédactions. De même les déclinaisons en économie et finances n'ont parfois rien à envier à une école de commerce. Reste que ces formations doivent faire leurs preuves, même si les IEP capitalisent sur leurs anciens DEA et DESS bien établis, ainsi que les professeurs renommés. Le pari d'être à la fois généraliste et spécialisé n'est pas gagné. D'autant que les niches qu'occupent chacun ne sont pas encore bien établies, des IEP n'hésitant pas à afficher que certaines filières fermeront si les candidats ne sont pas au rendez-vous.
Par ailleurs, ce foisonnement de parcours aurait largement gagné en lisibilité s'ils avaient été établis sur la base d'un schéma commun aux différents IEP. Une offre à la fois commune et complémentaire aurait permis à ces établissements de renforcer leur présence au sein du paysage éducatif français.
Source : Observatoire Boivigny
06/07/2005
Alison Cartier
Débouchés après Sciences-Po
Les IRA, instituts régionaux d'administration, sont cinq écoles d'application à vocation interministérielle. Ils recrutent et forment les fonctionnaires de catégorie A d'administration générale, autres que ceux recrutés par la voie de l'ENA. D'où l'idée de certains, même si IRA et ENA ne se placent pas au même niveau, de regrouper leurs formations.
Le concours des Instituts régionaux d'administration (IRA) est une voie d'accès à la fonction publique, moins connue que celle de l'Ecole nationale d'administration (ENA) dont la formation à caractère interministérielle est pourtant du même type. Les cinq IRA (Lille, Lyon, Nantes, Metz, Bastia) ont vu successivement le jour dans les années 70 pour assurer trois missions : la formation initiale des fonctionnaires de catégorie A d'administration générale, contribuer à la formation continue interministérielle et ministérielle, et participer à la coopération internationale. Il existe une hiérarchie officieuse entre les cinq IRA même si en théorie les établissements sont équivalents.
En matière de formation initiale, le recrutement se fait par trois concours, comme à l'ENA : externe (pour les étudiants titulaires au minimum d'une licence ou d'un diplôme équivalent, âgés de 30 ans au plus), interne (pour les fonctionnaires ou non-titulaires de l'administration, après 4 ans de services effectifs) et 3e concours (ouvert aux candidats ayant une expérience d'au moins 5 ans dans le secteur privé ou en tant qu'élu local, et âgés de moins de 40 ans). Le 3e concours a été instauré par une loi en 1991 pour introduire des cadres expérimentés dans l'administration capables d'impulser une dynamique nouvelle. Les IPAG ou CEPAG (instituts ou centres de préparation à l'administration générale) préparent au concours externe. Les étudiants en droit ou en IEP sont ceux qui intègrent le plus facilement les IRA.
Eparpillement des corps
Chaque année, les quelque 650 lauréats sont affectés dans l'un des cinq établissements en fonction de leurs vœux et de leur rang de classement, pour une formation d'un an. Les IRA, écoles d'application, dispensent une formation qui se veut à la fois interministérielle – donner des compétences professionnelles transversales – et professionnelle, avec une alternance de cycles de formation et de stages. Pendant leur scolarité, les élèves ont le statut de fonctionnaire stagiaire et ils perçoivent une rémunération de l'ordre de 1.500 euros mensuel brut pour les externes, 1.700 euros pour les internes et ceux du 3e concours. Ils sont évalués tout au long de l'année, évaluation qui permet d'établir un classement de sortie, dont dépendra le choix de leur premier poste, dans une administration centrale ou un service déconcentré de l'Etat. Une vingtaine de corps sont accessibles à la sortie des IRA, dont principalement celui des attachés d'administration centrale, celui des attachés de préfecture et celui des attachés d'administration scolaire et universitaire.
