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Facture universitaire : l'UPMF a tent� la transparence
Le 21 juillet, l'Université Pierre Mendès France (UPMF) de Grenoble répondait à la polémique née la veille sur la facturation de frais complémentaires pour des services qu'elle propose. Elle affichait sa volonté de « se placer sous le signe de la transparence » en la matière, et communiquait largement sur l'augmentation de ses prestations pédagogiques et le coût des services complémentaires et facultatifs proposés aux étudiants.
En l'occurrence, il s'agit de Wi-Fi, intranet, bureau d'orientation à l'international, accompagnement en matière d'emploi…des prestations facturées de 200 euros (les trois premières années) à 900 euros (en cinquième année) aux étudiants désirant en bénéficier. Des tarifs que l'UPMF justifie par sa volonté de « pouvoir continuer à financer et poursuivre le développement de ces services (…) nécessaires aux politiques d'internationalisation, de développement des filières professionnalisées et de sensibilisation des étudiants aux NTIC ». Pour ce faire, l'UPMF se doit de « solidariser les étudiants autour des réalités financières de l'établissement », selon Claude Courlet, le président de l'établissement. La technique de communication rappelle celle employée par Sciences Po Paris à la rentrée 2003, lors de l'instauration de sa nouvelle politique en matière de frais de scolarité. Il s'agit en l'espèce de désamorcer la polémique en affichant clairement ses intentions. Toutefois il semble, au vu des réactions et de la tournure qu'a pris le débat cet été, que les augmentations de frais facturés aux étudiants passent beaucoup plus facilement à Saint-Germain des Prés qu'en Isère. En tout état de cause, l'établissement a gagné, quelques jours plus tard, la première place du « classement des universités hors-la-loi » établi par l'Unef. Le syndicat étudiant relève ainsi que l'UPMF qualifie de facultatives des prestations de fait « indispensable à la réussite des études et correspondent à des éléments qui sont partie intégrante de la mission de l'université ». Ce qui n'est pas faux. Mais l'UPMF cherche juste à financer ces prestations. Or en l'absence d'augmentation du financement par l'Etat, mettre à contribution les étudiants apparaît logique. Surtout en l'absence de sélection à l'entrée à l'université qui permettrait, le cas échéant, de réduire les effectifs en premier cycle et donc les coûts. 11/09/2005
P-A. Pillet
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