Observatoire Boivigny : chiffres, strat�gies et actualit�s des �tablissements du sup�rieur
  Chercher sur le site  
  
  Recherche avanc�e  
Sommaire  
Archives 
  Lettre d'information  
  HTML
Texte 
  
 

Ecoles d�ing�nieurs : fusions et rapprochements avec les universit�s
Afin de rationaliser et renforcer l�offre de formation scientifique et technique en France, les �coles d�ing�nieurs sont encourag�es � se regrouper et � se rapprocher des universit�s. Ces mouvements de concentration pourraient voir �merger de nouveaux �tablissements de renom, � m�me de jouer un r�le significatif sur la sc�ne internationale, notamment en terme de recherche.
Si tout se passe bien, d�ici deux ans, une nouvelle �cole Centrale, la cinqui�me du genre en France, verra le jour � Marseille. Cette nouvelle �cole, fruit du regroupement de quatre �tablissements - l�ESIM (Ecole sup�rieure d�ing�nieurs de Marseille qui d�pend de la CCI, elle-m�me n�e du regroupement de trois autres �coles), l�ENSPM (Physique), l�ESM2 (M�canique) et l�ENSSPICAM (Chimie) � a pris temporairement le nom d�EGIM (Ecole g�n�raliste d�ing�nieurs de Marseille) jusqu�� son obtention du label Centrale (1).

A cette fin, l�EGIM devra s�organiser de fa�on � r�pondre aux crit�res propres aux �coles Centrales: une formation g�n�raliste, un large choix d�options, une proximit� avec le monde de l�entreprise, des activit�s de recherche li�es � la formation et surtout une ouverture � l�international. Le regroupement des quatre �coles marseillaises devrait d�ailleurs servir ce dernier objectif en permettant � ces �tablissements d�atteindre une masse critique en termes de moyens et d�effectifs. Le label Centrale, � l'image forte, viendra ensuite renforcer cet axe.
L�int�gration au sein de l�intergroupe des �coles Centrales (Lille, Lyon, Nantes et Paris) implique �galement de proc�der � un recrutement sur des bases communes et de permettre � certains �l�ves de changer d��tablissement en fonction des options choisies (notamment en troisi�me ann�e).

La future �cole Centrale de Marseille est l�illustration de la volont� du minist�re, comme des �coles d�ing�nieurs, de rationaliser l�offre de formation scientifique en France, notamment pour en favoriser la promotion et l�attractivit� hors de nos fronti�res. Pour cela, le regroupement des �coles est encourag�, mais �galement le rapprochement avec les universit�s. Car � le rayonnement des �coles ne peut que tirer profit de l�image m�me des universit�s, tandis que les universit�s vont am�liorer la professionnalisation de certaines formations et b�n�ficier du rapprochement avec les milieux industriels �, indique le minist�re de l��ducation nationale (2).

Le nombre de regroupements effectu�s ces cinq derni�res ann�es est consid�rable (3), on rel�ve notamment :

  • la cr�ation de six �coles polytechniques universitaires (EPU) � Nantes, Marseille, Lille, Orl�ans, Tours et Grenoble. Toutes viennent du regroupement de petites �coles et toutes sont rattach�es aux universit�s de leur ville.
  • la cr�ation de l�universit� de technologie de Belfort-Montb�liard (UTBM)

    mais �galement :

  • le rattachement de l�Ecole des travaux publics (ESTP) � l�ENSAM en 1999
  • le rattachement -atypique- de l�ESC Lille � l�Ecole Centrale de Lille en 2001

    L�ensemble de ces rapprochements devrait, � terme, renforcer la puissance de l�offre de formation technique et scientifique en France et voir �merger de nouveaux �tablissements de renom. A noter toutefois que les �coles les plus prestigieuses et les mieux dot�es ne sont pas en reste puisque les Mines, les Ponts et l�ENSTA ont �galement engag� un processus de rapprochement.

  • NB :
    (1) Un dipl�m� de l�Ecole d��lectricit� industrielle de Marseille (EEIM) aura donc vu son ancienne �cole se renommer ESIM en 1972, EGIM en 2003 et finalement Centrale Marseille en 2005 (selon toute probabilit�).
    (2) Dans un document intitul� BCES 2004 (voir le document)
    (3) Voir liste compl�te

    Christophe Angeli
    2004-01-18

    Databank | Actualit�s des �tablissements | Analyses et Strat�gies | Politiques
    Nouvelles
      ï¿½ Universitaires sans fronti�res � : une initiative de l�Unesco
      Un Observatoire europ�en des politiques universitaires, innovation au sein de la Sorbonne
      D�cryptage : les salaires � la sortie des �coles de commerce
      Les universit�s europ�ennes doivent "quitter leur tour d'ivoire" (rapport parlementaire)
      Les grandes �coles de commerce face au mod�le am�ricain : l�analyse de trois professeurs
      Fondation et lev�e de fonds : m�me Saint-Cyr s�y met
      Etudes et travail ne font pas n�cessairement bon m�nage
      Pour les chercheurs expatri�s: chaires d�excellence et 5.000 euros pour 100 post-doctorants
      Les �tudiants allemands disposent d'une large autonomie
      Aide � des jeunes de milieux d�favoris�s: au tour des �coles de journalisme
      Un �tudiant dans une universit� publique co�te 6.820 euros par an
      Le nombre d��tudiants dans le sup�rieur (2.255.000) n�a jamais �t� aussi �lev�
      Deux ans apr�s avoir termin� leurs �tudes, seuls 81% des dipl�m�s ont un emploi
      Les insuffisances de la politique de numerus clausus en m�decine
      La r�forme LMD en Europe : la cr�ativit� des syst�mes nationaux demeure
    L'Observatoire Boivigny est une publication de l'association Boivigny (association loi 1901 � but non lucratif)