La moitié des promotions des IRA sont affectées dans cette dernière catégorie, à l'Education nationale (collèges, lycées, rectorats, inspections académiques, universités etc…). L'association IRA3C, qui regroupe les anciens des IRA issus du 3e concours, note que souvent, ces emplois « se révèlent sous-dimensionnés au regard des niveaux des formations », notamment pour les cadres issus du 3e concours : « nous sommes recrutés sur nos compétences et notre expérience, mais ensuite le système prend le dessus, dès la formation. La fonction publique raisonne par cursus universitaires, et la logique est réglementaire et statutaire », explique le président d'IRA3C, Bruno Borghese, lui-même originaire du secteur du livre et actuellement au poste de directeur régional adjoint de la Défense en Bourgogne Franche-Comté. D'autre part, «l'enseignement est généraliste, et on nous demande ensuite d'être spécialisés. On s'attend à autre chose, cela génère des frustrations», note un autre ancien, attaché de préfecture.
Par ailleurs, l'« éparpillement des corps issus des IRA entrave la mobilité au sein de la fonction publique », comme le déplorait le parti RPR en juin 2001, à l'occasion d'un forum sur la réforme de l'Etat. A ce propos, l'assocation IRA3C estime qu'« outre les aspects discriminants entre ces différents corps issus d'une identique formation originelle, ces disparités mobilisent des énergies et un temps considérables au sein des différents départements ministériels pour la gestion de ces corps ».
Des systèmes empilés en doublon
Pour remédier à ces dysfonctionnements, l'association a profité du débat sur la réforme de l'ENA, en 2003, pour faire des propositions : « les critiques récurrentes ( …) depuis de nombreuses années adressées au système de formation dispensé par l'ENA » sont « tout aussi valables » pour les IRA. Ces deux systèmes, « dont les conditions requises d'accès en termes de dipômes sont identiques de même que le processus de scolarité, des contenus d'enseignement et des affectations de sortie », sont « empilés en doublon ».
Comme le RPR en 2001, mais « au-delà des clivages politiques », IRA3C propose pas moins que la fusion de l'ENA et des IRA dans un seul groupe des écoles nationales d'administration française : aux ex-IRA serait dévolue la formation initiale, à l'ex-ENA la formation continue et l'accès aux grands corps par un deuxième concours et une formation supplémentaire de 6 mois qu'elle prendrait en charge. Les IRA donneraient accès à un corps unique interministériel de cadres à vocation généraliste. La formation serait aussi remaniée : ouverture des matières « sur des enseignements modernes utiles à l'administration et à la société », comme l'économie d'entreprise, le management, la communication…et les intervenants extérieurs seraient plus diversifiés. Le classement de sortie demeurerait, mais les affectations se dérouleraient différemment : un dossier d'expériences et de parcours professionnel, ainsi qu'une lettre de motivation, seraient transmis aux recruteurs, qui auraient des entretiens avec les élèves en fin de scolarité.
Cette réforme « donnerait une lisibilité d'accès plus démocratique » à ces formations, selon IRA3C. De plus, « des économies considérables seraient dégagées par cette fusion ». A noter que les crédits (subventions publiques) accordés à l'ENA s'élèvent cette année à 32 millions d'euros, contre 33 millions d'euros alloués aux cinq IRA.
Source : Observatoire Boivigny
02/07/2004
Alison Cartier
Le concours des Instituts régionaux d'administration (IRA) est une voie d'accès à la fonction publique, moins connue que celle de l'Ecole nationale d'administration (ENA) dont la formation à caractère interministérielle est pourtant du même type. Les cinq IRA (Lille, Lyon, Nantes, Metz, Bastia) ont vu successivement le jour dans les années 70 pour assurer trois missions : la formation initiale des fonctionnaires de catégorie A d'administration générale, contribuer à la formation continue interministérielle et ministérielle, et participer à la coopération internationale. Il existe une hiérarchie officieuse entre les cinq IRA même si en théorie les établissements sont équivalents.
En matière de formation initiale, le recrutement se fait par trois concours, comme à l'ENA : externe (pour les étudiants titulaires au minimum d'une licence ou d'un diplôme équivalent, âgés de 30 ans au plus), interne (pour les fonctionnaires ou non-titulaires de l'administration, après 4 ans de services effectifs) et 3e concours (ouvert aux candidats ayant une expérience d'au moins 5 ans dans le secteur privé ou en tant qu'élu local, et âgés de moins de 40 ans). Le 3e concours a été instauré par une loi en 1991 pour introduire des cadres expérimentés dans l'administration capables d'impulser une dynamique nouvelle. Les IPAG ou CEPAG (instituts ou centres de préparation à l'administration générale) préparent au concours externe. Les étudiants en droit ou en IEP sont ceux qui intègrent le plus facilement les IRA.
