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Que font les �coles de commerce pour l'insertion professionnelle de leurs dipl�m�s ?La plupart des �coles de commerce pr�parent leurs �tudiants � affronter le march� du travail, par des s�ances de r�daction de CV, d'entretiens… Une fois ceux-ci dipl�m�s, coupent-elles d�finitivement le cordon ?
Lorsque les associations d'anciens sont fortes, ce sont elles qui prennent le relais immédiatement à la sortie de l'école. « Que faites-vous pour les anciens ? » « Rien », résume, à peine ironique, une responsable de grande école parisienne. « Nous suivons les diplômés via les associations des anciens ESCP-EAP. Nous travaillons main dans la main », nuance-t-on dans la business school de l'avenue de la République. « On est obligés de passer le relais, même si le service relations étudiants-entreprises est assez fourni, avec 20 salariés », reconnaît-on à l'Essec. De sorte que les diplômés, qui se tournent souvent vers les écoles et leurs réseaux lorsqu'ils sont en situation précaire, doivent la plupart du temps rémunérer des associations pour des prestations (annonces, entretiens…) que l'école leur offrait auparavant.
La coupure avec l'institution « école » peut cependant se faire en douceur : « les jeunes anciens viennent encore sur le campus et font appel à nos services », admet Bérangère Pagès, directrice des relations avec les entreprises à HEC. Reste que lorsque l'association des anciens est puissante, elle se montre farouchement indépendante. A HEC par exemple, l'école et l'association co-organisent « seulement », pourrait-on dire, un forum annuel de présentation des métiers et une soirée mensuelle consacrée à une profession. Service apr�s-dipl�me
A rebours, lorsque l'école est plus jeune, les anciens par définition sont moins nombreux et leur association moins argentée. La business school s'investit alors davantage dans le suivi et l'appui post-diplôme. A Grenoble Ecole de Management par exemple, le «Centre de développement personnel et managérial», animé par une équipe de sept personnes, accompagne les étudiants du programme ESC au cours de leur scolarité, mais également les diplômés jusqu'à un an après leur sortie de l'école. Les jeunes diplômés peuvent ainsi bénéficier gratuitement d'ateliers de rédaction de CV et d'aide à l'insertion pendant leur période de recherche d'emploi, fait-on valoir à l'école de commerce iséroise.
D'autres dispositifs inédits se mettent en place entre les écoles, les diplômés et les associations d'anciens, de façon pragmatique ou au hasard de leur histoire. Ainsi en est-il de l'ESC Bordeaux, qui entend depuis peu resserrer les liens avec ses diplômés. Deux personnes sont employées à plein temps au service « relations diplômés », qui chapeaute les associations d'anciens depuis sa création fin 2002. « L'école s'est construite autour du programme ESC, puis dix autres programmes se sont greffés. Chacun s'est fait son réseau, avec plus ou moins de moyens. Pour plus de visibilité internationale, nous avons cherché à mutualiser les ressources afin de frapper plus fort », retrace Caroline Cabiro, responsable de ce service. « Pour l'essentiel, il s'occupe de l'accompagnement des diplômés, alors que les associations se consacrent plus volontiers aux activités plus conviviales ». L'�cole coach � vie
A l'Edhec, la coopération est encore plus poussée. « Nous avons pris exemple sur les pratiques anglo-saxonnes : les anciens interviennent le plus en amont possible », explique Manuelle Malo, responsable de la direction carrières et prospective. Les étudiants payent une cotisation à vie dès la première année, d'un montant de 1000 euros. C'est le service carrières, commun à l'école et aux anciens, qui organise tout au long du cursus les cours dédiés à l'insertion professionnelle. A la sortie, les élèves rencontrent moins de difficultés, affirme l'école lilloise. Elle ne cesse d'enrichir ses services : « il y a une quinzaine d'années, seules des offres d'emplois étaient diffusées. Petit à petit, nous proposons une vraie gestion de carrière », selon Mme Malo. Le service reçoit quelque 450 personnes chaque année en entretien - la moitié ont un emploi - pour un conseil ponctuel (choix de s'expatrier, changement de poste…) ou un suivi à plus long terme. Seules des prestations plus pointues comme un accompagnement juridique ou un bilan de compétences par un cabinet extérieur sont facturées.
15/07/2006
Alison Cartier
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