Eparpillement des corps
Chaque année, les quelque 650 lauréats sont affectés dans l'un des cinq établissements en fonction de leurs vœux et de leur rang de classement, pour une formation d'un an. Les IRA, écoles d'application, dispensent une formation qui se veut à la fois interministérielle – donner des compétences professionnelles transversales – et professionnelle, avec une alternance de cycles de formation et de stages. Pendant leur scolarité, les élèves ont le statut de fonctionnaire stagiaire et ils perçoivent une rémunération de l'ordre de 1.500 euros mensuel brut pour les externes, 1.700 euros pour les internes et ceux du 3e concours. Ils sont évalués tout au long de l'année, évaluation qui permet d'établir un classement de sortie, dont dépendra le choix de leur premier poste, dans une administration centrale ou un service déconcentré de l'Etat. Une vingtaine de corps sont accessibles à la sortie des IRA, dont principalement celui des attachés d'administration centrale, celui des attachés de préfecture et celui des attachés d'administration scolaire et universitaire.
La moitié des promotions des IRA sont affectées dans cette dernière catégorie, à l'Education nationale (collèges, lycées, rectorats, inspections académiques, universités etc…). L'association IRA3C, qui regroupe les anciens des IRA issus du 3e concours, note que souvent, ces emplois « se révèlent sous-dimensionnés au regard des niveaux des formations », notamment pour les cadres issus du 3e concours : « nous sommes recrutés sur nos compétences et notre expérience, mais ensuite le système prend le dessus, dès la formation. La fonction publique raisonne par cursus universitaires, et la logique est réglementaire et statutaire », explique le président d'IRA3C, Bruno Borghese, lui-même originaire du secteur du livre et actuellement au poste de directeur régional adjoint de la Défense en Bourgogne Franche-Comté. D'autre part, «l'enseignement est généraliste, et on nous demande ensuite d'être spécialisés. On s'attend à autre chose, cela génère des frustrations», note un autre ancien, attaché de préfecture.
Par ailleurs, l'« éparpillement des corps issus des IRA entrave la mobilité au sein de la fonction publique », comme le déplorait le parti RPR en juin 2001, à l'occasion d'un forum sur la réforme de l'Etat. A ce propos, l'assocation IRA3C estime qu'« outre les aspects discriminants entre ces différents corps issus d'une identique formation originelle, ces disparités mobilisent des énergies et un temps considérables au sein des différents départements ministériels pour la gestion de ces corps ».
Des systèmes empilés en doublon
Pour remédier à ces dysfonctionnements, l'association a profité du débat sur la réforme de l'ENA, en 2003, pour faire des propositions : « les critiques récurrentes ( …) depuis de nombreuses années adressées au système de formation dispensé par l'ENA » sont « tout aussi valables » pour les IRA. Ces deux systèmes, « dont les conditions requises d'accès en termes de dipômes sont identiques de même que le processus de scolarité, des contenus d'enseignement et des affectations de sortie », sont « empilés en doublon ».
Comme le RPR en 2001, mais « au-delà des clivages politiques », IRA3C propose pas moins que la fusion de l'ENA et des IRA dans un seul groupe des écoles nationales d'administration française : aux ex-IRA serait dévolue la formation initiale, à l'ex-ENA la formation continue et l'accès aux grands corps par un deuxième concours et une formation supplémentaire de 6 mois qu'elle prendrait en charge. Les IRA donneraient accès à un corps unique interministériel de cadres à vocation généraliste. La formation serait aussi remaniée : ouverture des matières « sur des enseignements modernes utiles à l'administration et à la société », comme l'économie d'entreprise, le management, la communication…et les intervenants extérieurs seraient plus diversifiés. Le classement de sortie demeurerait, mais les affectations se dérouleraient différemment : un dossier d'expériences et de parcours professionnel, ainsi qu'une lettre de motivation, seraient transmis aux recruteurs, qui auraient des entretiens avec les élèves en fin de scolarité.
Cette réforme « donnerait une lisibilité d'accès plus démocratique » à ces formations, selon IRA3C. De plus, « des économies considérables seraient dégagées par cette fusion ». A noter que les crédits (subventions publiques) accordés à l'ENA s'élèvent cette année à 32 millions d'euros, contre 33 millions d'euros alloués aux cinq IRA.
Source : Observatoire Boivigny
02/07/2004
Alison Cartier
Débouchés après Sciences-Po
L'ENM recrute des préparationnaires de l'Institut d'Etudes Judiciaires de Paris II
« Le portrait robot de l'auditeur de la promotion 2004 dessine une jeune femme de 24 ans, issue du premier concours 2003, titulaire d'un diplôme de 3e cycle, originaire de la région parisienne, qui s'est préparée au concours à l'Institut d'Etudes Judiciaires de l'Université Paris II », peut-on lire dans le document intitulé « Profil de la promotion 2004 », diffusé par la direction de la communication de l'ENM. Et de fait 76 auditeurs (élèves) sur 250 recrutés cette année à l'ENM proviennent de l'IEJ de Paris-II Assas. Ils étaient 71 en 2003. L'IEJ de Bordeaux se distingue également puisqu'il a fourni 21 auditeurs en 2004 et 21 en 2003, suivi par l'IEJ de Paris I Sorbonne avec 15 auditeurs en 2004 et 17 en 2003.
L'ENM assure toutefois ne pas entretenir de lien privilégié avec un centre de préparation ou un autre : « Si les étudiants de l'IEJ de Paris II réussissent mieux que les autres, c'est parce que leur formation est de qualité, particulièrement adaptée au concours. Ce sont également ceux qui présentent le plus de candidats », explique t-on à la direction.
L'ENM recrute parmi les titulaires d'un DEA de droit privé
Ils sont cette année 138 admis à être titulaires d'un diplôme de troisième cycle (dont 51 d'un DEA de droit privé). 63 ont une maîtrise et 29 proviennent directement d'un Institut d'Etudes Politiques (dont 13 de l'IEP de Paris et 5 de l'IEP de Bordeaux, contre 8 pour l'IEP de Paris et 9 pour l'IEP de Bordeaux en 2003). « La très grande majorité des étudiants n'ont pas fait un IEP, ils sont minoritaires en valeur absolue. Par contre leur formation est particulièrement adaptée à la réussite du concours, sauf pour l'épreuve de droit civil », indique la direction de l'ENM.
En dehors de Paris, ce sont donc les étudiants qui suivent une préparation à l'IEJ de Bordeaux et à l'IEP de Bordeaux qui s'en sortent le mieux. Cela n'est pas uniquement une question de proximité géographique, explique la direction de l'ENM: « L'IEJ et l'IEP de Bordeaux connaissent probablement mieux le fonctionnement de l'école et ses attentes au concours, ce qui est essentiel pour former des étudiants qui vont réussir ». Ses attentes ? Une approche transversale des sujets, et non matière par matière.
Source : Observatoire Boivigny
13/02/2004
« Le portrait robot de l'auditeur de la promotion 2004 dessine une jeune femme de 24 ans, issue du premier concours 2003, titulaire d'un diplôme de 3e cycle, originaire de la région parisienne, qui s'est préparée au concours à l'Institut d'Etudes Judiciaires de l'Université Paris II », peut-on lire dans le document intitulé « Profil de la promotion 2004 », diffusé par la direction de la communication de l'ENM. Et de fait 76 auditeurs (élèves) sur 250 recrutés cette année à l'ENM proviennent de l'IEJ de Paris-II Assas. Ils étaient 71 en 2003. L'IEJ de Bordeaux se distingue également puisqu'il a fourni 21 auditeurs en 2004 et 21 en 2003, suivi par l'IEJ de Paris I Sorbonne avec 15 auditeurs en 2004 et 17 en 2003.
L'ENM assure toutefois ne pas entretenir de lien privilégié avec un centre de préparation ou un autre : « Si les étudiants de l'IEJ de Paris II réussissent mieux que les autres, c'est parce que leur formation est de qualité, particulièrement adaptée au concours. Ce sont également ceux qui présentent le plus de candidats », explique t-on à la direction.
L'ENM recrute parmi les titulaires d'un DEA de droit privé
Ils sont cette année 138 admis à être titulaires d'un diplôme de troisième cycle (dont 51 d'un DEA de droit privé). 63 ont une maîtrise et 29 proviennent directement d'un Institut d'Etudes Politiques (dont 13 de l'IEP de Paris et 5 de l'IEP de Bordeaux, contre 8 pour l'IEP de Paris et 9 pour l'IEP de Bordeaux en 2003). « La très grande majorité des étudiants n'ont pas fait un IEP, ils sont minoritaires en valeur absolue. Par contre leur formation est particulièrement adaptée à la réussite du concours, sauf pour l'épreuve de droit civil », indique la direction de l'ENM.
En dehors de Paris, ce sont donc les étudiants qui suivent une préparation à l'IEJ de Bordeaux et à l'IEP de Bordeaux qui s'en sortent le mieux. Cela n'est pas uniquement une question de proximité géographique, explique la direction de l'ENM: « L'IEJ et l'IEP de Bordeaux connaissent probablement mieux le fonctionnement de l'école et ses attentes au concours, ce qui est essentiel pour former des étudiants qui vont réussir ». Ses attentes ? Une approche transversale des sujets, et non matière par matière.
Source : Observatoire Boivigny
13/02/2004
IDe 34
Rédigé par IDe 34 le 13/02/2004 à 21:53
Sciences-Po, qu-est-ce que c'est ?
Les IEP : statuts, missions et données
08/12/2003
Il y a en France 9 Instituts d'Etudes Politiques (« Sciences-Po ») créés depuis 1945. Ces instituts font la part belle aux enseignements en histoire, économie et droit mais peu d'heures de cours sont en fait consacrées à la science politique à proprement parler.
Initialement établissements de préparation aux concours de la fonction publique, le diplôme des IEP est désormais considéré comme un diplôme terminal, à faire valoir sur le marché du travail et auprès des entreprises. Nombre de diplômés des IEP complètent toutefois leurs études par un troisième cycle.
Par ailleurs :
Selon les dispositions du décret du 18 décembre 1989 relatif aux IEP, ils ont pour missions :
A cette fin :
Les IEP délivrent un diplôme propre (diplôme d'établissement).
Ils peuvent également participer à la préparation de diplômes nationaux et de diplômes d'université.
Dans le cadre de la réforme LMD :
Les diplômes des IEP passeront dans une même vague au grade master ou bien ils resteront des diplômes d'établissement, sanctionnant 5 années d'études, ou encore ils deviendront de nouveaux diplômes masters.
Les neuf Instituts d'Etudes Politiques en chiffres
Nombre d'enseignants (professeurs permanents, maîtres de conférence, intervenants extérieurs, ATER, doctorants), d'étudiants (diplôme d'établissement et autres formations) et de troisièmes cycles.
IEP Aix-en-Provence :
* 196 enseignants
* 1274 étudiants (dont 850 pour le diplôme d'établissement)
* 2 DEA et 2 DESS
IEP Bordeaux :
* 130 enseignants (dont 50 enseignants permanents)
* 1300 étudiants (dont 900 pour le diplôme d'établissement)
* 3 DEA et 3 DESS
IEP Grenoble :
* 168 enseignants (dont 53 enseignants permanents)
* 1200 étudiants (dont 800 pour le diplôme d'établissement)
* 1 DEA et 5 DESS
IEP Lille :
* 190 enseignants (dont 30 enseignants permanents)
* 950 étudiants (dont 900 pour le diplôme d'établissement)
* 1 DESS
IEP Lyon :
* 262 enseignants (dont 52 enseignants permanents)
* 1386 étudiants (dont 709 pour le diplôme d'établissement)
* 2 DEA et 3 DESS
IEP Paris :
* 1460 enseignants (dont 60 enseignants permanents)
* 5500 étudiants
* 6 DESS, 7 DEA et 1 MBA
IEP Rennes :
* 106 enseignants (dont 26 enseignants permanents)
* 644 étudiants (dont 529 pour le diplôme d'établissement)
* 1 DEA et 2 DESS
IEP Strasbourg :
* 140 enseignants
* 850 étudiants (dont 600 pour le diplôme d'établissement)
* 2 DESS et 2 DEA
IEP Toulouse :
* 150 enseignants
* 1300 étudiants (dont 800 pour le diplôme d'établissement)
* 1 DEA et 3 DESS
08/12/2003
Données : Observatoire Boivigny
Initialement établissements de préparation aux concours de la fonction publique, le diplôme des IEP est désormais considéré comme un diplôme terminal, à faire valoir sur le marché du travail et auprès des entreprises. Nombre de diplômés des IEP complètent toutefois leurs études par un troisième cycle.
- Les IEP
- L'IEP de Paris
- L'IEP de Strasbourg
Par ailleurs :
- Les formations « IEP »
- Sciences-Po Rhône-Alpes-Méditerranée
Selon les dispositions du décret du 18 décembre 1989 relatif aux IEP, ils ont pour missions :
- de contribuer
- de développer
A cette fin :
Les IEP délivrent un diplôme propre (diplôme d'établissement).
Ils peuvent également participer à la préparation de diplômes nationaux et de diplômes d'université.
Dans le cadre de la réforme LMD :
Les diplômes des IEP passeront dans une même vague au grade master ou bien ils resteront des diplômes d'établissement, sanctionnant 5 années d'études, ou encore ils deviendront de nouveaux diplômes masters.
Les neuf Instituts d'Etudes Politiques en chiffres
Nombre d'enseignants (professeurs permanents, maîtres de conférence, intervenants extérieurs, ATER, doctorants), d'étudiants (diplôme d'établissement et autres formations) et de troisièmes cycles.
IEP Aix-en-Provence :
* 196 enseignants
* 1274 étudiants (dont 850 pour le diplôme d'établissement)
* 2 DEA et 2 DESS
IEP Bordeaux :
* 130 enseignants (dont 50 enseignants permanents)
* 1300 étudiants (dont 900 pour le diplôme d'établissement)
* 3 DEA et 3 DESS
IEP Grenoble :
* 168 enseignants (dont 53 enseignants permanents)
* 1200 étudiants (dont 800 pour le diplôme d'établissement)
* 1 DEA et 5 DESS
IEP Lille :
* 190 enseignants (dont 30 enseignants permanents)
* 950 étudiants (dont 900 pour le diplôme d'établissement)
* 1 DESS
IEP Lyon :
* 262 enseignants (dont 52 enseignants permanents)
* 1386 étudiants (dont 709 pour le diplôme d'établissement)
* 2 DEA et 3 DESS
IEP Paris :
* 1460 enseignants (dont 60 enseignants permanents)
* 5500 étudiants
* 6 DESS, 7 DEA et 1 MBA
IEP Rennes :
* 106 enseignants (dont 26 enseignants permanents)
* 644 étudiants (dont 529 pour le diplôme d'établissement)
* 1 DEA et 2 DESS
IEP Strasbourg :
* 140 enseignants
* 850 étudiants (dont 600 pour le diplôme d'établissement)
* 2 DESS et 2 DEA
IEP Toulouse :
* 150 enseignants
* 1300 étudiants (dont 800 pour le diplôme d'établissement)
* 1 DEA et 3 DESS
08/12/2003
Données : Observatoire Boivigny
Ce blog édité par l'Observatoire Boivigny n'a aucun lien avec un établissement d'enseignement, que ce soit un IEP ou une université. Les informations publiées ici le sont uniquement à titre informatif et n'engagent que l'opinion de leurs auteurs.